DiRT 4 (Xbox One)

par TinouCLT
Le rallye est un genre bien représenté sur notre console, Sebastien Loeb Rally Evo, la franchise WRC ou encore DiRT. C’est cette dernière qui nous revient aujourd’hui dans un quatrième épisode, près d’un an après le très délicat DiRT Rally. La communication de Codemasters s’est avant tout axée sur la possibilité d’utiliser deux modes de conduite afin de satisfaire tous les joueurs, les puristes comme les néophytes. Est-ce suffisant pour faire de DiRT4 le titre de rallye ultime sur Xbox One ?
De nombreux modes de jeu
La grogne des joueurs suite au format - l'absence de modes de jeux et une conduite hard - de DiRT Rally a certainement dû arriver aux oreilles de Codemasters. L’éditeur / développeur nous livre dans ce DiRT4 une quantité conséquente de modes de jeu, offline ou online.

Le mode Carrière permet de participer à quatre types de courses différentes. Premièrement, les courses de rallye classiques : aller d’un point A à un point B le plus rapidement possible dans des spéciales à la difficulté crescendo et toujours plus nombreuses pour valider le championnat. On gagne de nouvelles licences afin de rouler avec des voitures plus puissantes. Ce mode est le cœur du jeu, il propose cinq types d’environnements : la neige en Suède, l’asphalte en Espagne, de la terre aux États-Unis, Pays de Galle et en Australie.

Deuxièmement, les courses Land Rush qui se déroulent sur un circuit fermé (3 environnements pour 12 circuits différents) face à 7 concurrents dans une demi-finale puis une finale. Le troisième mode est le Rally Cross, même principe que pour le précédent avec l’obligation d’effectuer au moins un passage dans la portion Joker du circuit (un itinéraire bis ressemblant à un détour). Et enfin, le mode Historic Rally vous permettra de prendre part à des spéciales au volant de voitures emblématiques.

Il n’y a aucune scénarisation du mode Carrière, on enchaîne les épreuves sans poser de question. Ce manque de liant et d’interactions avec le joueur peut pousser ce dernier, s’il est néophyte des jeux de rallye, à être lassé au bout d’un certain temps. Quant aux fanas du genre, ils seront aux anges devant la quantité de championnats à disputer dans chaque mode.


A cette carrière sans saveur particulière s’ajoutent plusieurs modes sympathiques, et qui complètent efficacement le contenu du titre. L’Académie DiRT vous permettra de maîtriser toutes les techniques du rallye dans une trentaine d’épreuves bien pensées. Le mode Libre laisse votre imagination seule maîtresse des courses à créer avec un excellent système de génération de spéciales. En compétition, il s’agira de gravir les échelons en participant à diverses activités quotidiennes, hebdomadaires et mensuelles. Enfin le mode virée a son intérêt également en proposant des défis Destruction (détruire des panneaux sur un circuit) ou Contre-la-montre (faire le meilleur temps sur un tracé) sur le circuit de la DiRT Academy.

Dans DiRT 4 vous allez également pouvoir constituer votre propre écurie de rallye. On commence par choisir le nom, le logo, les couleurs associées sur le véhicule et un ingénieur en chef pour se rendre compte que nos installations sont plutôt basiques. Pour exemple, votre garage ne peut contenir que quatre véhicules au rang E pour en accueillir jusqu’à 120 au rang A. L’amélioration de votre écurie est conditionnée par deux choses : votre niveau – qui augmentera au fur et à mesure des courses disputées dans tous les modes – et des sommes assez folles en crédits.
L’idée est originale et apporte un véritable plus pour ceux qui choisiront d’évoluer en mode de conduite Simulation car les effets seront visibles sur les réparations d’étapes, le prix de ces dernières ou la capacité de vos ingénieurs à préparer votre véhicule. Cependant, elle est bien mal exposée. L’option Mon Écurie se situe au menu principal et il faut à chaque fois ressortir de notre épreuve si nous voulons aller voir si l’on a débloqué un élément à l’achat. L’intégration de cette feature dans les différents modes, ou au moins en mode Carrière aurait été un plus. Il m’est arrivé de disputer une série de cinq à dix épreuves en oubliant complètement cette possibilité.

Pour ceux qui ont été outrés du multijoueur de DiRT Rally, sachez que Codemasters propose ici un vrai mode Online avec la possibilité de disputer tous les modes de jeu avec vos amis ou de parfaits inconnus. Si les serveurs n’étaient pas pleins lors de mes sessions, nul doute qu’à la sortie officielle il n’y aura aucune difficulté à trouver des sessions multijoueurs.
Le Rallye avec un grand R
Abordons désormais la partie que tout le monde attend, à qui DiRT 4 s’adresse-t-il ? La réponse est simple : à tout le monde. La présence de deux modes de conduite est une plus-value énorme pour le titre. Le mode Gamer vous propose une expérience digne des premiers épisodes de la série, la conduite se veut fun et sans prise de tête. Le mode Simulation vous offrira une expérience proche de DiRT Rally avec cette recherche de la trajectoire parfaite et une maîtrise absolue de son véhicule.

Que vous soyez Gamer ou Simulation, le titre propose par-dessus tout un panel d’options de difficultés : IA des pilotes adversaires, possibilité de recommencer l’épreuve, le nombre de shakedown (essais sur la spéciale avant de s’élancer pour de bon), les habituelles aides à la conduite… La liste est longue et vous pourrez paramétrer des courses avec la difficulté qui vous convient.
À noter que l’IA dans les modes Land Rush et Rally Cross est un tantinet tricheuse. Lorsque vous menez, elle a tendance à accélérer et lorsque vous êtes à la traine elle semble étrangement vous attendre ou se rentrer dedans. Elle peut être également très pénible, car les pilotes IA suivent une trajectoire unique sur les circuits sans en sortir, si vous avez le malheur d’entrer en contact avec eux ils se chargeront de vous faire immanquablement partir en tête à queue.

La conduite est un bijou. Les sensations sont exceptionnelles et je comprends mieux la communication de Codemasters avec ses nombreuses vidéos où des pilotes professionnels nous parlaient de la peur des accidents. Foncer à 180km/h sur une piste galloise par temps de brouillard avec une visibilité proche du néant est une expérience unique. Votre seul salut sera de suivre à la lettre les indications de votre copilote. Ce dernier est également paramétrable avec la possibilité d’avancer ou de retarder ses annonces par exemple.

DiRT 4 propose une cinquantaine de véhicules différents. Si le garage n’est pas original pour un sou – hormis les voitures du mode Historic Rally -, le roster est habituel et propose assez de variété pour qu’on puisse s’amuser. D’autant plus que chaque véhicule propose une conduite qui lui est propre et cette dernière varie en fonction de la surface sur laquelle on concourt, mais également de la météo. Cette dernière n’est pas dynamique, elle est fixe dans le mode Carrière et peut être choisie, tout comme l’heure de la course, en mode Libre ou multijoueurs. Quoi qu’il en soit, il va vous falloir jouer du frein à main et savoir habilement doser votre accélération si vous comptez pulvériser les chronos.
De la simulation hardcore au pur jeu d’arcade, en passant par une conduite avec ou sans aides au pilotage, DiRT 4 s’impose tout simplement comme LE jeu de rallye sur Xbox One. Oubliez les WRC et Sebastien Loeb si vous êtes à la recherche de sensations extrêmes qui correspondent en tous points à ce que peuvent ressentir de vrais pilotes professionnels.
Mon beau rallye, roi des forêts…
Je ne vous cache pas qu’au démarrage de ma première course dans DiRT 4, je me suis dit que les graphismes étaient bien en dessous des standards de notre console en matière de jeu de course : des décors aliasés aux textures fades… Puis en y regardant de plus près, on s’aperçoit que les voitures sont finement modélisées, que les couleurs et textures sont de bonne facture et que les effets météorologiques / lumineux / de particules sont à tomber par terre.

Visuellement le titre est très proche de DiRT Rally et se veut réaliste sans feature graphique. On dit adieu au flou cinétique de DiRT 3 ce qui enlève grandement à l’impression de vitesse du titre. Avec le 1er modèle de voiture qui n’est pas amélioré, j’ai eu l’impression de me traîner horriblement dans les deux vues externes. Heureusement les sensations gagnent en puissance en parallèle des véhicules utilisés. Le framerate est impeccable et le jeu restera fluide à hauteur de 60 FPS avec l’utilisation d’une résolution dynamique.

Les moteurs vont vrombir de plaisir, l’ambiance sonore est particulièrement réussie avec notamment des pistes musicales très actuelles. Elle est à dominante rock, mais hétéroclite à la manière d’un FIFA, titre qui reste une référence chaque année pour sa BO.
Si je n’ai pas le matériel adéquat pour tester le titre au volant, je peux vous dire que la manette est tout à fait satisfaisante. On sent la précision des sticks et des gâchettes dans le moindre mouvement de notre véhicule. Les vibrations sont utilisées à bon escient pour retranscrire les secousses des routes parcourues. Si toutes les classes de voitures se manient avec une relative aisance (en fonction du mode / difficulté sélectionné), une catégorie en particulier vous fera pester : le cross kart de par la tendance de ces véhicules à partir en tête à queue au moindre choc avec un concurrent ou dans les virages.

Un dernier mot sur les différentes vues disponibles. 4 vues internes : ras du sol, capot et deux cockpits. 2 vues externes plus ou moins rapprochées du véhicule. Elles sont toutes jouables mais la réalisation des différents habitacles, s'il est unique à chaque véhicule, laisse à désirer.

Aspect non négligeable pour certains d’entre vous, DiRT 4 propose 48 succès pour un total de 1000G. Comptez une bonne trentaine d’heures pour compléter toutes les épreuves du mode Carrière, celles du mode Virée et de l’Académie DiRT, sans compter l’aspect Online. Les plus férus de rallyes y passeront des dizaines d’heures afin de régler leur voiture pour gagner ne serait-ce qu’un centième sur les chronos mondiaux.
Conclusion
DiRT 4 ne redéfinit en rien le genre vidéoludique, il n’y a aucune prise de risque, mais la possibilité de jouer soit en mode Gamer, soit en mode Simulation permet de rendre le rallye accessible à tous. Proposant non seulement le fond avec du contenu (modes de jeu, voitures, écurie à développer), mais aussi la forme avec des visuels réussis, DiRT 4 s’impose comme LE jeu qui roule des mécaniques avec ses magnifiques sensations de pilotage.
Offline
17
Online
16
On aime
- Une cinquantaine de voitures…
- Les nombreux modes de jeux
- Définir son style de conduite
- Foncer à 200km/h dans le brouillard
- L’absence de Gymkhana
- La bande son
On n'aime pas
- … mais déjà vues et revues
- L’absence de scénarisation du mode Carrière
- Le cross kart
- Peu de prise de risque
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DiRT 4
Packshot de DiRT 4 sur Xbox One
Date de sortie française 09 juin 2017
Genre : Course
Dev. : Codemasters
Edit. : Codemasters
PEGI 7
1 joueur hors ligne - Jusqu'à 8 joueurs en ligne