Earthlock : Festival of Magic (Xbox One)

par PlagueisTheWise
Earthlock : Festival of Magic est entré par la grande porte en septembre 2016 sur Xbox One, en étant au menu du programme Games With Gold. Snowcastle Games, qui est un studio indépendant norvégien basé à Oslo, a développé un RPG au style Old school, rappelant l’âge d’or de ce genre sur PS2, Dreamcast et N64.
Alliant craft, combat au tour par tour et univers fantastique, le jeu de Snowcastle Games a-t-il les arguments pour convaincre ?
Je ne suis pas un cochon
L'histoire est un peu difficile à saisir au départ et il faut un petit moment pour se l'approprier. On découvre le personnage d'Amon, un pillard qui se retrouve embarqué dans une épopée fantastique dans le monde d'Umbra.

Le premier constat sera que le jeu est complètement en anglais, même si les dialogues sont uniquement retranscrits avec du texte. Le francophone aura du mal à s’y accrocher et c’est bien dommage, car l’aventure est prenante et on se demande à chaque étape franchie quelles seront les surprises qui nous attendent.
Au moment où ce test est réalisé, le studio travaille sur un patch multilingue qui permettra à de nombreux joueurs de choisir la narration qui leur convient.

Earthlock : Festival of Magic regroupe tous les éléments d’un bon RPG. Nous avons par exemple l’arbre des compétences, qui est structuré de façon à nous laisser le libre choix pour le développement de nos personnages. On pourra faire évoluer chaque combattant sur des critères comme la magie, l’attaque, la défense, la fuite, etc.
Le craft jouera un rôle intéressant sans être prédominant et bloquant. La capacité à créer des objets ou des pouvoirs arrive à partir de 20%(soit 6 heures) du jeu, ce qui est finalement un peu tard.

Les graphismes semblent d'un autre âge et manquent de détails pour attirer l'oeil, mais le travail du studio ne semble pas vraiment avoir été consacré sur cet item.
Sur l'esprit et le concept du jeu, Earthlock : Festival of Magic est un RPG au tour par tour, où la montée en compétence prend un rôle important.
Pour avancer, il faudra impérativement atteindre un certain niveau pour ne pas subir défaite sur défaite. Ce qui nous oblige à gambader en quête d’ennemis pour monter de niveau afin d'affronter le boss. L’expérience est fastidieuse et répétitive tant les environnements se comptent sur les doigts d’une main.

À l’inverse le bestiaire est relativement important et varié, d'autant que chaque ennemi aura son lot de points forts et de points faibles qu’il faudra découvrir. Cela donnera un semblant de stratégie pendant les combats, qui, il faut l’avouer, sont assez mous. Mais le style y est bien pour quelque chose.
Alors que généralement la durée de vie est boostée à coup de quêtes annexes pour pallier à un scénario décevant, Earthlock : Festival of Magic vous fera oublier ceci en jouant uniquement avec son scénario captivant.
Image par Image et non tour par tour !
Pour vous imprégner du contenu, nous vous avons préparé plusieurs séquences de jeu qui vous donnent un aperçu de ce qui vous attendra dans Earthlock : Festival of Magic.

La première vidéo nous vous emmenons au début de l'aventure après avoir passé le court didacticiel. On commence alors avec le personnage d'Amon qui va recruter au fur et à mesure ses compagnons de voyage.



Dans cette seconde vidéo vous montre un combat avec l'un des premiers boss que vous rencontrerez. Vous pourrez constater aussi que le bestiaire est très important lors de la navigation dans les menus, c'est un des points forts du jeu.



L’essence de la N64
Nous sommes en présence même d’un jeu rétro à tous niveaux et notamment la partie graphique. Comme Snowcastle Games nous l’explique : la direction artistique a dû jouer sur les points forts d’une petite équipe d’art et utiliser les limites des RPG 3D rétro. Toutes les textures ont été “peintes à la main”, la caméra aide à cadrer les environnements et à guider l’intérêt des joueurs.

Il n’en est pas moins décevant de subir des ralentissements et un flou cache-misère dans les sections de voyage entre les différentes contrées pour pallier à un manque de texture.

Le gameplay est relativement simple et la navigation dans le menu elle aussi reste compréhensible malgré les informations disponibles avec les compétences, les atouts, les objets, la carte et consœur.

Comme tous les RPG, la musique a une place importante et vous n'y serez pas insensible. Le principal manque sur le titre est l'absence de traduction en français. Le jeu est composé uniquement de dialogues écrits, ce qui aide à la compréhension, surtout que vous pouvez régler la vitesse de défilement (dans les options).

La chasse aux succès sera longue, mais assez facile à obtenir. Avec une totalité de 25 succès, ils tomberont en masse essentiellement vers la fin du jeu. La durée de vie est conséquente, avec un minimum de 30 heures de jeu.
Conclusion
On aimerait voir des jeux comme Earthlock : Festival of Magic plus souvent chez les studios indépendants. Jouant un peu la nostalgie, mais proposant un style devenu plutôt rare sur nos consoles. Le titre est un petit vent de fraicheur pour cette rentrée 2016.

Avec un scénario attrayant et des personnages attachants, on retrouve dans Earthlock : Festival of Magic les ingrédients nécessaires à un bon RPG Old school. Il possède aussi la faculté d’être accessible au plus grand nombre et surtout ceux qui ne sont pas des habitués du genre. Cependant, on aurait aimé un meilleur rendu visuel, mais je chipote un peu.
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On aime
-Les musiques
-La durée de vie
-L’histoire
-La montée en compétence
On n'aime pas
-La mise en route
-Des passages monotones
-Des ralentissements
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Earthlock : Festival of Magic
Packshot de Earthlock : Festival of Magic sur Xbox One
Date de sortie française 01 septembre 2016
Genre : RPG
Dev. : Snowcastle Games
Edit. : Snowcastle Games
PEGI 12
1 joueur hors ligne