Assassin's Creed : Origins (Xbox One)

par VayneHunters
La licence Assassin’s Creed a vu le jour en 2007 sur Xbox 360. En 10 ans, nous pouvons dire que la série nous a fait voyager, entre la Renaissance, l’âge d’or de la piraterie ou encore la révolution française, il y en a eu pour tous les goûts. Chaque année, Ubisoft nous sortait son nouveau Assassin’s Creed, mais les mécaniques générales commençaient clairement à s'essouffler. Apres un épisode Londonien en demi teinte, les joueurs se sont fait entendre et Ubisoft a décidé de faire une pause de deux ans pour nous offrir un titre qui est censé être le renouveau de la licence : Assassin’s Creed Origins. En plein coeur de l’Égypte ancienne, nous allons suivre l’histoire de Bayek, un homme qui a soif de vengeance…
Bayek, le dernier des Medjaÿ
L’histoire nous emmène suivre Bayek, dont le fils unique a été tué par un porteur de masque. Assoiffé de vengeance, nous voilà donc parti à la recherche de ces porteurs de masques pour les tuer un par un jusqu’à arriver à la personne responsable de cette tragédie. Si le scénario peut paraître très basique, tout réside essentiellement dans la mise en scène et le déroulement du scénario. Notre héros pourra compter sur la gentillesse et la détermination de sa femme, qui veut elle aussi se venger de la mort de son fils. Combattante aguerrie, elle sera un soutien psychologique puissant pour Bayek tout au long du jeu. Le lien qui les unis ne nous laisse pas indifférent.

En tant que Medjaÿ, nous avons pour mission d’aider le peuple d’Égypte. Comme cet opus a repris une bonne base des RPG modernes, de nombreuses quêtes secondaires seront disponibles pour accomplir notre mission de Medjaÿ. Aider une personne capturée par des soldats, aider une personne en mauvaise posture face à un crocodile, aller chercher divers documents, retrouver une arme perdue et j’en passe, voilà ce qui nous attend globalement. Les quêtes secondaires ont beau être scénarisées, ce n’est malheureusement pas suffisant pour ne pas ressentir un sentiment de lassitude. Il aurait été intéressant d’aller plus loin dans la scénarisation des quêtes, en liant certaines d’entre-elles par exemple pour en faire un véritable fil conducteur. Nous ne sommes pas sur des quêtes type Fedex, mais nous n’en sommes pas loin malgré tout. Il vous faudra néanmoins y passer pour continuer la quête principale.



En effet, RPG oblige, vous êtes dépendant de votre niveau général. N’espérez pas vous balader dans une zone niveau 25-30 si vous êtes niveau 5. Ce serait purement du suicide. Il est de ce fait compliqué, voir impossible, de suivre la quête principal d’une traite. Il vous faudra ainsi parcourir le monde et aider les citoyens en faisant les quêtes annexes ou toute autres activités disponibles. Et des activités, il n’en manque pas : prises de camps, combats de gladiateurs, courses de chars à l’hippodrome, chasse, exploration de tombeaux etc… Difficile de s’ennuyer tant il y a à faire. Tout ceci rapporte de l’expérience, il ne faut donc pas hésiter à participer à tout ce que vous voyez sur votre chemin. Alors, tout comme les quêtes annexes, aller à tous les points d’intérêts devient vite redondant. Il faut de ce fait varier les activités au maximum pour ne pas tomber dans l’ennui de la répétitivité. Mais ça, les amateurs de RPG le savent déjà !

Le gameplay a été également entièrement revu. Si le système de parkour reste à peu près pareil (seul la touche de run à changer), le système de combat a, quant à lui, été complètement revu. Fini le spam de la touche X. Dorénavant, le système de combat reprend ce que l’on peut avoir dans un Dark Souls. C’est-à-dire, la touche LB pour la main gauche, soit le bouclier, la touche RB pour la main droite, soit l’épée, RT pour une attaque puissante et X pour effectuer une esquive. On peut également parer les coups avec B et stun quelques secondes notre adversaire si on l’utilise au bon moment. Pour les personnes qui n’ont pas l’habitude d’un tel système, il va falloir vous y habituer. Pas d’inquiétude, ça devient naturel rapidement. Si les combats sont faciles au début du jeu, il devient compliqué de s’en sortir en 1 contre 10 dans les zones avec un niveau plus élevé. Les ennemis sont plus résistants et tapent plus fort. Mention spécial aux divers boss du jeu qui peuvent donner du fil à retordre, notamment s'ils sont accompagnés de soldats. Un vrai bond en avant pour la licence.



Mais qu’en est-il de l’infiltration, l’âme du jeu ? La grande nouveauté est la possibilité d’utiliser Senu, notre fidèle aigle. Il fait office de drone comme l’on peut avoir dans Ghost Recon Wildlands. En le déployant, Senu marque les ennemis proches mais également les trésors disséminés non loin de notre position. C'est un outil stratégique pour préparer son opération. Il est toujours possible de se cacher dans du foin, dans de l’herbe ou dans des buissons. Bayek deviendra 'bleu' pour nous informer que nous sommes bien caché. De plus, nous pouvons siffler pour attirer un ennemi vers notre position et l’assassiner au moment opportun. L’infiltration n’est pas bien compliquée si l’on prend le temps de bien analyser le terrain, l’IA n’étant pas tellement futée.

Comme tout bon RPG qui se respecte, Assassin’s Creed Origins nous permet d’améliorer les compétences de Bayek via un arbre de compétences plutôt complet. Divisé en 3 axes d’améliorations (combat, chasse, infiltration), il va falloir choisir vers où se spécialiser. Ralenti à l’arc lors d’un saut, endormir ses ennemis grâce à une flèche somnifère ou encore castagner ses ennemis via un combo surpuissant, le choix est vaste. Plus vous avancerez dans une catégorie, plus les compétences seront chères à débloquer. Prévoyez 3 points par compétences pour la fin d’un axe, soit 3 niveaux complets. Je ne vous cache pas qu’une fois une bonne partie des compétences déverrouillée, Bayek devient craqué, notamment sur la partie infiltration. On ressent clairement la montée en puissance de notre héros au fur et à mesure de l’aventure.
Tourisme en Égypte
Voici une séquence de gameplay vous montrant divers aspects du titre :

<

L’Égypte ancienne plus vivante que jamais
Assassin’s Creed Origins nous plonge dans une Égypte ancienne authentique. Les équipes d'Ubisoft ont fait un boulot monstrueux sur la recherche historique et la mise en place de tous ces éléments. Le monde est vivant, les PNJ ont chacun leur vie (travaillent dans les champs, lavent le linge dans le fleuve, pêchent, font la fête etc…), la faune est également bluffante. Il n’est pas rare de voir s'affronter un lion contre un crocodile, ou un pauvre homme égaré qui se fait attaquer par une horde d’hippopotame. Ubisoft sait rendre ses mondes ouverts intéressants, on a envie de se perdre en Égypte et de simplement regarder ce qui se passe. Nous sommes sans cesse surpris.

Techniquement parlant, ce nouvel opus tient ses promesses. Il est beau, la distance d’affichage est impressionnante (et je le rappel, ce test a été effectué sur Xbox One FAT), les effets de lumières sont magnifiques (surtout de nuit), les intérieurs sont sublimes et surtout, il fourmille de détails. Bien sur, tout n’est pas rose, Assassin’s Creed Origins souffre d’aliasing et de clipping. On peut également noter des chutes de framerate à certains endroits. Néanmoins, ces chutes sont assez rares pour que l’expérience de jeu ne soit pas gâchée.



Comme dit plus haut, ACO fourmille de détails qui rendent l’expérience de jeu réellement bluffante. Le vent sur les vêtements participe à l’immersion par exemple. Le feu est également un élément très important. On peut en effet enflammer ses flèches et brûler paille, bois, ou végétation. Bien utile quand un bateau ennemi vous poursuit, obligeant ainsi ses occupants à sauter du bateau (par chance, ils se feront manger par un crocodile). Vous n’avez pas de feu à disposition ? Ce n’est pas grave ! Prenez votre torche, posez-là au sol, et enflammez votre flèche !
Ce n’est pas tout, Ubisoft a su rendre les traversées des déserts intéressantes. Si on reste trop longtemps à errer dans le désert, Bayek va alors souffrir d’hallucinations : on va entendre des voix, des cris, on pourra voir des tapis volants, des plantes, une pluie de scorpions et j’en passe. Les hallucinations sont nombreuses et rendent la traversée du désert palpitante.
D’autres détails viennent participer à l’immersion : le fait que Bayek vienne toucher délicatement les hautes herbes en marchant, les corps qui flottent selon le sens du courant dans l’eau, boîter quelques instants après une chute de trop haut, les animaux qui ont peur du feu, les tempêtes de sable, les ennemis ou animaux qui n’hésiteront pas à se jeter dans l’eau s'ils prennent feu, les salissures après avoir marché dans de la cendre puis les traces laissées au sol etc… Je pourrai en parler des heures. Faites attention au moindre détail, vous verrez qu'Ubisoft a fait un travail remarquable. Tout semble réaliste.

La carte est immense mais vivante, ce qui donne sans forcer cette envie de tout explorer. Qui n’a jamais rêvé d’explorer une pyramide ? C’est possible. Vous avez envie d’escalader le Grand Sphinx ? Allez-y. Vous voulez vous balader sur le nil ? Faites. Vous voulez donner à manger à un lion pour qu’il vous laisse tranquille ? Prenez un cadavre et déposez-le à côté. Faites tout ce qu’il vous passe par la tête.

*La Xbox One X étant arrivée, la partie technique se verra ajoutée d’un paragraphe de comparaison.
Conclusion
Assassin’s Creed Origins est, comme promis, le renouveau de la licence. Ubisoft a fait une pause nécessaire et salvatrice ! Personnellement, je ressens exactement ce que j’ai ressenti en passant de AC 1 à AC 2. ACO est l’opus le plus complet, le plus vivant et offrant le plus de possibilités à ce jour. Même si il a des lacunes techniques, on ne peut pas s’empêcher d’y retourner avec un immense plaisir. Il est beau, il est fun, la mise en scène est parfaite, le parkour est toujours plaisant, les combats sont bien meilleurs qu’avant, les activités sont nombreuses… L’Égypte nous tend les bras et on s’y promène avec émerveillement. S’il vous faut acheter un jeu pour Noël, c’est bien celui-ci. Sur ce, je retourne en Égypte !
Offline
17
On aime
- Un monde incroyablement vivant
- Une carte immense
- La mise en scène
- Les petits détails qui renforcent l’immersion
- Le système de combat
- Le côté RPG qui fait du bien à la licence mais qui ne la dénature pas pour autant
On n'aime pas
- Clipping et aliasing (One FAT)
- Les points d’intérêts et les quêtes annexes redondantes
Status Xbox Live
Twitter    Facebook    Twitch    Dailymotion    RSS
Assassin's Creed : Origins
Packshot de Assassin's Creed : Origins sur Xbox One
Date de sortie française 27 octobre 2017
Genre : Action / Aventure
Dev. : Ubi Soft Entertainment
Edit. : Ubi Soft Entertainment
Assassin's Creed : Origins Compatible HDR sur Xbox One S
PEGI 18
1 joueur hors ligne