Super Lucky’s Tale (Xbox One)

par Korg51
Une exclusivité, un terme un peu trop rare sur Xbox One. Et pourtant Super Lucky’s Tale en est une. L'histoire du petit renard a cependant débuté d'une tout autre manière. En effet c'est sur Oculus Rift qu'il a fait ses débuts. Le studio Playful lui offre donc une seconde vie sur notre console dans le giron de Microsoft Studios. Il aurait été dommage d’abandonner cette petite bête rousse qui a tout d’une mascotte pour la marque américaine. Puisant ses inspirations dans tout ce qu'il se fait de mieux dans le style aventure/plateforme, Super Lucky’s Tale prend du Mario, le mélange à du Banjo, du crash bandicoot et y ajoute une sauce Rare. Le résultat sera-t-il digne des nobles ingrédients ? C’est ce à quoi nous allons tenter de répondre ici. Attention, votre âme d'enfant risque de se réveiller, laissez-la faire pour profiter pleinement de l'aventure…
Le renard glapit et jappe, mais pas que...
Soyons honnête d'entrée, Super Lucky’s Tale s'adresse aux plus jeunes. Le petit Renard et sa soeur rêvent depuis leur plus jeune âge de devenir des gardiens, des renards héroïques en quête d'expéditions et d'aventures. Après de longues recherches, la jeune soeur découvre le Livre des Ages, capable de réécrire l'histoire et ouvrant des passages vers d'autres mondes. Malheureusement, de vilains matous lorgnent également sur ce trésor ; leur nom : les Mistigris, avec à leur tête le terrible Jinx. Alors qu'un combat s'annonce, le Livre des Ages s'ouvre et aspire tout ce beau monde mais, afin de préserver sa soeur, Lucky la bouscule et lui épargne ce sort en se faisant aspirer à sa place. C'est désormais à lui d'empêcher les vils projets de ses adversaires afin de sauver le monde, sortir du livre et retrouver sa soeur. Rien que ça.

Vous vous retrouvez donc aux commandes de Lucky. L’agile renard possède plus d'un tour dans sa fourrure. En effet, vous pourrez tournoyer sur vous même afin de frapper ce que vous voulez avec votre queue, plonger sous terre pour éviter des ennemis ou récolter des pièces cachées, sauter très haut grâce au double saut ou encore faire une attaque piquée. Toutes ces habilités sont disponibles dès le début de l'aventure, offrant de suite un large panel de possibilités.
On retrouve ainsi immédiatement nos réflexes de jeux d'aventure à l'ancienne, dès le premier ennemi aperçu, on se précipite pour lui sauter sur la tête afin de le tuer, un coup de queue sur une caisse ou un tonneau et il se brise pour libérer des pièces, bref, on navigue directement en terrain connu.

L’aventure de Lucky se déroule dans différents mondes grâce aux pouvoirs du Livre des Ages. Il y en a quatre à explorer, Château du ciel, Village des légumes, Canyon des vacances et Frousseville. Chacun représente une espèce de Hub sans ennemi et est divisé en sous-niveaux accessibles via des portails. Lorsque vous arrivez, seule une porte est ouverte, il faudra obtenir des trèfles pour ouvrir les suivantes. Il y a au total 99 trèfles à obtenir dans le jeu, sachant que le portail du boss final s'ouvre contre 80 pièces. Il existe plusieurs possibilités pour obtenir les trèfles. Chaque sous-niveau contient 4 trèfles, un après avoir récolté 300 pièces, un en fin de parcours, un après avoir effectué une action particulière (aider un PNJ, finir une trappe secrète…) et un après avoir récolté les cinq lettres du mot ‘Lucky’ cachées dans le niveau. De plus, il est possible d'en récolter dans les Hubs via des trappes floquées du symbole trèfle. Ces trappes cachent des petits jeux d'adresse et de réflexion qui, une fois résolus, permettent l'obtention du précieux végétal à quatre feuilles.
Un peu de mulotage pour Lucky
Afin de vous faire découvrir le jeu, sa plastique, son univers et ses différentes possibilités, nous vous proposons un petit extrait d’un niveau du village des légumes, avec ses vers agriculteurs et leurs poules.

Renard ! Chenapan !
Super Lucky’s Tales n'est pas moche, pour autant, je n'irai pas jusqu'à dire qu'il est beau. Son univers ultra coloré et frais offre des paysages variés et plutôt propres dans l'ensemble, mais avec une console de cette capacité et à la vue des jeux AAA, on espère toujours une finesse extrême dans ce type de jeu, que l'on n’obtient pour ainsi dire jamais. Le jeu bénéficiera en revanche à sa sortie de son optimisation Xbox One X. N'ayant pas pu le tester dans ces conditions je ne m'avancerai pas, mais je ne pense pas que celui-ci changera grand-chose, les temps de chargements étant déjà plus que raisonnables en longueur et en durée ; et je n'ai relevé aucune baisse notable de framerate qui aurait pu me précipiter dans l'au-delà des renards.
Si les différents mondes bénéficient d'un univers qui leur est propre, on ne peut malheureusement pas en dire autant des ennemis. Les développeurs ont mis un point d'orgue à peupler ces mondes de PNJ en adéquation avec le thème, en revanche on retrouve les mêmes ennemis tout au long de l'aventure, à quelques exceptions près. En revanche, concernant les boss, la fameuse bande des Mistigris, leurs design sympas et leurs personnalités offrent un peu de variétés et d'humour plutôt bien senti.

La caméra, véritable problème dans certains jeux du genre, ne m’a ici pas pénalisé, même si dans un premier temps, son positionnement à trois possibilités m'a gêné. En effet, dans les niveaux à déplacement 3D, la caméra reste positionnée derrière Lucky, mais vous avez toutefois la possibilité de la positionner en oblique gauche ou en oblique droite, impossible de la faire tourner librement autour du renard. Même si vous utilisez le bouton Y pour regarder via les yeux du petit roux, vous ne pouvez regarder que dans cet angle de 180 degrés, pas derniers, un vrai problème quand vous décidez de rebrousser chemin, car vous avez raté une lettre ou des pièces.
En revanche, lorsque vous êtes derrière un objet ou non visible, un mix entre transparence du décor et délimitation des contours du renard aide grandement à ne pas perdre le fil.
Côté gameplay, les différentes capacités de Lucky décrites dans la première partie sont vraiment utilisées au maximum et la grande variété de situations fait réellement plaisir. En plus des niveaux classiques en 3D, vous retrouverez des niveaux à déplacement latéral, typique des premiers Mario. Dans ceux-ci, les développeurs ont eu la bonne idée d'offrir la possibilité d'aller se balader en arrière-plan via des trappes cachées au sol. Même si ces passages sont peu fréquents, la démarche est louable et très sympathique. De plus, vous vous confronterez à différents jeux d'adresses et de logiques allant des statues à positionner au bon endroit en passant par une boule à emmener à un point précis en bougeant uniquement le plateau jusqu'à des épreuves de rapidité ou il faut ramasser toutes les pièces avant la fin du temps imparti. Cela offre une vraie fraîcheur et il est du fait très agréable d'avancer dans le jeu afin de découvrir ce qu'il nous réserve.

Les musiques qui accompagneront votre périple sont agréables, mais ne vous resteront clairement pas dans la tête. Le jeu est en francais intégral, les différents personnages parlant dans une langue ‘yaourt’ retranscrite en français dans des bulles de dialogue.
Côté succès, les chasseurs seront contents, en plus de proposer une très bonne aventure, le titre propose des succès plus qu’abordables, les 1000G sont accessibles et la quête des 99 trèfles ne sera pas longue.
L'occasion pour moi de parler de la durée de vie du titre, il m'a fallu environ 7 heures pour terminer le jeu en prenant mon temps et en essayant de récolter un maximum de choses. Je pense qu'il faudra 2 heures supplémentaires pour tout obtenir. Une durée de vie plus que raisonnable au vu du prix très correct du jeu, calé à 29.99 euros.
Conclusion
Si Super Lucky’s Tale avait su attirer mon oeil de nostalgique de l'époque Rare dès sa première présentation à l’E3, le titre ne m'a clairement pas déçu. On regrettera peut-être son ton très enfantin et sa difficulté absente. Mais la variété de gameplay et de situations qu'il offre nous fait passer un excellent moment. On aurait aimé pouvoir arpenter plus de mondes, mais son petit prix excuse complètement ce léger manque de contenu. J'espère vraiment que ce petit renard trouvera sa place auprès des joueurs et joueuses du monde entier, qu'ils soient petits ou grands. Lucky pourrait très bien faire office de mascotte au même titre que Mario ou Sonic à l'époque. Si vous recherchez un titre pour vos enfants ou si votre âme d'enfant ne demande qu'à se réveiller, je ne saurais que trop vous conseiller le jeu de Playful. J’attends pour ma part une hypothétique suite, la fin du jeu ouvrant clairement vers cette voie.
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On aime
- Un univers coloré et agréable à arpenter
- Un héros attachant qui pourrait devenir une licence
- Un prix très abordable
- Des succès simples
- On se s'ennui jamais
- Un jeu pour toute la famille
On n'aime pas
- On aurait aimé plus de monde
- Un peu trop simple
Status Xbox Live
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Super Lucky’s Tale
Packshot de Super Lucky’s Tale sur Xbox One
Date de sortie française 07 novembre 2017
Genre : Aventure
Dev. : Playful
Edit. : Playful
Super Lucky’s Tale Compatible HDR sur Xbox One S
PEGI 3
1 joueur hors ligne