Test de Red Faction : Guerilla
écrit par B0blemoch
 
 
Volition, les créateurs de Red Faction nous les connaissons pour la série des Descents, mais plus proche de vous chers joueurs 360, pour Saint Row. Une perle pour les uns, une daube pour les autres. Voilà donc que Red Faction s’offre un troisième épisode intitulé Guerrilla aux apparats très Next-Gen grâce à son moteur Geo-Mod dans sa version 2.0.

Je passerai volontiers du temps à vous parlez du scénario narrant le combat de la Red Faction contre l’oppresseur de l’EDF (Earth Defense Force) sur les terre reculées de la planète Mars fraichement terraformé, remplie de colons et de ressources minières. Je vous expliquerai volontiers comment Alec Mason arrive sur la planète rouge et rentre dans le conflit contre l’oppresseur suite à la mort de son frère. Mais je m’abstiendrai, car les stars de jeu c’est bien le game design et surtout: le Geo-Mod 2.0 !
Explication sur cet univers où l’on doit mener des opérations terroristes contre l’EDF… et dit comme ça, sa fout les jetons, hein ?
 
 
 
 
Viva la révolution !!!
 
J’aurai aimé vous faire une comparaison avec le dernier Banjo&Kazzoie, mais c’est laborieux. Pour faire simple et en gros: si après vos parties de Lego vous adoriez les détruire: No soucy, ce jeu est pour vous.

Si vous aviez l’occasion de tester le produit… Le tutorial sera très révélateur pour la suite. Passé une cinématique, vous voilà paré de votre masse et d’explosifs en route pour votre première bâtisse à détruire. Quelques coup bien placé sur les murs et les voilà qui s'écroulent de manière crédible (jamais vu)…Et c’est précisément là que vous saurez si Red Faction vous accompagnera pendant des heures: Poser des charges explosives aux endroits stratégique pour exploser cette tour, créer des réactions en chaine, jouer sur le poids objets qui chute, etc… Tant de choix s’offrent à vous pour un même objectif. Si avant d’appuyer sur le détonateur vous avez un petit frisson accompagné d’un sourire narquois: c’est gagné vous êtes près pour mener la Guerilla !!!
La Red Faction possède quelques planques ici et là dans ce monde ouvert. Vous pourrez y faire le plein de munitions, upgrader votre équipement, aller au garage (oui, aussi) et vous cacher après une mission un peu trop chaude. Les missions parlons-en justement ; Campagne, mission annexe, attentat, il y a de quoi faire dans la guérilla. D’autant que chaque structure détruite vous apporte des ressources en métaux (qui sont la monnaie d’échange) pour modifier votre équipement. Mais aussi chaque objectif rempli remonte le moral des habitants de Mars qui vous prêteront main forte. Chaque coin tranquille se transforme en bataille rangée dès la première détonation. Mais ne vous leurrez pas: Aussi bien chiadé soient vos plans, ils capoteront à cause d’imprévus tel qu’un pont qui ne tombe pas « comme il faut » où d’une simple balle perdu. Des classiques qui rajoutent tout de même un soupçon d’imprévisible bien venu lors de la reconquête de la liberté. Vous l’aurez compris tout l’intérêt du jeu réside dans sa physique, et si cet aspect vous laisse de marbre, ce n’est pas le scénario (20h) qui vous portera jusqu’à la conclusion.
 
 
 
 
En fait c’est pas une révolution...
 
Le multijoueur se présente en deux catégories : Local et Online… Destruction et deathmatch. En local vous pourrez participer à des épreuves de « destruction massive » chacun votre tour tel le mode Crash de BurnOut, où vous aurez le loisir de saccager une map en un temps donné. Kiffant !!! Pour le Online, malheureusement cela reste dans le classique du FPS, l’attrait du titre (la destruction du décor donc) étant carrément mis au second plan (mais pas absent loin de là), cela ressemble à des parties de BRUTE FORCE. Non dénué de charme, mais très « terre à terre », les bonus du type Jet-pack ou encore Rhinocéros (courir en fracassant les obstacles) bien qu’originales n’arrive pas à sortir les joutes d’un classicisme éprouvant. Les modes de jeux restent variés, mais cela reste un supplément au mode solo, et non une partie à part entière comme c’est le cas pour Halo ou Call of. Bien, mais pas top.
 
 
 
 
Un peu de rêve au lution ?
 
Non, je ne m’étalerai pas non plus sur mon titre pourri, mais encore une fois sur le moteur du jeu. Sans rentrer dans des détails techniques que je ne maitrise tout simplement pas, Red Faction possède un moteur graphique et physique probant et très fun. Chaque structure est composé de « briques » sur lequel agissent des données comme la gravité ou le poids. De part ce fait les bâtisses sont très sommaires. Cela étant dit, votre objectif sera, la plupart du temps, de faire exploser les murs porteurs pour voir le plus grand des bâtiments s’effondrer tels un château de carte… Celui là même qui s’écroulera sur la maison d’à coté dans un fracas pyrotechnique jouissif. Des débris et de la poussière se soulèveront pour le plus grand plaisir de vos yeux et de vos oreilles, car oui, Red Faction Guerilla est beau. Bon, il faut aimer l’ocre car on est sur Mars, mais l’ensemble est fin et cohérent, tout en étant ouvert… Une perf’ !
Le bilan technique est extrêmement satisfaisant sans rivaliser avec les gros blockbusters quand même.
 
 
 
 
La révolution… Pas la révolution… On s’en tamponne hein ? Vous voulez savoir s’il est bien et la réponse est OUI. Un mode solo bien mené, plutôt beau et un multijoueur qui remplit son office… Ouaip, c’est un bon titre auquel on peut reprocher de n’être seulement porté que par son concept de « destruction intelligente ». Volition a relevé la barre depuis son pitoyable Red Faction 2 et c’est plutôt une bonne nouvelle. Pour les joueurs curieux donc, amateur de conceptuel.
 
 
 
 

+ -
- Le Geo-Mod 2.0
- Le monde ouvert
- Les effets spéciaux
- Le sadisme
- La fluidité du Live
- Mars, c’est pas très glamour
- Quelques imprécisions
- La mise en scène de l’histoire
- L’utilité limitée du Geo-Mod dans le multi

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