Test de Dead or Alive Ultimate
écrit par Prune
 
 
Vous connaissez tous SnakeX, créateur et rédacteur en chef du site que vous parcourez actuellement. Comme vous et moi, il a ses qualités et ses défauts. Mais ce que l’on ne peut lui enlever, c’est sa passion du jeu vidéo. Notre serpentissime ami dispose donc de cinq Xbox en parfait état de marche. Et devinez quoi ? Dans le lot, il possède un magnifique spécimen japonais vert translucide. Quel rapport avec un test me direz-vous ? C’est fort simple.
Le jeudi 11 novembre, j’avais prévu de me reposer et d’exposer ma grande classe sur Halo 2 à la face du monde entier. Seulement, à 11 heures du matin (décidément, le chiffre 11 nous poursuit), ma sonnette émit le bruit caractéristique de la perturbation de ce petit programme.
Prune : « Oui ? »
SnakeX : « Salut Prune ! Je pars en week end. Je te file ma Xbox japonaise et tous mes jeux. A toi d’en faire les tests. »
Prune : « Mais, j’avais prévu de … »
SnakeX : « Non, ne me remercie pas petit veinard ! C’est bien légitime ! Allez au boulot feignasse ! »
Me voici donc contraint de délaisser mes projets de conquête de la première place mondiale en rumble pit sur Halo 2 (nd Démosthène : Prune, n’oublie pas que tu ne sais pas jouer. Cesse donc de rêver et écris tes tests !) pour réaliser la critique de Dead or Alive Ultimate (DOAU) de Tecmo, titre que personne n’attend (comme je suis drôle) et constituant un hymne à la prothèse mammaire. Et du boulot, il va y en avoir puisque sont répartis sur 2 DVD les deux premiers opus de la série, comportant la particularité d’être jouables sur le Live, d’où l’ajout du mot Ultimate. Sboing, Sboing !
 
 
 
 
De l’évolution d’un gameplay
 
Comme vous n’êtes pas sans le savoir, aux balbutiements du jeu de combat en 3D, 3 jeux se concurrençaient. Nous retrouvions donc Toshinden, Tekken et Virtua Fighter. Toshinden ne fit illusion que le temps d’un épisode sur Playstation et Saturn, ses suites étant beaucoup plus anecdotiques. Tekken et Virtua Fighter connurent par contre un succès qui ne s’est jamais démenti et chaque nouvel épisode de l’une de ces deux sagas est toujours attendu par de nombreux joueurs de par le monde. Flairant le filon juteux, Tecmo prit le train en marche et sortit sa série Dead or Alive. Un premier épisode vit le jour en arcade dans un premier temps avant de connaître une adaptation sur Playstation. Le second fut adapté sur Dreamcast et PS2. Enfin le troisième volet n’eut droit qu’aux honneurs de la Xbox, permettant de réaliser le fossé technologique séparant cette console des autres 128 bits.

DOA 1 connut un succès d’estime. La faute sans doute à un gameplay bâtard (non, je ne vous insulte pas, cette expression existant bel et bien dans notre jolie langue…) se trouvant à mi-chemin de l’arcade d’un Tekken et du réalisme d’un Virtua Fighter. En lançant la parfaite conversion du premier opus dans notre Xbox, c'est particulièrement flagrant. Qu’avons-nous donc ?Un banal jeu de baston en 3D ayant subi les affres du temps. On retrouve donc la touche de réalisme dans l’absence de coups extravagants, mais aussi une touche d’arcade dans la facilité de la prise en main du titre. Ainsi, un néophyte pourra s’amuser quasi instantanément tant il est facile d’enchaîner les coups sans se prendre la tête. Revers de la médaille : un bon joueur pourra toujours se prendre une déculotté par son pote Kevin qui n’a jamais touché un titre de combat en 3D. C’est là sans doute la grande force de la série. Seules 2 petites nouveautés étaient notables par rapport aux concurrents de l’époque.

Tout d’abord, chacun des 8 personnages du jeu dispose de contres. En appuyant avec le bon timing sur le bouton X, vous pouvez interrompre la combo de votre adversaire en arrêtant tout d’abord son coup et en lui en collant un bon en retour, ce qui vous permet, à votre tour, de lui faire goûter aux joies du poing dans l’estomac ou du mawashigeri dans la face. Très facilement maîtrisable, il s’agit de l’élément novateur d’un gameplay on ne peut plus classique. Tout joueur qui s’intéresse à cette possibilité découvrira un jeu qui finalement n’est pas si bourrin que cela, mais qui au contraire peut s’avérer assez technique.

Ensuite, si la série des Virtua Fighter disposait de la possibilité d’expulser son adversaire du ring pour remporter le match sans le mettre KO, Dead or Alive instaure la Danger Zone. Chaque arène de combat est entouré de cette dernière (et croyez-moi l’aire de combat classique est plutôt réduite). Si par bonheur vous propulsez le joueur qui a eu l’imprudence de vous défier dans cette surface, sa jauge de vie subira les dommages consécutifs à votre coup, en y ajoutant ceux provoqués par l’explosion due à la chute dans cette zone. Une idée somme toute louable, mais qui redonne un aspect bourrin au gameplay.

DOA 1, dans sa version Ultimate donne le sentiment, passez-moi l’expression, d’avoir le cul entre deux chaises. Tantôt raffiné et plutôt tactique, il arrive fréquemment que le titre bascule dans le matraquage de mannette et donc, devienne bien bourrin. L’avis est donc mitigé. Pourtant, il y a matière à s’amuser que ce soit en mode arcade, versus, survival ou Kumite. A vous de voir s’il en vaut la peine.

La séquence nostalgie étant terminée, il est temps d’insérer DOA 2 Ultimate. Nous reviendrons plus tard sur la réalisation du jeu, qui n’a plus rien, mais alors plus rien du tout, à voir avec le titre sorti sur Dreamcast et PS2, puisqu’il reprend les bases de DOA 3 Xbox. Le gameplay en est donc inspiré, et la plupart des défauts énumérés concernant le 1er opus se trouvent gommés. Exit la danger zone, bonjour le multi tiered stages. Qu’est-ce donc que cette chose ? Reprenant les bases de la danger zone, cela consiste, à certains points du décors, à asséner un coup violent à son adversaire pour le propulser vers un niveau inférieur du stage lui infligeant par là même des dégâts supplémentaires. Fini le sentiment de claustrophobie inspiré par DOA1U ! Cela ajoute incontestablement un côté tactique puisque, même en ayant mal commencé le combat, il vous est possible de renverser la vapeur en utilisant cette possibilité. Hormis cela, le gameplay n’a que peu évolué depuis DOA 3. Tout se fait à base de coups plutôt réaliste et de contres, la maîtrise de ces derniers s’avérant un poil plus difficile. Dans les faits, la prise en main est toujours aussi aisée, rendant encore une fois le jeu accessible à tous les types de joueurs.

12 combattants (+ 3 à débloquer) vous seront donc proposés les voici énumérés : Kasumi, Ryu Hayabusa, Gen Fu, Helena, Tina, Bass Armstrong, Zack, Leon, Jann Lee, Lei Fang, Ayane et Ein. Je laisse le suspens intact pour les 3 cachés. Le nombre de coups pour chacun d’entre eux s’est largement étoffé. Malheureusement, pour les fans absolus de certains personnages, il faut savoir que plusieurs n’ont pas pris la machine à remonter le temps pour nous honorer de leur présence. J’organise donc une grande cérémonie d’adieux pour Brad Wong,Christie et Hitomi… Pour éviter une vague de suicides collectifs, je vous dirai juste que l’une de ces deux demoiselles fait partie des bonus à débloquer. A vous de trouver comment faire mais sachez juste que ce n’est pas évident.

Pratiquer DOA 2 Ultimate en solo est loin d’être anecdotique puisqu’il vous permettra d’une part de maîtriser les subtilités du gameplay, mais aussi de déverrouiller plusieurs dizaines de costumes pour les différents protagonistes et les 3 personnages supplémentaires. De plus, abondance de modes de jeu ne nuisant pas, nous retrouvons un mode histoire, survival, time attack, team battle, tag battle et versus. Bref, y’a de quoi s’amuser tout seul ou avec des amis.

Le meilleur jeu de combat Xbox (du fait de l’accessibilité de son gameplay) fait donc un retour fracassant. La présence (dispensable ?) du premier opus permet d’apprécier comment Tecmo a réussi à passer d’un jeu tout a fait moyen à un hit incontournable.
 
 
 
 
Mais pourquoi Ultimate ?
 
Parce que. Ca vous suffit comme explication ? Non, et bien il faudra quand même faire avec. La grosse nouveauté de cette compilation consiste en la présence d’un mode live aussi bien pour DOA 1 que pour DOA 2. Alleluia ! Enfin un jeu de combat jouable online qui n’est pas reservé à une minorité de joueurs aimant les manipulations complexes de Capcom vs Snk 2 EO ou de Street Fighter Anniversary Collection.

Pour vous rassurer tout de suite, laissez-moi vous dire que jouer à cette compilation sur le Live est jouissif tant la qualité de la connexion est excellente. Dans les faits, et le titre n’étant pas disponible en Europe, le jeu lag par intermittence contre des joueurs américains ou japonais (ce qui est moins préjudiciable dans un jeu de combat puisque le jeu se fige et reprend un peu plus tard au point où vous en étiez sans que cela n’avantage l’un ou l’autre des adversaires). Par contre, entre français, la fluidité est au rendez-vous. Au passage, je remercie l'exécrable Blimblim du site Xboxyde pour avoir été mon sparring partner pour la réalisation de la partie Live de ce test. Et il a même le droit à une autre ligne de gloire puisque ce doit être le seul jeu où il a pu me battre. Nous pouvons donc légitimement prétendre que tout cela sera identique voir amélioré lors de la sortie du jeu sur notre bon vieux continent.

Mais Tecmo ne s’est pas arrêté en si bon chemin. Pour les deux DOA disponibles, ce ne sont pas moins de 6 modes de jeu (dont certains sont praticables en tag) sur lesquels vous pourrez prouver votre talent au monde entier et grimper dans le classement. Ajoutons que ceux-ci sont particulièrement bien trouvés. Sont donc disponibles :

- Le Kumite (2 à 8 joueurs), où l’hôte joue tour à tour contre toutes les personnes qui se connectent sur sa parite. Ceux qui attendent observent les différents matchs.
- Le winner stays et le looser stays qui ressemblent fortement au Kumite sauf qu’ici, le vainqueur continue à combattre tant qu’il l’emporte. Pour le loosser stays, celui qui perd enchaine les matchs.
- Le tournoi, où vous pourrez créer une compétition avec rounds éliminatoires. 8 personnes peuvent y participer.
- Le team Battle (2 à 8 joueurs) qui consiste à faire des matchs par équipe.
- Le mode survival (3 à 8 joueurs) qui consiste pour l’hôte à vaincre toutes les personnes connectées à sa partie.

Pas de crainte à avoir concernant l’interface puisque celle-ci est extrêmement bien faite. Vous pourrez donc rechercher des parties selon la langue, le mode de jeu, le DOA que vous souhaitez, le classement des adversaires et le type de match (simple ou en équipe). De même, tout est paramétrable pour ceux souhaitant créer une partie (nombre de rounds, taille de la jauge de vie, la durée d’une manche, le nombre de places privées…). Personne ne pourra donc se plaindre puisque les développeurs ont pensé à tout.

Ce qui rend le jeu très convivial est qu’une seule rencontre peut être jouée à la fois. Si 8 personnes sont connectées, elles assistent donc à la partie et peuvent parler à tous les participants. Au passage, les spectateurs peuvent changer les angles de vue. Et encore une fois cela fonctionne très bien.

Le mode Live brille donc par son excellence. Bien conçu, très convivial et comportant suffisamment de modes de jeux pour que chacun y trouve son compte, DOA Ultimate n’est rien de moins que la référence du jeu de combat en 3D en réseau. Et vu le boulot accompli par Tecmo sur les contenus téléchargeables de Ninja Gaiden, il n’est pas utopique de penser que différents bonus seront offerts par ce biais.

[MAJ] Live, Europe et nénés...

Chose promise, chose due. La sortie européenne de DOA Ultimate nous donne l'occasion de mettre à jour la note Live. Les modes de jeu n'ont pas changé et hormis la traduction des menus, tout est identique à la version japonaise.

Seul bémol au tableau: la qualité de la connexion. Un peu comme les désagréables surprises constatées par ceux qui sont sortis avec des filles à la glorieuse époque du Wonder Bra (on pensait avoir à faire à un bonnet B et on se retrouvait avec un bonnet A), le Live de DOA et l'animation des nénés de nos amies virtuelles sont soumis à quelques aléas. En fait, tout semble dépendre du débit de votre ligne ADSL et de votre ping. Ainsi, ma connexion 1024/128 avec option joueur me permet d'avoir de bonnes sensations et un lag assez peu prononcé.

Une partie opposant 4 joueurs est relativement bonne. Par contre, à 8 participants, les probabilités de temps de latence sont plus élevées, surtout quand un joueur américain rejoint la partie. L'optimatch vous indique la qualité de la connexion de l'hôte et sa nationalité, ce qui vous permet de choisir des parties où le plaisir de jeu devrait être présent.

Le nombre de français est déjà conséquent. Bref, de nombreuses heures de jeu vous attendent, et si tout n'est pas parfait, DOA Ultimate propose un Live de très bonne facture. Vous pouvez y aller sans crainte.
 
 
 
 
« Seule ma Nanabelle est plus agréable à regarder… » Prune 2004
 
Nous allons passer rapidement sur DOA 1 Ultimate. Pourquoi ? Tout simplement pour ne pas tomber dans le travers Prunien habituel qui consiste à tout trouver moche. Pour faire bref, si un jeu de combat en 2D ne vieillit pas trop mal (cf le test de Street Fighter Anniversary Collection), il en va autrement pour ses homologues en 3D. Si je vous dis personnages taillés à la hache façon apéricube, décors d’une laideur et d’un vide intersidéral navrant, et une musique aussi insipide qu’un test de Démosthène, je pense que vous aurez compris où je veux en venir : DOA1 Ultimate fait figure d’antiquité. Si l’on resitue le jeu dans son contexte, alors il ne faut pas oublier qu’il proposait des graphismes plutôt agréables, légèrement supérieurs à ses rivaux du fait de l’utilisation judicieuse du Gouraud Shading. Passé cela et eu égard à ce que j’ai décrit dans le paragraphe concernant le gameplay ainsi que la quasi-absence de parties sur le Live, seuls ceux qui y ont joué à l’époque peuvent résolument penser laisser le jeu plus de 5 minutes dans leur console.

Passons donc à DOA 2 Ultimate. Je vais faire simple. Ce titre devient la référence absolue au niveau de la réalisation sur Xbox. Je ne trouve rien à redire. Tout est parfait. C’est peu surprenant quand on sait que Tecmo a remis son vieux hit au goût du jour en partant des bases graphiques du 3ème volet. Bon nombre de joueurs vont rester sans voix en le voyant tourner en magasin. Les combattants sont donc aussi beaux que dans DOA 3, avec des textures propres et détaillées. Et que dire des combattantes, du design osé de certaines de leurs tenues, et de l’animation de leur nénés (miam, miam). Mais ce qui rend le titre tout bonnement impressionnant, ce sont les décors. On a l’impression que chaque niveau sert de prétexte aux développeurs pour montrer ce que la Xbox a dans le ventre. J’en veux pour preuve le stage se déroulant dans une boite de nuit qui a lui seul prouve les capacités de notre grosse boîte verte et noire en matière de gestion de la lumière. Celui se déroulant en Afrique donne une leçon concernant les possibilités d’interaction avec les décors. Quant à celui du boss de fin, je ne vous dirai rien, mais sachez juste que Tecmo fait rimer talent avec démesure. Je ne vais pas vous les faire tous, mais je peux vous affirmer que vous n’en croirez pas vos yeux.

De surcroît (si je n’utilise pas cette expression une fois dans chaque test, je déprime), les cinématiques vous contant l’histoire (différentes pour chaque combattant) sont magnifiques. Aucun aliasing n’est à déplorer. Les ralentissements sont partis voir ailleurs s’ils y étaient. La musique est cette fois beaucoup plus inspirée et colle bien aux différents niveaux. Bref, on tient la plus belle réalisation que la Xbox ait jamais accueilli, à un détail près (Nd Snake X : Il l’a fait ! Il a trouvé un défaut à un jeu quasi parfait techniquement parlant ! Quel boulet). En fait, on retrouve les deux problèmes présents sur DOA 3, à savoir qu’il manque quelques étapes d’animation pour certains coups et que l’on retrouve aussi de rares bugs de collisions. Mais seuls ceux qui auront le temps d’y prêter attention le remarqueront.
 
 
 
 
Cette réalisation, alliée à un gameplay aussi technique que celui du 3ème opus et un mode Live exceptionnel font mouche immédiatement. Assurément le hit du début d’année prochaine en Europe. Gageons qu’il convertira beaucoup de joueurs réticents à notre console. Est-il besoin d’en rajouter ?
 
 
 
 

+ -
- La réalisation
- Le gameplay
- Le Live
- Les nénés qui bougent
- Enfin tout quoi
- Un léger lag par moment
- Devoir rendre la console à SnakeX.
- Rien d’autre à ajouter

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