A Way Out (Xbox One)

par Joki style & PlagueisTheWise
Présenté lors d’une vidéo à l’E3 dernier, le soft d’Hazelight Studios à l’origine de Brothers : a Tale of Two Sons avait su créer son petit effet. D’autant plus que son précédent jeu était plutôt réussi, composant avec des mécaniques de gameplay originales et une ambiance toute particulière. L’attente de voir arriver A Way Out sur nos consoles était donc assez forte, avec l’espoir de voir une nouvelle pépite indé' se faire une place dans notre ludothèque. Qu’en est-il après avoir pris le jeu en main : les espoirs portés par l’éditeur EA sont-ils à la mesure de notre attente ou est-ce une désillusion ?
Prison, cavale et vengeance
Tout d’abord, il faut savoir que le soft se joue intégralement et uniquement à deux joueurs en coopération, soit en local, soit en ligne. L’un joue Vincent, sombre, calme et plutôt réservé, l’autre joueur dirige Léo, un personnage plus agité, violent, méfiant et assez direct dans son approche. L’écran est donc perpétuellement scindé en deux parties et chacun dirige son personnage dans sa moitié d’écran. Il faudra donc impérativement avoir un partenaire de jeu pour se lancer dans l’aventure, à bon entendeur ! Il faudra également qu’au moins une personne possède la version payante du jeu pour le lancer, l’autre joueur invité pourra télécharger la version d’essai pour faire l’intégralité du jeu, mais en contrepartie, les succès du second joueur ne se débloqueront pas.

Vincent et Léo sont deux détenus qui vont très vite s’allier pour s’échapper de prison et retrouver ainsi leur liberté. Une liberté amère entre cavale et vengeance commune à l’égard d’un homme peu scrupuleux...
Le jeu se compose de deux parties : une première assez lente se déroulant dans l’enceinte de la prison et une seconde beaucoup plus consistante, au rythme plus soutenu et à l’action plus prononcée, la cavale. Entre courses poursuites, phases de shoot et résolution d’énigmes, le jeu alterne action et exploration entre de nombreux plans scénaristiques. La construction du récit se fait d’ailleurs par flash-back pour arriver au final tant attendu, au moment de la confrontation avec le grand méchant de l’histoire… L’intégralité du jeu se parcourt entre 5 et 6 heures en moyenne.
Du Gameplay sinon rien


Une certaine innocence
À Way Out fonctionne un peu comme un jeu Quantic Dream ou encore Telltale Games en proposant des niveaux relativement ouverts où plusieurs interactions sont possibles avec l’environnement et les PNJ. Certes, la plupart du temps, ces dernières sont inutiles (quoique certaines vous permettront de débloquer des succès) et permettent malgré tout de s’essayer à plusieurs mini-jeux parsemés çà et là dans les niveaux. Ainsi, Vincent et Léo pourront se tirer la bourre aux fléchettes, au base-ball, au basket-ball, au lancer de fer à cheval, sur une borne d’arcade ou encore s’improviser un petit bœuf musical pour oublier un temps que tout par à vau-l’eau. Mais ces mini-jeux contribuent surtout à masquer une impression de vide dans les niveaux, car une fois l’énigme résolue, il n’y a pas grand-chose d’autre à faire, si ce n’est que de suivre l’objectif tout tracé vers la prochaine cinématique.

Les dialogues avec les différents personnages proposent la plupart du temps des choix multiples qui orienteront plus ou moins la manière de réaliser certaines actions. Le scénario nous propose de prendre des décisions qui ont un effet modéré sur la suite de l’aventure selon l’approche choisie : soit celle de Léo plus direct et souvent à l’issue violente, soit celle de Vincent plus subtil et modéré. Le jeu vous demandera régulièrement de coopérer pour résoudre les différentes énigmes, pour progresser dans l’histoire et vous sortir de situations souvent délicates.

Techniquement le jeu souffre parfois de textures grossières vues de près malgré un rendu général correct, mais pauvre. Un léger clipping au loin atteste également de certaines faiblesses techniques du soft. Cependant, l’ambiance globale est bonne, ponctuée d’une bande-son qui fait le job, notamment dans les phases d’action.

Les succès peuvent facilement s’obtenir si vous cherchez à interagir avec tout ce qui vous entoure, dans le cas contraire, vous pouvez complètement passer à côté et terminer le jeu bredouille !
Conclusion
À Way Out propose de bonnes idées sur le fond, mais la forme est assez maladroite et superficielle par moment, à l’image des énigmes et des phases d’infiltration trop simplistes. Les acteurs ne sont également pas assez, voir peu expressifs pour que l’on s’approprie leur histoire à 100 %. Cela dit, le soft est plutôt divertissant et son côté nanar est souvent amusant avec de nombreux clins d’œil au 7e art, d’autant plus qu’il est partagé avec un compagnon de jeu ! A Way Out n’est clairement pas la pépite vidéoludique que l’on attendait malgré ses bonnes idées sous exploitées. Peut-être que nous en attendions trop suite à la ferveur de la présentation lors de l’E3 dernier... Il se laisse malgré tout agréablement jouer, mais possède une faible rejouabilité comme la plupart des jeux du genre.
Note 6/10
On aime
- Bonne alternance du rythme de jeu
- La construction du récit
- Le côté nanar du scénario
- De bonnes idées sur le fond...
On n'aime pas
- ... Mais mal exploitée ou superficiellement
- Des énigmes trop faciles
- Des phases d'infiltration anecdotiques
- Des acteurs peu expressifs
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A Way Out
Packshot de A Way Out sur Xbox One
Date de sortie française 23 mars 2018
Genre : Action / Aventure
Dev. : Hazelight Studios
Edit. : Electronics Arts
PEGI 18
1 à 2 joueurs hors ligne - Jusqu'à 2 joueurs en ligne - Coop hors ligne et en ligne