Relic Entertainment est un, voir le, spécialiste du RTS sur PC. Parmi leurs titres phares, on compte le fameux Homeworld, premier jeu de stratégie spatiale en 3D, suivi par un RTS sur la 2° guerre mondiale nommé Company of Heroes et bien entendu Warhammer 40 000 : Dawn of War premier du nom et ses extensions. Ce dernier, sorti donc en 2004 a été suivi par l'extension Dark Crusade en 2006 puis Soulstorm en 2008.
En 2009, Relic Entertainment remet le couvert sur la licence Warhammer 40000 avec Dawn of War 2. THQ, lors de sa présentation nous a prévenu : la gestion des unités sera très importante pour finir les missions. Nous allons donc découvrir cette nouveauté au travers du test.
Que la juste colère vous guide
Comme je vous le disais en préambule, il en est fini de la création de base, collecte de ressources et autres aspects habituels des RTS. Warhammer 40k : Dawn of War 2 se la joue management de troupes. Micro-management même de vos unités. Vous commencez la mission avec, vous ne finirez pas la mission sans ! Heureusement, au fur et à mesure de votre avancée, vous pourrez toujours régénérer vos combattants perdus en capturant des points d'énergie. De plus, pendant une mission, si vous perdez un chef d'escouade, un autre pourra le ressusciter.
Tous les bâtiments sont destructibles. Mais est-ce la bonne tactique ? Pourquoi ne pas en infiltrer un afin de protéger vos unités. Surtout quand les boss de fin de missions arrivent et vous sautent littéralement dessus. Vos unités ne le supporteront pas 2 fois, alors autant les abriter.
A chaque étape vos unités gagneront des points. Vous pourrez donc à chaque fin de mission utiliser les points chèrement gagnés par vos unités pour améliorer celle-ci : vie supplémentaire, puissance de feu, puissance de combat au corps à corps et régénération de vie. A la micro-gestion se rajoute une couche très légère de RPG. De plus, sur les champs de bataille, vous trouverez des kits de ravitaillement et des caisses contenant soit des armes, soit des éléments d'armures. Ces éléments sont spécifiques à une voir deux unités maximum. A vous de les répartir avec soin pendant l'inter mission.
Entre chaque mission, vous retournez à bord de votre navette Armageddon, upgraderez donc vos unités et choisirez votre future mission sur une carte stratégique, Vous aurez le choix parmi les trois planètes sur lesquelles les combats se déroulent. Chaque mission correspond à une journée, mais si vous jouez très finement, vous aurez alors la possibilité parfois d'en faire une deuxième. Plusieurs missions sont disponible chaque jour, mais par moment, une d'entre elle sera prioritaire sur les autres. Le tout est de les gérer en fonction de l'avancée des tyranides sur chaque planète.
Au début de chaque mission, vous aurez la possibilité de choisir quatre parmi vos cinq types d'unités. Chacune ayant ses qualités et ses défauts.
Cette campagne solo est également jouable à 2 en coop.
Mélange des races
Dans le multi, vous pourrez incarner l'une des quatres races disponibles. Pour chacune des races, un style de jeu : Force Commander/Medic/Techmarine pour les Space Marines, Warlock/Warp Spider/Farseer pour les Eldars,Warboss/Kommando/MekBoy pour les Orks et enfin Hive Tyrant/Ravener Alpha/Lictor Alpha pour les Tyranides.
Parmi les héroes, nous avons donc le WarBoss, maitre absolu du combat au corps à corps, le Mekboy, spécialiste de la construction de tourelles automatiques tandis que le Kommando a été bercé dans l'infiltration et les explosifs.
Les maps sont jouables de 1 contre 1 à 3 contre 3. Joueurs et bots, humains, tyranides, orks et Eldars. Chaque race ayant ses spécificités, imaginez les possibilités offertes coté stratégie en multi : Terrifiant !
Vous démarrerez sur chaque map dans un QG contrairement au mode solo. Cette base servira de centre de production pour les unités que vous devrez payer contrairement au mode solo. Vous partez avec 500 points et le premier arrivé à 0 perd; l'autre solution consistant à détruire toute l'armée adverse. Durant la partie, il vous faudra capturer des points d'énergie et de réquisition. Ces derniers permettent de recruter des troupes.
Et la technique ?
Les designers ont parfaitement fait leur travail : on se retrouve vraiment dans l'univers Warhammer 40000. Le moteur 3D, une version améliorée de Company of Heroes : l'Essence Engine, gère le multi-cœurs. Les effets spéciaux sont plutôt sanglants et les animations terribles.
Bien entendu, afin de profiter de la plus haute qualité visuelle, une bonne machine est recommandée.
Le doublage en français est correct, mais c'est surtout la musique qui sert le jeu. Elle accompagnera, avec les bruitages, toutes vos sanglantes actions,
La maniabilité quand à elle est peut être un poil en deçà. Il est parfois hasardeux de mettre vos unités à couvert : certains membres de l'équipe ne voudront absolument pas se planquer. De plus, l'utilisation des capacités de chacune de vos unités ne se fera que si seule celle-ci est sélectionnée. Ce qui vous obligera à modifier votre sélection très fréquemment.
Relic renouvelle le genre du STR avec Dawn of War 2 en y intégrant une goutte de RPG et en forçant les adeptes de la stratégie en temps réel à revoir leur copie sur leur façon de jouer. Exit la création d'unités en rafale, vive la micro-gestion de celles-ci.
La campagne solo vous tiendra en haleine pendant de longues heures au travers des 54 missions qu'elle propose. Bien que les missions soient prévues pour être faite en moins de 40 minutes, la réalisation des objectifs secondaires prendra quelques minutes supplémentaires.
Le multi est quand à lui horriblement prenant en 3 contre 3. Bien qu'aucune construction ne soit à réaliser, maitriser les spécificités du combat des races utilisées par vos adversaires vous feront passer des heures entières à essayer différentes stratégies.
+
-
- Jouable en coop
- beau
- multi correctement calibré
- plus tactique que RTS
- solo uniquement Space Marines
- gourmand
- système de couverture