Monster Hunter : World (Xbox One)

par Joki style
Depuis son lancement au Japon en 2004 sur PS2, la série des Monster Hunter (MH) a su s’attirer un public fidèle malgré son gameplay rigide et son caractère intransigeant. Les épisodes se sont succédés et la licence s’est incontestablement imposée au pays du soleil levant. En Europe, le succès de cet action/RPG est plus mitigé malgré une communauté grandissante. Grâce à la puissance offerte par les consoles actuelles, ce nouvel épisode est censé nous en mettre plein les yeux, avec un écosystème riche et grouillant de vie. C’est donc l’épisode de la rupture annoncé par Capcom qui promet un gameplay assoupli et donc beaucoup plus fluide que les précédents opus. MH World semble être idéal pour franchir le pas et se lancer dans l’aventure. Ryozo Tsujimoto et son équipe vont-ils réussir à attirer un nouveau public sans pour autant trahir la philosophie qui a fait le succès de la série ?
Le Nouveau Monde : de nouveaux horizons et de nouvelles ambitions
Les dragons anciens migrent vers le Nouveau Monde, un continent sauvage et impitoyable, porteurs d’espoir pour tous les êtres vivants qui veulent trouver d’autres horizons. Ces monstres existent depuis la nuit des temps, ils altèrent l’écosystème, dénaturent le paysage en ne laissant que le chaos dans leur sillage. Ils se rendent sur ce continent tous les dix ans environ, mais pour quelle raison ?
Chasseur émérite, vous embarquez à bord de la 5e flotte pour le Nouveau Monde. Votre voyage a pour but de prêter main-forte à la Commission de recherche implantée dans la ville d’Astera pour résoudre ce mystère et découvrir les secrets de cette terre inconnue. La Commission cherche à cerner le rôle des dragons anciens dans la nature… et le nôtre.

Voici donc les bases d’un scénario pour le moins intrigant qui tranche avec les épisodes précédents. MH World se dote de cinématiques et de cut-scènes qui renforcent l’immersion dans l’univers de la série. Éléments quasi absents des anciens opus où le scénario était plus prétexte à présenter le bestiaire à combattre en distillant ça et là des quêtes auprès des PNJ. Fort d’un héritage riche et copieux de 4 générations, la licence MH atteint une certaine maturité avec ce 5e cru dont le scénario s’annonce déjà très inspiré.


Nous commençons donc l’aventure par la création de l’avatar, au choix un chasseur ou une chasseuse (le skin des armures est différent selon le sexe de votre personnage). L’éditeur de personnage est davantage complet que les épisodes précédents, sans être non plus radicalement différent. La création de votre fidèle compagnon félin, le palico est par contre plus succincte.

Non sans mal vous débarquez à Astera, la ville de ce nouvel épisode où vous passerez la plupart de votre temps libre quand vous ne serez pas en quête. Les novices pourront être un peu perdus en foulant le sol de la cité du Nouveau Monde. Un PNJ vous fait le tour du propriétaire en vous présentant les principaux services et leurs fonctions. Lorsque vous entrez pour la première fois dans un menu, un petit tutoriel s’affiche à l’écran pour résumer les fonctions du jeu. Il vous est également possible via le menu d’afficher les récapitulatifs d’aides, un véritable wiki pour tout bon chasseur qui se respecte.

Les services proposés sont nombreux, mais vous aurez vite fait de vous repérer parmi le bazar (achats d’objets consommables), la cantine (repas pour augmenter vos attributs avant une quête), la forge et l’armurerie (pour acheter, créer ou améliorer des équipements), le grand-pont (pour créer ou rejoindre une session afin de rencontrer d’autres joueurs) et vos quartiers. Les mécaniques de ces services restent quasi inchangées dans la licence et malgré quelques nouveaux PNJ, les habitués auront vite fait de reprendre leurs marques.
Parmi les nouveautés de cet épisode, l’intendance permet d’accepter des requêtes (quêtes secondaires) et de gérer des contrats. Nous avons également les archives écologiques qui en fonction de votre niveau de recherche sur le bestiaire vous donneront des informations sur les monstres que vous avez pistés (points faibles, habitat, composants obtenus). C’est pour le coup un véritable bond en avant, car les opus précédents étaient plutôt avares sur ce type d’informations et nombreux sont ceux (et moi le 1er) qui allaient consulter toutes sortes de wikis sur internet pour combler ce manque. Au fil de votre avancée dans le scénario, certains services d'Astera évolueront pour vous proposer plus de choses. La ville étant assez vaste, les développeurs ont eu le bon sens de mettre des monte-charges un peu partout pour aller et venir rapidement dans les différents lieux utiles d’Astera.
Un héritage remanié
Le principe du jeu est simple : traquer des monstres souvent gigantesques, les tuer et les dépecer pour obtenir leurs composants où les capturer en les piégeant, récolter des ressources lors de votre quête (cueillette, minage, chasse de petits monstres). Tout cela dans le but de forger des armes et des armures toujours plus puissantes auprès du forgeron pour repartir traquer d’autres monstres encore plus dangereux.


L’originalité de cet épisode repose en partie sur son mode histoire jouable en solo comme en multijoueur. Auparavant, l’histoire de MH se déroulait uniquement en solo à partir du bas rang jusqu’au haut rang (niveau de difficulté facile et normal). La guilde permettait quant à elle de jouer des chasses en ligne à un rang plus élevé (rang G réservé aux joueurs plus expérimentés).
A cela s’ajoutent des quêtes secondaires que vous pouvez accomplir durant les missions principales. Vous pouvez en avoir jusqu'à six actives en même temps, elles vous permettront de gagner des ressources supplémentaires en cas de réussite. La chasse libre permet d'enchaîner les quêtes sans revenir à Astera. Le grand-pont propose aussi la possibilité de se lancer dans l’arène pour combattre des monstres avec des équipements prédéfinis.
Certains joueurs pourront trouver le principe trop rébarbatif, mais c’est sans compter sur le mode online qui permet de coopérer pour chasser des monstres plus forts et plus dangereux.

La série est réputée pour son gameplay rigide et hermétique, alors qu’en est-il avec ce nouvel opus ?
Les développeurs de MH World ont bien compris qu’il fallait trouver un équilibre entre les nouveautés à apporter à la série et l’héritage qui a fait son succès. MH World conserve la plupart des mécaniques des anciens épisodes tout en intégrant des nouveautés, voir parfois des processus simplifiés pour un gameplay plus accessible et surtout plus fluide. Pour autant, le maniement des 14 types d’armes disponibles n’est pas plus aisé qu’auparavant (on retrouve ici tous les styles d’armes du précédent opus). Cependant, vous avez la possibilité de vous entraîner au maniement de toutes les armes du jeu en allant à l'aire d'entraînement accessible en parlant au palico qui squatte votre chambre.

Les efforts concernent quelques petits détails qui n’ont l’air de rien, mais qui font toute la différence. Notons par exemple, l’utilisation des soins (potions, antidotes…) en se déplaçant, l’aiguisoir utilisable à l’infini (pour affûter une lame émoussée) qui ne prend plus de place dans votre inventaire, comme tous les autres outils. La sacoche contient aussi beaucoup plus de place qu’auparavant et il est en plus possible de revenir au camp durant une quête pour stocker les objets récupérés. Ainsi, en rejoignant la tente du camp de base, vous avez accès au coffre pour gérer vos objets, pour changer votre équipement et celui de votre palico.

Cette souplesse dans les mécaniques du jeu par rapport à ses aînés concerne aussi l’artisanat, il est désormais possible de concocter certaines recettes automatiquement durant les quêtes si vous avez les ingrédients nécessaires. Par exemple, si vous récoltez du miel, il sera combiné directement aux herbes que vous avez en stock dans votre sacoche pour obtenir des mégas potions. Ce procédé bien pratique vous évite une perte de temps lors des combinaisons fastidieuses. Vous pouvez paramétrer les combinaisons automatiques de l’artisanat dans le menu (pause) en sélectionnant les recettes qui vous intéressent.
C’est donc un véritable pas en avant pour la série MH qui substitue des éléments de gameplay vieillissants pour des mécaniques plus modernes, plus instantanées et surtout moins exigeantes que les épisodes précédents.


Les principales nouveautés dans le gameplay concernent l’équipement du chasseur qui propose plus d’interaction avec l’environnement grâce à des accessoires bien pratiques.
Nous avons à disposition une fiole de navicioles attachée à la ceinture. Ces petits insectes luminescents détectent et vous signalent les ressources proches, ainsi que tous les indices pouvant trahir la présence d’un monstre dans les environs. Afin de traquer votre cible, il faudra récupérer un certain nombre d’indices (empreintes, déjections, traces de griffes…) qui vous permettront également d’obtenir des informations sur les monstres en augmentant votre niveau de recherche (données consultables dans les archives écologiques d’Astera). Les informations recueillies mettront à jour la carte de la région : les ressources, les pièges naturels, les points de pêche, etc. Malgré tout, ce principe prend un peu trop le joueur par la main...
Votre chasseur est désormais équipé d’un gantelet multi-usage, véritable couteau suisse ! Le gantelet vous permet d’utiliser un grappin pour atteindre des endroits autrement inaccessibles ou pour franchir un précipice en l’accrochant à un type d’insectes, les scaragrappins. Mais aussi pour vous aider à escalader une paroi, pour vous maintenir sur le dos d’un monstre ou encore pour voyager plus vite en vous cramponnant à un petit monstre volant. Le gantelet contient aussi une sorte de fronde qui vous permet de lancer des projectiles naturels récupérés dans l’environnement (pierres, noyaux rouges, frag-noix…) et accepte aussi des projectiles de votre inventaire (capsules élémentaires, bouses, flashinsectes…). Ainsi, il est possible d’interagir à distance avec l’écosystème de l’environnement pour en tirer profit lors des affrontements : le paralycrapaud déclenche une petite décharge électrique paralysant les créatures à portée, la dame poison déverse une sève empoisonnée autour d’elle, le flashinsecte ébloui et étourdi les monstres grâce à un flash lumineux, la vitalys libère un nuage de pollen qui redonne de la vie…). Cet outil peut aussi détourner l’attention des monstres. La fronde contient également un filet pour capturer les petits animaux.

Enfin, vous disposez désormais d’outils de chasse qui s’utilisent de la même façon que les autres objets de votre inventaire, mais dont la durée d’action est limitée et nécessite un temps de recharge. La cape en fait partie, chaque modèle confère une capacité particulière à son porteur comme rendre temporairement invisible, permettre de planer, inciter les monstres à attaquer ou encore réduire certains dégâts élémentaires. Un autre outil, l’amplificateur de vie, à planter au sol permet de régénérer progressivement la vie sur une certaine zone d’action.

Outre ces nouveaux gadgets, j’aimerais éclaircir un autre point concernant les armures du jeu. Chaque partie (tête, torse, taille, jambes et bras) possède un talent propre qui devient actif dès que vous vous en équipez. Là encore, tout est beaucoup plus simple qu’auparavant où il fallait insérer des joyaux dans les slots des différentes parties de l’armure pour obtenir des bonus appréciables et inhiber certains malus. Le seul inconvénient concerne les talents qui sont liés aux armures, ils offrent donc moins de possibilités de customisation pour un set complet d’une même créature, du moins au début du jeu car la partie crafting semble se développer davantage par la suite avec de nouveaux types d'armures. L’autre point, positif pour le coup, est le fait qu’il n’existe plus qu’un type d’armure pour jouer épéiste et artilleur. Fini donc les galères pour crafter deux fois le même set complet afin de pouvoir alterner entre l’artilleur et l’épéiste !

Ces nouveautés permettent donc d’enrichir le gameplay et proposent une interaction appréciable avec l’environnement du jeu pour une immersion plus poussée. Cela ne s’arrête pas là, en effet vous pouvez aussi amener deux gros monstres à se rencontrer et à se combattre ! C’est assez jubilatoire et cela peut vraiment vous donner un coup de pouce si vous êtes en difficulté face à un monstre. Cependant, cette façon de procéder peut être à double tranchant et se retourner contre vous si vous devenez la cible des deux prédateurs ! Votre palico peut lui aussi interagir avec l’écosystème et plus exactement avec la faune locale en les ralliant à sa cause pour vous aider à combattre. Cela est un des nombreux talents de votre fidèle compagnon d’aventure…

La grande force de Monster Hunter réside dans son mode multijoueur qui permet des chasses jusqu’à 4 joueurs. Chaque session en ligne peut réunir 16 joueurs où chacun peut vaquer librement à ses occupations et rejoindre à tout moment une quête avec d’autres chasseurs. Il est même possible de rejoindre une quête déjà en cours, tout comme il est possible d’appeler de l’aide grâce à une fusée de détresse lors d’une quête si vous êtes en difficulté. D’autres joueurs de la session pourront alors rejoindre votre quête pour vous prêter main-forte. Le grand-pont d’Astera permet d’interagir entre les membres d’une session et de gérer les clans.
Monster Hunter World ou l’attrait sauvage de la chasse
Esthétiquement, le soft n’a pas de mal à supplanter ses aînés, la puissance des consoles actuelles aidant, MH World est bel et bien l’épisode le plus beau de la série principale. Supportant le HDR, les divers effets qu’offre le jeu n’en sont que plus probants. La modélisation des monstres et la finesse de leurs détails témoignent d’un soin particulier apporté au visuel du bestiaire. Les armes et les armures ne sont pas en reste, même si le début du jeu ne vous laisse que peu de choix sur les armes à forger et à améliorer.
Cependant, le moteur graphique vieillissant (MT Framework) pose quelques petits soucis graphiques (rien de bien pénalisant) comme un effet quadrillé lors de la gestion de la transparence de la caméra ou encore un léger clipping par moment. Cependant, la direction artistique exemplaire de cet opus saura vous convaincre de pardonner ces petits désagréments.


Techniquement, le jeu est très au point et ne présente pas de soucis particuliers. On chipotera un peu avec une caméra qui a parfois du mal à se recaler automatiquement lors des combats contre de gros monstres. Il est encore possible de cibler la créature pour plus de confort de ce côté. Mais comparée aux anciens opus de la série, la gestion de la caméra est largement plus simple.

L’ambiance sonore est là aussi très soignée, contribuant à une immersion réussie et confirmant la cohérence de tout un écosystème travaillé. Chaque être vivant à proximité trahit sa présence, allant du simple battement d’ailes de libellules aux pas lourds des herbivores, ou encore des piaillements des oiseaux aux rugissements de créatures plus imposantes. En jouant au casque, vous vous rendrez compte de la gestion du son en 3D très utile pour situer les créatures et surtout pour une immersion encore plus poussée. Le tout est enrobé de musiques orchestrées et bien dosées entre les phases d’exploration plus tranquilles et celles de combats plus épiques.

L’écosystème est riche et surtout très vivant à l’écran. C’est un réel plaisir d’évoluer dans ce nouveau continent grouillant de vie et plein de surprise. Les premières explorations et découvertes des cartes proposées émerveillent forcément. En plus d’être vastes, les cartes sont variées, tout comme les différentes zones qui les composent. Ces dernières sont toujours numérotées pour se repérer plus facilement, mais les temps de chargements ont disparu pour laisser la place à un monde plus ouvert. Ce procédé permet de donner l’impression d’un monde plus vaste sans pour autant être un open world au sens propre. D’ailleurs, on se familiarise assez vite avec les maps proposées au bout de quelques chasses.

Le bestiaire est quant à lui renouvelé en grande partie dans ce nouvel épisode. Les habitués reconnaîtront certains monstres classiques de la série, mais la plupart des créatures de MH World sont inédites et tout aussi impressionnantes. Je regrette cependant que certains monstres ne soient qu’un substitut à d’anciens, par exemple le Gypcéros qui est remplacé par une wyverne similaire : le Pukei-Pukei. Inédit certes, mais plus un mimétisme, une copie de monstres d’anciens épisodes. Cela est peut-être dû au fait que l’histoire se déroule sur un autre continent, ce qui expliquerait ces nouvelles créatures proches des paterns de ceux que l’on connaissait déjà. D’autres exemples peuvent appuyer cette constatation, comme le Tobi-Kadachi qui se substitue au Nargacuga, le Kulu-Ya-Ku au Yan Kut-ku. On peut espérer un bestiaire conséquent, fidèle au contenu généreux d’un MH (au moins une bonne trentaine de monstres). D’autant plus que du contenu gratuit nourrira régulièrement le titre de nouvelles quêtes qui offriront des armes et armures exclusives. On attend par exemple la venue du Deviljho au printemps pour pimenter davantage les chasses ! Il n’est pas impossible de retrouver des versions féroces/enragées de certains monstres dans ce type de contenu ; à voir dans les mois à venir...

Le titre comporte 49 succès pour 1000 G de gamerscore. Ces derniers demanderont pas mal de temps à consacrer au jeu pour espérer tous les rafler ; je pense notamment aux couronnes à obtenir pour chaque créature du jeu (petites et grandes par rapport à la taille des monstres), un véritable challenge ! Le reste des succès devrait facilement tomber au fil des parties. Le jeu n’offre cependant pas de réelle difficulté dans son premier tiers, cependant, la courbe de progression est assez lente les 10 premières heures de jeu et la richesse du soft se découvre peu à peu au fil du scénario avec une difficulté qui va crescendo (que les vétérans de la série se rassurent !).
Conclusion
Beaucoup de fans de la série ont dû en rêver, Capcom l’a enfin fait : la chasse est ouverte sur les consoles de génération actuelle (la version PC arrivera plus tardivement). MH World est généreux en contenu et vous occupera un bon moment, surtout grâce au mode en ligne. C’est à mon sens l’épisode idéal pour franchir le pas et se lancer dans l’aventure. L'âme de la série si chère aux fans est toujours là ! Très bien calibré, le jeu offre un gameplay riche, varié et remanié tout en conservant les mécaniques qui on fait son succès. De plus, le jeu s'offre le luxe de regrouper les serveurs pour des parties online mondiale. Assurément, c'est une réussite, les connaisseurs peuvent se ruer sur le jeu les yeux fermés !
Note 9/10
On aime
- Un gameplay varié et fidèle à la série
- Des mécaniques plus modernes au service du jeu
- Un écosystème impressionnant
- L'esprit de Monster Hunter toujours conservé
- Enfin un wiki in-game sur les créatures
- D.A magnifique
On n'aime pas
- Une caméra encore perfectible
- Des navicioles un peu trop invasives à l'écran
- Bonus de soin à profusion
- Le MT Framework vieillissant avec ses petits désagréments
Status Xbox Live
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Monster Hunter : World
Packshot de Monster Hunter : World sur Xbox One
Date de sortie française 26 janvier 2018
Genre : Action RPG
Dev. : Capcom
Edit. : Capcom
PEGI 16
1 joueur hors ligne - Jusqu'à 4 joueurs en ligne - Coop en ligne