7 Days To Die (Xbox One)

par D2 R2 & MOTORSPORTRING
La mode des zombies n’a de cesse de nous dévorer. Ils nous hantent, ils rôdent, ils sont partout et dans n’importe quelle circonstance… Dans les centres commerciaux face à un reporter, dans les jardins contre des plantes. Ce cauchemar prendra-t-il fin un jour ? Ce n'est pas encore pour tout de suite, car nous voilà livrés à nous même face à une marche mortuaire dans une nature déserte ou presque…

Man vs Wild and mort…
L’univers de 7 Days to Die nous plonge dans un monde post-apocalyptique dont le seul et unique but est de survivre au moyen de tout ce que l’on peut trouver autour de nous, afin de faire face aux rodeurs. Pas de scénario, pas d’histoire, simplement de la survie. Après avoir choisi parmi quelques personnages et avoir lancé la partie, le jeu nous laisse aléatoirement dans une vaste zone comprenant quatre climats allant de la plaine enneigée au désert aride, le tout délimité par une zone radioactive infranchissable. C’est là que tout commence ! Le but est d’assurer sa survie à l’aide d’un environnement totalement utilisable, car il faut ramasser notamment du bois et des pierres pour construire des armes, des outils, un feu de camp, chasser, créer des vêtements et s’abriter, soit en s’installant dans une cabane pour la renforcer par la suite ou bien creuser dans le sol et pourquoi pas créer un bunker… Le tout en prenant soin de gérer la faim, la soif, et bien sûr la santé !

Toutes ces activités occupent suffisamment le déroulement d’une journée sous la bienveillance de quelques zombies trainant dans les environs, mais lorsque la nuit tombe l’agressivité des dévoreurs s’intensifie autant que leurs visites. Il faut donc être bien préparé en termes de défenses individuelles et d’abris, car si l’on meurt lors d’une partie, tout ce qui est cumulé dans l’inventaire disparait et la réapparition se fait à un autre endroit de la carte, rendant la tentative de récupérer ses affaires aussi compliquée que de tout recréer. Les premières heures de jeu ne sont pas franchement une partie de plaisir compte tenu du manque d’explication sur les bases du jeu, on peut dire que la survie remplace aussi le didacticiel. Il est tout à fait possible de consulter la carte et la boussole pour géolocaliser des endroits intéressants, mais grouillants de zombies afin de se préparer pour s’y installer.

Le personnage monte en niveau à chaque action, que ce soit dans les combats ou dans la fabrication d’objets, permettant ainsi de répartir les points de compétence où l’on souhaite. Voilà en quoi se résume l’univers de 7 Days to Die. Le graphisme est un peu brouillon certes, mais largement compensé par un craft bien abouti. Les possibilités de création et de construction rendent l’intérêt du jeu largement appréciable, le tout cerné par une ambiance des plus angoissante, surtout la nuit… Tout cela nous laisse constamment sur le qui-vive.
Pour vivre heureux restez planqué !
Les premières heures de jeu ne sont pas franchement une partie de plaisir compte tenu du manque d’explication sur les bases du jeu, on peut dire que la survie remplace aussi le didacticiel. Plusieurs niveaux de difficulté sont proposés et peuvent être changés à tout moment avant de lancer la partie et les options sont elles aussi modulables comme la durée d’une journée, l’agressivité des zombies. Une bonne chose car à mesure que le personnage évolue on peut pimenter le jeu en augmentant la robustesse des zombies. Vous évoluerez constamment grâce à l’attribution de points de compétence disponibles au fur et à mesure que l’on entreprend des actions que ce soit en fabricant des objets, en travaillant son endurance entre autres, chaque niveaux gagnés attribuent 5 points de compétence à répartir ou l’on souhaite. La liste des compétences s’étend de la capacité à gérer sa faim, l’amélioration de fabrication, La force au combat et bien d’autres. La manipulation de la fabrication d’arme, d’objet et la construction d’abris reste relativement simple une fois le jeu bien maitrisé, par contre pour ce qui est des combats c’est une autre paire de manche car dans les moments de panique en confrontation, les gestes sont brouillons et dans les combats au corps à corps on a l’impression de taper dans le vide, rendant la partie compliquée. La seule option reste la fuite dans les cas critiques. Les combats manquent donc de fluidité, c'est un point qui aurait gagné à être mieux exploité...

La horde arrive !
Lors de la création d’une partie, il est possible de jouer en solo, en partie privée à l’aide de 3 amis maximum ou bien seul en partie ouverte et se retrouver nez à nez avec d’autres joueurs qui veulent votre peau en plus des zombies… Les objectifs du jeu restent les mêmes dans n’importe quel mode. Il faut cependant faire bien attention en fin de partie multijoueurs de s’assurer que l’hôte de la session soit le dernier à quitter le jeu pour pouvoir conserver la sauvegarde des amis invités pour qu’ils puissent reprendre plus tard là ou ils en étaient. Un petit détail non spécifié, parmi tant d’autres.

Vous constaterez assez vite que le jeu n'est pas à la ramasse totale graphiquement (même si des efforts auraient pu être faits sur ce point) et cela malgré le potentiel de nos consoles actuelles ! En plus de cela, quelques ralentissements, une animation médiocre et une baisse de framerate viennent entacher l'expérience de jeu (lags et bugs). Au-delà de ces points négatifs, nous tenons là un très bon jeu de survie, complet, avec un système de crafting très abouti et très poussé

Pour les effets sonores, pas de musique hormis le menu, on entendra seulement des grognements de zombies et juste les bruitages nécessaires aux interactions : bruits de pas, fabrication d’objets ainsi qu’un passage musicale entre le jour et la nuit ; ça manque cruellement d'envie, mais cela renforce l'immersion réaliste pour le côté survie et la sensation d'être sur le qui vive, en état d'alerte constant !

Pour la chasse aux succès, 7 Days To Die en contient 43 pour 1000 points de Gamerscore. Une petite portion est liée au craft (135G), mais la majorité des succès se fera sur la durée comme tuer un certain quota de zombies, parcourir une certaine distance, mourir un certain nombre de fois. Rien de bien compliqué donc pour ceux qui auront la patience de remplir toutes ces conditions pour atteindre le 100%. Certains seront par contre plus délicats comme survivre une vingtaine d’heures ou bien tuer d’autres joueurs et zombies par centaines.
Conclusion
7 days to die n’a pas pour but de cibler un maximum de joueurs compte tenu de la simplicité du scénario proposé et des graphismes rappelant ceux des jeux de Windows 95. Il contentera seulement les amoureux du craft et c’est bien là le point fort de ce soft. Les possibilités de modifier l’environnement à
volonté reste un vrai plaisir et l’ambiance du jeu est plutôt réussie en termes de survie même s'il faut parfois prendre son mal en patience lors des combats, surtout au corps à corps… Il faut s’armer de patience et jouer des heures et des heures afin de maîtriser toute les compétences nécessaires à la survie, et il en va de même pour l’obtention des succès ! La durée de vie du jeu ne dépend que de soi et de sa limite à jouer avant de s’en lasser.

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On aime
-Le craft très développé
-La survie
-L’ambiance
On n'aime pas
-Le manque d’explications
-Le gameplay fouillis en combat
-Les graphismes d'un autre âge !
Status Xbox Live
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7 Days To Die
Packshot de 7 Days To Die sur Xbox One
Date de sortie française 01 juillet 2016
Genre : Survie
Dev. : The Fun Pimps
Edit. : Telltale Publishing
PEGI 18
1 à 2 joueurs hors ligne - Jusqu'à 4 joueurs en ligne - Coop hors ligne