Table Top Racing : World Tour (Xbox One)

par JokiStyle
TTR s’invite désormais sur Xbox One pour une version complète contenant tous les DLC existants (Supercharger Pack et Tropical Ice Pack). Le studio indépendant Playrise Digital aux commandes de ce jeu de course vous propose un mariage inattendu entre Mario Kart et Micro Machines. Le tout est enrobé d’une touche de tuning bling-bling à la Need for Speed, rien que ça ! L’arrivée prochaine du ténor du genre, Micro Machines laisse présager un concurrent de choix pour ce TTR, malgré un gameplay différent. Voyons ce que ces micro bolides ont sous le capot !
Start your engine
L’héritage très marqué de l’univers des Micro Machines se fait indéniablement ressentir avec notamment la miniaturisation des véhicules arpentant des circuits de poche. Les pistes sont ainsi inspirées de plusieurs univers comme la chambre d’enfant, la table du restaurant d’un yatch, celle d’un restaurant de sushi, une casse ou encore un garage. On retrouve aussi des variantes d’un même circuit, le tout comprend 32 pistes qui sont composées d'environnements avec lesquels vous pouvez interagir en rentrant dedans. Des raccourcis sont plus ou moins cachés dans les niveaux. C’est donc sur ce point que le rapprochement avec la célèbre licence Micro Machines est obligatoire. Cela dit, nous n’avons pas de vue du dessus, mais une vue plongeante de l’arrière du bolide.

Afin d’épicer les courses, des items seront à votre disposition pour vous permettre de faire la différence. C’est sur ce point que TTR s’inspire de Mario Kart, avec des objets variés mais peu nombreux. Cela va du traditionnel boost de vitesse, au missile simple et missile télécommandé, à la bombe endommageant vos poursuivants, à la fiole d’acide ou encore à l’onde électrique qui provoquera une décharge électrique autour de votre véhicule et enfin un malus de congélation. Sur le papier, ces items font plaisir, mais manette en main on se rend vite compte que le ressenti et l’effet de ces objets bonus est bien futile car ils ne feront que ralentir légèrement votre course.

Enfin, le côté tuning du soft permet de customiser vos véhicules grâce à l’argent que vous aurez gagné durant vos courses. Vous pouvez améliorer les performances du bolide (vitesse de pointe, accélération, maniabilité et résistance), achetez des kits de roues qui attribuent des bonus variés (bonus de pièces gagnées, drift, bouclier électrique…) et aussi des peintures (4 différentes par véhicule). Cette customisation simpliste apporte une touche arcade qui me fait penser à la série Need for Speed.

Le mode solo se divise en 2 catégories : d’une part, les championnats et d’autre part, les épreuves spéciales.
Les championnats sont une suite de courses variées avant d’atteindre la finale. Au programme, nous avons les courses suivantes :
Combat (les items bonus sont actifs, tous les coups sont permis), Chrono (vous devez faire le meilleur chrono au tour avant le temps imparti), Qualifications (il faut réaliser le meilleur tour), Course (les items bonus sont désactivés, vous ne pouvez compter que sur vos talents de pilotage), Élimination (le dernier pilote de chaque tour est éliminé), Poursuite (il faut rattraper un adversaire pendant le temps qui est imparti) et Dérapage (il faut réaliser le meilleur score dans une course de drift).
Les épreuves spéciales sont semblables aux courses de championnats, mais ici le véhicule est imposé ce qui complique un peu plus la tâche si vous n’êtes pas à l’aise avec la voiture attribuée pour l’épreuve.
On the table !
Le gameplay est assez simple et s’assimile rapidement. On accélère et on freine avec les gâchettes de la manette, un bouton est attribué à l’utilisation des items bonus et un autre pour les fonctionnalités spécifiques des roues que vous devez débloquer en les achetant. Dans un premier temps, les courses ne sont pas très rapides, l’impression de vitesse est mitigée, mais au fil des courses, quand vous améliorez vos véhicules, ce manque est vite comblé. Les catégories supérieures des bolides (3 en tout) vous convaincront définitivement de la vitesse sur les circuits. La maniabilité est globalement correcte, mais une légère rigidité se fait ressentir tout du long.

L’IA est plus ou moins agressive selon les modes de jeu, mais elle reste la plupart du temps facile à contrer et se prendra la plupart de vos attaques et autres pièges. Voici comme à chaque fois une petite vidéo pour vous donner un aperçu du jeu :


Le mode multijoueur vous permet d’affronter d’autres personnes sur le live, ainsi que des joueurs de votre liste d’amis. Vous pouvez d’ailleurs créer votre propre session (publique ou privée) ou en rejoindre une au hasard lors d’une recherche. Quelques filtres sont disponibles afin de personnaliser la compétition par exemple l’activation ou non des améliorations du véhicule, des roues, etc. Ce mode sans être très complet a le mérite de rallonger un peu la durée de vie et apporte surtout plus de fun que le solo. L’IA étant peu réactive, les confrontations avec des joueurs seront beaucoup plus sympa dans l’ensemble.

On regrettera l’absence d’un mode multijoueur en local qui aurait sans aucun doute apporté plus d’intérêt, surtout pour les personnes qui n’ont pas d’abonnement Gold.
The toy box
Visuellement, le jeu est honnête sans être pour autant la référence du genre. Les bolides comme les décors sont très bien modélisés et le rendu miniaturiste est bien retranscrit. Le design des circuits est varié et leur conception assez bien pensée avec des raccourcis cachés. Il manque cependant un peu de verticalité aux circuits, car on aura vite fait de tourner en rond et la monotonie vous gagnera assez vite. Le jeu est malgré tout très fluide et ne souffre d’aucun ralentissement.

La bande son est plutôt orientée électro-pop, au risque de ne pas plaire à tout le monde, elle a le mérite d’être passe-partout pour ce genre de jeu. Les bruitages des moteurs ainsi que le crissement des pneus sont correctement retranscrits tout comme les quelques effets visuels même si on aurait aimé moins de timidité de ce côté.

Enfin, la durée de vie du jeu vous occupera un petit moment en solo grâce à son mode championnats et surtout par le biais des épreuves spéciales qui sont beaucoup plus corsées. Le mode on line vous amusera un temps si sa fréquentation reste constante, à moins que vous organisiez quelques sessions entre amis.
Les succès sont très classiques et ne posent pas trop de difficulté pour les obtenir. Seules les épreuves spéciales seront plus exigeantes, pour le reste, il faudra améliorer tous les bolides, acheter toutes les améliorations possibles. Une partie est réservée aux collectibles avec quelques pièces bonus à récupérer sur les différents circuits. La chasse aux succès vous demandera donc un peu de temps et de persévérance.
Conclusion
TTR est un jeu très correct qui vous occupera un moment. Cependant, il lui manque un petit grain de folie pour emporter mon adhésion. Son gameplay, un poil rigide et son mode multijoueur on line trop limité confirment ce constat. De plus, l’absence d’un mode multijoueur en local impute pas mal de fun au titre qui ne sera pas vraiment une bonne alternative à un certain Micro Machines à venir…
Offline
12
Online
13
On aime
-Le jeu est fluide, sans ralentissement
-La variété des épreuves
-Prise en main simple et rapide
On n'aime pas
-Gameplay un poil rigide
-Absence de multi en local
-Des circuits trop monotones (manque de verticalité)
Status Xbox Live
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Table Top Racing : World Tour
Packshot de Table Top Racing : World Tour  sur Xbox One
Date de sortie française 10 mars 2017
Genre : Course
Dev. : Playrise Digital
Edit. : Playrise Digital
PEGI 3
1 joueur hors ligne - Jusqu'à 8 joueurs en ligne