Test de Tom Clancy's Rainbow Six 3 : Black Arrow
écrit par Prune
 
 
L’un des jeux les plus joués sur le live en Amérique du Nord et en Europe fait son retour sur Xbox. Le premier Rainbow Six a connu un succès mérité, en partie dû à son excellent mode live. Pensant aux pauvres joueurs privés de nouveautés durant la période estivale, Ubisoft nous sort une suite, dénommée Rainbow Six 3 :Black Arrow, consacrée hit bien avant sa sortie, en partie grâce aux promesses alléchantes faites par l’éditeur et par son prix judicieux de 30 euros.
Alors qu’en est-il vraiment ? Est-ce une simple suite ou un nouveau jeu ? La réponse n’est pas si simple…
 
 
 
 
On prend les mêmes et on recommence (ou presque…)
 
Après s’être fait ridiculisés lors du premier opus, nos infatigables amis terroristes reviennent sur le devant de la scène. D’anciens officiers se sont alliés avec d’apprentis Ben Laden pour déstabiliser les pays entourant la mer caspienne afin de contrôler les importantes réserves de pétrole dont dispose cette région du globe terrestre. Voici donc l’équipe Rainbow entraînée dans 10 nouvelles missions qui les mèneront un peu partout en Europe et en Afrique du nord pour faire capoter ce complot.

De prime abord, on pourrait penser que le mode solo ne présente aucune nouveauté. Nous voici donc repartit dans une succession de missions bien moins présentées que dans le premier opus puisque celles-ci ne comportent pas de cinématiques. Les nouveaux environnements à parcourir sont plaisants, mais si votre passion n’est pas de secourir des otages ou de désamorcer des bombes, vous risquez de trouver les objectifs assignés un peu rébarbatifs.

L’intelligence de vos ennemis a été légèrement retouchée. Ainsi, les terroristes ont des réactions plus ou moins réalistes en fonction du mode de difficulté choisi (recrue, vétéran ou élite). Disons qu’ils utilisent plus leurs grenades, qu’ils cherchent à développer un semblant de stratégie pour vous abattre. Leurs balles s’avèrent aussi bien plus fatales qu’auparavant. Malheureusement, ce n’est pas tout le temps le cas. Il n’est pas rare de se retrouver assez proche de son adversaire sans que celui-ci ne bouge. L’IA demeure donc de bonne facture, mais loin d’être un modèle du genre. Le positionnement de vos victimes ne change que rarement sur le même niveau. Le « par cœur » sera donc une nouvelle fois privilégié pour finir une mission. Cela porte un sacré coup à l’aspect stratégique du titre.
Concernant vos coéquipiers, il semble que les problèmes récurrents de pathfinding du premier opus aient été corrigés. Ils ne se coincent désormais plus dans les décors. Un bon point certes, mais leur réaction est toujours aussi lente. Ils vous précéderont rarement dans l’ouverture du feu sur un ennemi et vous ne les verrez jamais passer devant vous, même si votre jauge de vie est dramatiquement entamée. De surcroît, et hormis pour l'infiltration d'une pièce comportant deux portes, on ne peut pas scinder son équipe en deux groupes, ce qui, encore une fois, altère grandement l’aspect stratégique du titre.

Il y a donc des raisons de se sentir floué à première vue. Pourtant, nos p’tits gars d’Ubi ont ajouté un mode très intéressant. Allez faire un tour dans le menu multi et vous aurez l’agréable surprise de découvrir un mode coopératif en écran splitté qui vous permettra de refaire toutes les missions solo avec un ami. Il s’agit incontestablement d’une très bonne initiative.

Une autre nouveauté est constituée par le mode « ruée en solo » où vous devrez remplir des objectifs dans chacun des 10 niveaux disponibles dans un temps limité. Si vous abattez un terroriste, si vous désamorcez une bombe, si vous sauvez un otage, la console vous rétribuera avec un bonus de temps plus ou moins conséquent. A vous de trouver la balance entre sécurité et prise de risque pour espérer remplir votre mission. Il s’agit d’une alternative bienvenue permettant de casser la monotonie des missions à effectuer avec Ding et sa bande.
A noter que vous pourrez aussi effectuer une chasse aux terroristes ou des missions d’entraînement.

Le didacticiel du premier volet des aventures de Ding et compagnie est cette fois-ci séparé du mode campagne. Son utilisation est recommandée pour les personnes qui débuteront la série des Rainbow Six avec ce nouvel opus.

Ubi a donc bien fait les choses en nous offrant un jeu solo qui n’a pas changé sur le fond mais avec de nouveaux modes bien sentis et qui rendent Black Arrow bien plus intéressant que son aîné.
 
 
 
 
Pour quelques parties live de plus…
 
Là encore, rien n’a fondamentalement changé.

Les joutes peuvent donc toujours se dérouler à 16 maximum. Bien entendu, faible upload s’abstenir si votre but est de créer des serveurs. Deux semaines après sa sortie, le nombre de français présent sur ce jeu est déjà énorme. Les développeurs récoltent ainsi les fruits de leur travail sur le mode online du premier volet. En effet, on peut ne pas aimer Ubi Soft, mais il s’agit de l’un des rares éditeurs à suivre ses titres en proposant de régulières mises à jour, de nouvelles maps, etc…
Et heureusement qu’ils suivent bien leurs jeux live car ils vont avoir du boulot dans les prochaines semaines. Si l’ensemble du jeu est assez stable sur le live (assez peu de lag), il reste quelques bugs assez fâcheux.

Le premier est présent dans les fonctionnalités « Tsunami ». On peut désormais envoyer des messages vocaux à ses amis durant le jeu. Cela est bien géré. Mais s’il vous prend l’envie de les écouter alors que vous jouez, vous ne pourrez plus communiquer avec les personnes avec qui vous vous battez. Gênant.
Créer son clan est très simple et intuitif. Vous choisirez ainsi le nom de celui-ci, son slogan et pourrez dessiner son logo avec les motifs que comporte le jeu. Et votre pseudo se verra affublé du nom de votre clan pour toutes vos parties sous Rainbow. Vous pourrez bien entendu dissoudre votre team si elle ne vous plait plus. Plusieurs degrés d’accréditation sont disponibles pour vos membres. Ainsi, le directeur et les commandants peuvent recruter directement des membres, ce qui n’est pas le cas pour les autres personnes faisant partie de votre équipe. A vous de donner ces grades à vos acolytes en qui vous avez pleine et entière confiance.
Une option « compétition » a été implémentée. Elle vous permet de créer vos propres tournois entre teams.

Au niveau des modes de jeu, vous retrouverez donc les sacro-saints mission, chasse aux terroristes, survie, survie par équipe et deux petits nouveaux qui sont récupération et conquête totale.
Ces deux derniers sont très bien faits et apportent un vent frais sur le petit monde des Rainbow.
Dans « Conquête totale », votre équipe aura pour but de s’emparer de 3 relais satellites répartis sur la map. Si vous réussissez à tous les contrôler durant un laps de temps prédéfini, vous remportez la manche.
Dans « récupération », votre équipe doit s’emparer d’un cylindre et le déposer dans une zone déterminée. Bien sûr, le joueur qui s’empare de l’objet tant convoité se voit désavantagé puisqu’il ne peut plus utiliser que son arme secondaire et émet une fumée permettant à ses adversaires de le localiser.

Vous l’aurez compris par vous même, ces deux modes de jeux demandent une coordination d’équipe pour espérer l’emporter. Cela renouvelle vraiment le jeu et désormais, lorsque l’on cherche un serveur, le choix des types de parties est bien plus varié. Malheureusement, un autre bug est présent dans ces deux modes. En effet, à chaque mort, vous ressuscitez à votre point de départ. Certains joueurs peu scrupuleux se positionnent donc dans votre camp pour éliminer lâchement chaque membre de votre équipe qui a rencontré Jésus et ainsi faire grimper leurs statistiques en flèche. Mais Ubi promet que ce problème sera réglé dans un update qui ne devrait plus tarder à arriver.

Pour élaborer votre stratégie d'attaque, avant une manche, chaque équipe se retrouve dans un lobby où elle peut changer d'arme et parler sans que les murs aient des oreilles. Cela faisait cruellement défaut au premier opus.

18 maps sont disponibles. La plupart sont inédites, mais 2 cartes issues de Rainbow Six 3 sont réutilisées. Il s’agit de garage et aéroport qui ont subi quelques subtiles modifications dans certains passages. Cependant, les personnes qui ont une grosse connexion et qui veulent jouer à 16 s’ennuieront ferme puisque seules deux maps peuvent accueillir un tel nombre de participants. Mieux vaut donc se contenter de créer des serveurs à 12 joueurs.

Avec une gestion du réseau de bonne facture, les nouvelles possibilités du Xboxlive 3.0 et les nouveaux modes de jeu qui relancent l’intérêt, Black Arrow réussit son pari et supplante une nouvelle fois son aîné…
 
 
 
 
Do you speak english ?
 
Sorti en novembre 2003, Rainbow Six 3 était un titre aux graphismes chatoyants. Lorsque nous en avons effectué le test en juin dernier, c’était déjà moins le cas.

Reprenant le même moteur que son prédécesseur, Black Arrow demeure donc un titre avec une bonne qualité graphique, mais plus aussi impressionnant qu’à sa sortie, surtout quand on le compare à des titres comme Chronicles of Riddick. Les textures sont donc bien mais pas top et le design général se révèle plutôt anguleux.

Les nouvelles maps jouissent d’un level design inspiré et sont beaucoup plus aérées. Elles disposent de points de passages plus importants, surtout pour les cartes jouables online.
Le jeu ne rame jamais. Le moteur physique est toujours aussi bon et vos ennemis s’effondrent irrémédiablement dans des positions tantôt réalistes, tantôt fantaisistes. Vos armes laissent des impacts de balles sur les murs, des gerbes de sang viennent les décorer, etc… Par contre, l’interaction avec les décors est à l’avenant de celle du premier opus, à savoir limitée puisque, à part détruire des portes et des bidons, on ne peut pas se défouler sur beaucoup d’autres objets.

L’aspect sonore reste très soigné. Ainsi, si vous avez un communicator, vous pourrez entendre les commentaires de votre supérieur et de vos coéquipiers à intelligence réduite et aux accents caricaturaux. Les bruits des armes à feu sont très bien rendus (croyez moi car les armes, c’est mon métier), et les balles sifflent autour de vous avec réalisme. De même, les grenades et autres coktails molotov laissent échapper des volutes de fumée et des gerbes de flammes crédibles. Bref, c’est du tout bon.

La maniabilité n’a pas changé. Elle demeure donc parfaite et l’on peut toujours donner des ordres à ses coéquipiers via le communicator ou le pad. Dans un souci de vous aider à perfectionner votre anglais, ceux-ci s’effectuent désormais dans la langue de shakespeare. Vous devrez donc mémoriser les ordres dans ce merveilleux dialecte et avoir un accent correct. Ubi soft et l’éducation nationale : un nouveau partenariat…
Mais bon, pas de panique pour les anglophobes. Cela relève plus du gadget et les ordres sont très faciles à donner au paddle.

La réalisation du titre n’a donc que très peu évolué, mais reste d’un niveau tout a fait honorable et si tous les jeux sortis à ce jour disposaient de la qualité de Black Arrow, ce serait la panacée.
 
 
 
 
Black Arrow s’installe donc durablement sur nos Xbox. On peut déjà dire que ce sera le FPS le plus joué sur le live jusqu’à la sortie de Halo 2 qui devra disposer d’un mode online en béton armé pour espérer le détrôner. Les quelques ajouts au mode solo sont appréciables et apportent une variété bienvenue. Quant aux nouveaux modes de jeux online, ils redonnent une dimension tactique et un intérêt à jouer en équipe. Et quand on voit avec quelle facilité on peut créer un clan…
Ubi Soft aurait pu se contenter de sortir un Rainbow Six 3 1.5. Cela aurait été mal connaître cet éditeur décidément en forme depuis quelques temps. Pour moins de 30 euros, vous disposerez donc du Rainbow Six ultime. Chapeau messieurs d’Ubi Soft pour votre politique commerciale et votre professionnalisme. Amis joueurs, amateurs de FPS, vous savez ce qu’il vous reste à faire…

PS : si vous souhaitez des informations plus détaillées sur le jeu, je vous renvoie vers le test du premier opus réalisé par le géniallissime Prune. Et un grand merci à Lwinuls pour son aide dans la réalisation de cette critique.
 
 
 
 

+ -
- La possibilité d’effectuer le mode solo en coopération
- Les nouveaux modes de jeu sur le live
- Les fonctionnalités « Tsunami »
- Le prix
- Quelques bugs à corriger en live
- L’IA en mode solo.
- Les joueurs plus forts que moi…

voir la fiche du jeu 18 15
voir la galerie complète Note online Note offline

 

Acheter sur

  Prix Neuf : 59.97€ 


   

Copyright Xboxlive.fr 2002-2011 - Tous droits réservés - 23 connecté(s)  Publicité