Il est déjà loin le temps où l’on inaugurait le Xbox Live sur Moto GP 1 avec la démo qui était fournie dans le Starter Kit. Depuis un Moto GP 2 assez innovant a fait son apparition avec de nouveaux circuits, des nouveaux réglages et un rafraichissement graphique. Comme on ne change pas une formule qui marche, voici Moto GP 3 avec son lot de nouveautés, parmi lesquelles un mode Extreme, une sorte de mode arcade à la PGR mais sans licences de motos et des nouveaux parcours, des nouveautés qui concernent le Live et d’autres broutilles.
Et 1, et 2 et 3 tout seul !
C’est donc avec impatience que j’attendais ce nouvel opus, après avoir passé des heures sur le premier épisode sans pour cela m’en lasser. Et après un épisode 2 qui m’a laissé indifférent, je décide donc de m’attaquer à la Revanche des Sith en espérant bien rattraper le coup. J’enfourne donc la galette dans ma Xbox et c’est parti, on va d’abord tâter tranquillement le mode solo. Quelques réglages de manette ... hop hop hop … quelques distributions de crédits dans la moto (accélération, vitesse, frein, stabilité) et c’est parti.
On s’attaque donc au mode Grand Prix, le mode existant depuis le 1er. Pas de grandes nouveautés, les circuits du championnat sont présents, les constructeurs et pilotes aussi, les fans apprécieront. Je me lance donc sur le premier circuit, on nous propose gentiment de faire des essais, des qualifications ou directement la course. Comme je suis un ouf gueudin de la tête, je dis à bas les essais ! J’attaque donc directement les qualifs. Départ des stands donc, bridé à 98 km/h puis accélération soudaine sur la piste. Je passe donc tranquillement les vitesses (oui je sais je joue en manuel, habitude du 1er mais aussi pour me la péter dans le test comme Prune et Demo) et je retrouve petit à petit les sensations des précédents épisodes, peut-être un peu trop d’ailleurs. Je veux dire par là que le jeu semble en tout point similaire au précédent, les circuits identiques, pas de réelles améliorations graphiques. Il faut dire que si on veut que le jeu garde ses 60 images par secondes, on ne peut pas trop brusquer le processeur à 733 Mhz.
Je continue donc à "rider" sur la piste, à essayer de réenchainer les virages successivement, attention à bien les anticiper sinon c’est direct à la faute. Je poursuis tranquillement mes 2 tours et me qualifie pour une 5ème place. Pas mal pour un retour pépère. Maintenant, comme je suis toujours un ouf gueudin de la tête, je décide de me lancer dans la course. Apparition sur la grille de départ, compte à rebours … vrooom vrooom … et Go ! Haaa les bons départs sur la grille suivis d’un bon freinage souvent catastrophique au premier virage, le charme de la chute et du sable, quel bonheur … Clairement, ça commence mal. Je remonte sur ma moto et c’est reparti. Je tiens à préciser que sur 4 niveaux de difficultés, je suis au 2ème cran, en pro, et même s’il n’est pas très difficile de passer premier quand on est accoutumé, l’IA semble très agressive, à tel point que sur 6 courses, je suis toujours tombé à cause de l’IA. Disons le donc haut et fort, les gars de chez Climax n’ont portés aucune attention à l’Intelligence Artificielle puisque cette dernière à un Q.I. dont une huître n’aurait pas à être jalouse. Cela en devient même affligeant au bout d’un moment. On pourrait croire qu’en augmentant le niveau de difficulté, les adversaires iraient plus vite ? Et bien c’est le cas, mais on a l’impression aussi qu’ils ne sont pas plus intelligents et suite à une chute, il vous suffira de vous relever et d’être 2 sec sur la piste, pour qu’un concurrent vous tape à l’arrière et vous refasse tomber.
Après avoir rouler ma bosse sur le mode grand prix et après avoir fait l’acquisition de quelques titres au prix de pas mal de chutes, ma moto est maintenant bien boostée et je décide donc de m’attaquer au mode Extreme. Quelques sauts dans le menu et m’y voilà. Les menus sont assez similaires, il vous faut simplement acheter votre moto et le tour est joué puisque vous gagnerez des euros tout au long de votre parcours dans ce mode.
Tout comme le mode Grand Prix, vous avez encore le choix entre essais, qualifications et course. Je ne suis pas sûr que tout cela soit nécessaire car le mode Extreme s’apparente à un mode « Arcade », il n’est pas évident à mon goût d’avoir tous les items du mode GP, à savoir des choses plus adaptées à la simulation. Cela dit, vous n’êtes pas obligés de suivre cet ordre et vous pouvez vous attaquer directement à la Course ou aux qualifs.
Une fois en course, c’est une sorte de moment de liberté, votre moto est bien plus souple, les virages s’enchainent très facilement et les petites fautes sont vite pardonnées, malheureusement l’IA déplorable est toujours présente et on retiendra cela comme le plus gros défaut du jeu. Les décors aussi sont un peu vides, on a l’impression certaines fois de se retrouver sur une île dans les airs avec un décor lointain et du vide au bord de la piste. On notera par contre que le mode Extrême ne peut comprendre que 10 joueurs maximum sur la piste.
Le mode solo est donc très complet mais clairement il règne une ambiance d’ennui et tout ce que l’on attend est de retrouver ses amis sur son canapé ou en ligne via le Xbox Live.
2 roues seulement mais plein d’amis
N’oublions pas que ce qui fait la force des MotoGP est aussi son mode Xbox Live très apprécié. En effet, ce dernier a toujours été très complet puisqu’il est possible de jouer à 16 simultanément sans trop de problèmes (Rappel : 10 en mode Extreme). Vous pourrez constater de temps à autres quelques sauts mais qui sont plus dépendant des lignes des joueurs qu’au moteur réseau du titre. Sorti de cela, le système de classement est très complet. Plusieurs indicatifs sont présents, le classement mondial provenant directement des temps que vous aurez effectués, mais aussi un classement représentant votre progression dans le jeu, si vous êtes 95ème sur 100 c’est tout simplement parce que vous avez fait 5% du jeu. Tous ces indicatifs vous permettent donc de jauger le niveau de vos adversaires avant de leur mettre une raclée... enfin … pas tout le temps.
Mais comme dans toute nouvelle suite il faut des innovations, Climax a inauguré 2 nouveaux modes. Tout d’abord le mode spectateur, qui permet de voir la course de chaque concurrent avec la caméra que vous préférez, il ne faut bien évidemment pas être dans la course pour cela. Et ensuite un mode Commentateur qui comme son nom l’indique vous permet de commenter une course. Pratique pour des compétitions mais en dehors de cela vous vous en lasserez vite. Mais on ne peut que féliciter ces innovations.
Sortie de tout cela, pas de grandes nouveautés puisque MotoGP reste égal à lui-même avec cette fois la possibilité de faire évoluer votre moto en faisant des courses en ligne. Pour ma part je regretterai toujours, depuis Moto GP 2, la possibilité de régler tous les différents éléments de la moto (suspensions..), puisque pour faire partie des meilleurs temps il vous faudra passer un bon moment pour trouver le réglage optimal à chaque circuit. Ce qui fait que ce jeu aura du mal à trouver son public chez les casual gamers, mais bon, sans cela on ne parlerait pas de simulation.
Quoiqu’il en soit, en multi c’est toujours sympa avec ses amis et vous aurez du mal à vous en passer si vous rentrez dans un cercle de joueurs permanents.
Un carbu de 15 Del Orto sur ma 103SP ?
omme j’ai déjà pu le dire plus haut, MotoGP 3 n’as pas réellement évolué graphiquement, il reste similaire au 2. L’impression de vitesse a été quant à elle modifiée avec un effet de blur encore plus prononcé et surtout très bien rendu. Sorti de cela, les circuits du mode GP sont identiques à son prédécesseur, on aurait peut-être aimé un peu plus de vie mais il n’y a pas 30 000 moyens de rester à 60 fps et la baisse du framerate aurait suscité de nombreuses critiques.
Le mode Extreme est aussi doté de décors sympathiques, sans être de réels circuits ou de réelles routes ils représentent le pays ou la région dans lesquels ils sont implantés. Il reste malheureusement cette impression de vide.
Je tiens maintenant à soulever un problème concernant le son, nous ne sommes pas non plus des dizaines de milliers à jouer en manuel mais il s’avère impossible de changer de vitesse au seul bruit du moteur et cela depuis le tout premier MotoGP. En effet, à 16 000 tours/min le moteur d’une moto est tout de même censé hurler et bien là non, on a l’impression d’être à 8000 ou 9000 tours et à chaque changement de vitesse le bruit du moteur n’est pas le même à régime équivalent. Il n’y a d’ailleurs pas que le niveau sonore du moteur qui est à critiquer mais aussi le son en lui-même, après 3 épisodes, on est en droit d’exiger un vrai bruit de moto, même les jeux de voitures nettement plus arcades son plus gâtés.
Côté gameplay, la moto se prend facilement en main, il faudra simplement se discipliner à anticiper les virages pour gagner un maximum de temps ou en perdre le moins possible pour Demosthene.
C’est donc le dernier épisode MotoGP URT sur Xbox et il faut clairement s’attendre à des suites sur Xbox 360. Ce 3ème opus fait évoluer logiquement et intelligemment la série avec l’arrivée du mode Extreme. Malgré des graphismes qui n’ont pas évolué, le jeu reste un vrai plaisir pour tous les joueurs qui prendront leur temps. Le mode Extreme rajeunit le titre et le rend peut-être un peu plus accessible, un poil plus fun pour ceux qui ne veulent pas se plier aux exigences du mode Grand Prix. Un jeu à conseiller pour tous les fans de jeux de courses qui en ont marre de tuner leur voiture et cherche de la précision.
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- Un nouveau MotoGP !
- Le mode Extreme
- Le mode spectateur
- Le mode commentateur