Get Even (Xbox One)

par LeRaph
Get Even est la dernière création du studio polonais The Farm 51. Annoncé depuis 2014, le jeu est passé par plusieurs genres avant d'arriver sur notre console préférée, c'est un jeu indépendant du genre ... heu ... disons qu'il a le boitier entre deux chaises, mêlant le jeu d'enquête et le FPS. Vous incarnez Black Cole, un ancien militaire sorti de désintox, devenu détectivo-mercenaire, amnésique bien évidemment et qui a pour mission de sauver une jeune femme en détresse, prête à exploser avec une bombe en guise de collier...
Attendez ne partez pas tout de suite ! Restez ! Je vous assure que c'est original !

Vous êtes enfermé dans un ancien asile délabré et vous êtes le sujet de nombreuses expériences sur la réalité virtuelle !
Ah tout de suite quand on parle de VR sur Xbox One, ça vous intéresse ! (ou pas).

Voulez-vous en savoir plus ?
Quand un Nanard se transforme en un bon script !
Le prologue réveille notre personnage dans un asile anglo-saxon délabré et glauque, vous ne savez pas pourquoi vous êtes là, ni comment vous avez atterri ici, vous ne vous souvenez de rien, mis à part votre nom : Black Cole, un gars couillu avec un vraie voix de bonhomme à mi-chemin entre Stalone et Kurt Russel version années 80, c'est à dire assez stéréotypé mais auquel on a du mal à s'identifier.

Vous êtes équipé d'un fusil d'assaut, d'un 9mm et d'un Windows Phone bourré d'applications qui sera votre principal outil de travail. En effet le téléphone permet d'afficher la carte des environs, de scanner des indices, fait aussi caméra thermique, lampe UV, SMS et MMS illimité avec un forfait 20Go pour tenir jusqu'au bout de l'aventure.

Le réveil est donc difficile et on commence a explorer les lieux en marchant sur des œufs. Des mercenaires armés font la ronde, vous recevez alors un message : Black, on a la fille, ne venez pas au point d'échange, laissez faire les choses. Et en effet, petit spoil : une fois l'avoir trouvée à la fin du prologue, l'issue était bel et bien inévitable : vous êtes arrivez trop tard...
Après l'explosion, vous vous réveillez à nouveau dans une autre pièce de l'asile, un écran s'allume et apparaît un homme dénommé Red. Vous ne savez rien de lui, il vous informe que vous êtes un sujet de laboratoire et qu'il peut, par le biais d'un casque de réalité virtuelle nommé Animus...euh non : Pandora, vous faire revivre vos derniers souvenirs pour découvrir pourquoi cette fille a été kidnappée, quel était l'échange prévu et pourquoi vous n'avez pas réussi à la sauver.

Une fois le casque posé sur la tête, il suffit de vous concentrer sur des photos liées à votre passé. Le corps étant lié à l'âme, si vous mourrez dans votre souvenir, vous mourrez dans la réalité. Mais est-ce vraiment réel ? Qu'est-ce que le réel ? Quelle est votre définition du réel ? Si vous parlez de ce que vous pouvez toucher, de ce que vous pouvez goûter, voir et sentir alors le réel n'est seulement qu'un signal électrique interprété par votre cerveau.

Suis le lapin blanc !
Je ne vous en dirais pas plus sur le scénario, pour ne pas vous gâchez votre plaisir, mais sachez qu’il vous tiendra en haleine, jusqu’au bout ! Quelques screamers bien placés, des moments d'émotions, des twists bref, pleins de rebondissements. Les scénaristes ont fait un vrai boulot en délivrant les informations clés au compte goutte. Les comédiens sont excellents, le doublage est de bonne facture et certains personnages sont vraiment marquants.

La mise en scène de certaines séquences est clairement inspirée des grands classiques du cinéma de Matrix à Inception en passant par SAW ou encore Alice au Pays des Merveilles !
L'ambiance sonore et la musique sont une grande valeur ajoutée au titre, la bande son grouille de sons crispants et pose une ambiance pesante, les musiques participent grandement à créer une identité au titre. Parfois mélancolique, parfois stressante et surtout pleines d'émotions ! Et Cocorico mes amis car c'est un Français, Olivier Derivière, qui est à la baguette, un excellent choix quand on sait qu'il a travaillé sur les musiques de Alone in The Dark.

Je vous laisse le plaisir d'écouter la bande originale du jeu 


Heureusement que la mise en scène, la bande son et le scénario sont de qualité car la direction artistique est, elle, clairement peu inspirée. La plupart des environnements sont désespérément vide, c'est du vu et revu. Le level design est aussi plat qu'une limande. Même si l'Asile en lui même est vraiment plaisant à visiter, le titre souffre clairement d'un manque d'identité visuelle. Les textures sont tout juste correctes et le modelage des personnages est grossier. Seuls les effets de lumières viennent un peu relever le niveau.
Walking Simulation solide et Gunfight en mousse
Disons le clairement, le gameplay est assez pauvre, les phases de simulation de marche/enquête sont assez passives, on découvre beaucoup d’informations sur le Lore de l’asile et ses patients grâce à de nombreux écrits et cassettes audio, on s’amuse avec le Windows Phone du futur grâce à la fonction chaud/froid, qui font apparaitre des LED sur le coté du portable au fur et à mesure qu’on s’approche d’un indice. Les énigmes qui jonchent votre parcours sont bien pensées et assez simples pour ne pas frustrer les bourrins de la gâchette qui resteront sur leur faim !


Et Hop ! Transition sur les GunFight ! Bim Bam Boom je t'embrouille ! Bon, les phases de FPS n'ont pas de quoi faire trembler le château de Wolfenstein ou bien chatouiller le Duke, c’est mou comme le ventre d’un geek quarantenaire qui vient de finir de remplir ses 3 disques dur sur sa One ! Les mouvements du personnage sont très rigides et les 2 parpaings de 120x40cm qu’il a aux pieds l’empêchent de sauter. Heureusement, une arme hors du commun, sortie de sous le manteau de l'Élu (vous savez le gars qui vole avec les ray-bans !) vous permettra de vous amuser un peu : le CornerGun.
Un pistolet dernière génération sur lequel vous pouvez brancher votre smartphone en USB, afin de descendre tout ce qui bouge depuis un angle ou une planque sans faire dépasser un de vos cheveux depuis votre couverture. Ce petit bijou est d'ailleurs bien trop efficace pour ne pas en abuser. Rajouter à cela la vision thermique et la position des ennemis sur votre portable et vous foutez Robocop au chômage, direction la casse municipale de la mairie
L’affrontement avec les ennemis est aussi palpitant qu’un épisode de 'J’ai quelque chose à vous dire ', les ennemis de l’asile ont dû subir un traitement de choc pour arriver à un tel niveau de compétence. Parfois aveugle, sourd ou en train de surveiller un mur en béton de 5 mètres bien trop suspect à leur goût. Traverser les niveaux se révèle aussi facile qu' ennuyeux. On peut bien évidemment les tuer et rendre un fier service à la société ou passer dans leurs dos façon Sam Pêcheur (on n’a pas les droits, mais vous voyez de qui je parle, pas vrai ?), les doigts dans le nez.
Conclusion
Vous l'aurez compris, le gameplay est clairement le point faible du jeu, les déplacements sont lourds, les gunfights sont sans intérêt à cause d'une l'IA aux fraises et l'arsenal du futur de Black Cole ne suffit pas, mais l'intérêt du jeu est ailleurs. Le scénario est original et bien écrit, l'ambiance sonore est une franche réussite, la simulation de marche est très riche en contenu écrit et audio.

Comptez une bonne douzaine d'heures pour terminer une première fois le jeu et le triple pour récupérer tous les indices et collectibles indispensables pour débloquer tous les succès. Sachez que vous pouvez revenir régulièrement à un HUB central pour retourner dans les souvenirs de votre choix à volonté.

Deux choix s'offrent donc à vous, mais attention car vous ne pourrez plus revenir en arrière une fois sur le Store :

- Prenez la pilule bleue : Vous recherchiez un FPS bourré de screamers qui foutent les jetons : ce jeu n'a jamais existé et vous continuerez à jouer à autre chose dans votre canapé tranquille.
- Prenez la pilule rouge : alors vous allez vivre une histoire originale, riche en émotions avec une ambiance glauque sur fond de science-fiction et nouvelles technologies, en acceptant les défauts de gameplay.

N'oubliez pas, je ne vous offre que la vérité, rien de plus ...
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12
On aime
- Le Sound Design et les musiques de qualité
- Le scénario original et riche en émotions
- Le CornerGun efficace et maniable
On n'aime pas
- Les GunFights d'un autre temps
- Les ennemis lobotomisés
- La DA vue et revue
- Graphiquement tout juste correct
Status Xbox Live
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Get Even
Packshot de Get Even sur Xbox One
Date de sortie française 23 juin 2017
Genre : FPS
Dev. : The Farm 51
Edit. : Bandai Namco Games
PEGI 18
1 joueur hors ligne
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