S’intitulant à l’origine « La commedia » (La Comédie) et à titre posthume uniquement, ce n’est qu’à partir de l’édition de 1555 que celle-ci s’est nommée «La Divina Commedia » (La Divine Comédie) et Visceral Games s’en est donc vaguement inspiré pour concevoir la trame de Dante’s Inferno.
Que peux bien donner la transposition de la littérature du 14° siècle dans du beat’em all ?
Hell’s Angels
Les anges débarquent en enfer et ça va fumer ! Tout commence par le retour de Dante chez lui après de longues croisades pendant lesquelles il a péché par la luxure. Le diable ayant constaté cette infidélité voit donc son pari avec Béatrice gagné et l’emmène donc avec lui.
Dante va donc devoir traverser les neuf cercles de l’enfer pour retrouver sa tendre et sauver son âme.
C’est ici que s’arrête l’Histoire et commence ripaille ! A grands coups d’épée, de hache et d’autres armes à bords tranchants, vous allez découper du mort, écarteler du squelette, étêter du démon et autres anges noirs... Bref, vous avez commandé du lourd, du saignant et vous allez être servi. Rien ne vaut tant ce bon défouloir qu’est le beat’em all où appuyer sur le bouton A en rafale fait gicler le sang sur tous les murs !
Face à la Mort, votre tout premier boss, votre première question va être : « Mais il est où ? » et là, une voix lointaine qui n’est pas le poète Virgile va vous laissez un QCM au choix:
- "Mais il est où qui ?"
- "DTC ?"
Et on peut d’ores et déjà dire que la seconde réponse est la bonne. Les boss vont de grands à gigantesques, mais lors des passes d’armes, vous pourriez ne plus les voir car, malheureusement, la caméra ne suit pas. Vous voilà à galoper dans tous les sens pour éviter de vous faire pré-découper et vous retrouver enfin en face à votre ennemi.
Virgile est l’âme bleue qui vous sert de guide et que vous rencontrerez à des divers endroits prédéfinis, eux-aussi, afin de vous orienter dans certains passages plus ou moins délicats.
Et puisque nous entrons dans le délicat, allons y gaiement ! Le jeu est certes plein de globules rouges, mais aussi de fesses et de seins bien rebondis. A ne pas mettre entre toutes les mains donc, la tendresse et la délicatesse n’étant pas du lot. Vous aurez donc l’occasion d’admirer Béatrice sous presque toutes ses coutures lors des cinématiques.
Fort heureusement pour nous, les poitrines sont bien dessinées. Tout comme les décors et malgré l’usage omniprésent du feu, la lumière jetée par les flammes est bien rendue.
Le design justement est propre à chacun des cercles que vous devrez traverser. Et puisque l’on parle de traverser, passons aux époques et leurs différents traitres que vous serez à même de punir ou d’absoudre selon votre humeur. Cela vous rapportera des âmes supplémentaires qui vous serviront à améliorer vos capacités et votre magie. Dans la liste des choses utiles à acquérir, vous avez par exemple l’augmentation de la barre de vie pour le passif et différents sorts fort utiles en fonction des ennemis que vous rencontrerez (Telles les saintes croix sur tout ce qui vole par exemple).
L’enfer est pavé de bonnes intentions
Et parmi les bonnes intentions du studio, le framerate qui ne souffre pas malgré l’arrivée de nombreux ennemis ou boss à l’écran par moment. A l’inverse, plus vous aurez d’ennemis à l’écran et moins vous verrez ceux qui vous attaquent dans le dos. La caméra étant fixe, il vous faudra parfois faire plusieurs « tours de piste » avant de vous retrouver en face et, pour la même raison, vous ne pourrez profiter des décors lors de vos temps libres.
Ca fera au moins augmenter un peu la durée de vie d'un joueur standard puisqu'après de petites discussions avec des amis, certains l'ont rushé en à peine plus de 6h en difficulté normale et ont mis jusqu'à 15h en mode infernal. En réalité, ils ont refait le jeux plusieurs fois pour récupérer les reliques en normal et partir équipés en Infernal. On peut donc dire que pour les plus voraces qui souhaitent le finir dans tous les sens, il faut compter 20 bonnes heures.
Musicalement parlant, ça tient le coup ce coté musique classique tout au long du jeu. Elle sait se faire discrète pour ne sembler être qu’un léger, très léger fond sonore. Là où le bât blesse, c’est le perpétuel gémissement. L’enfer, on y est, on le sent, mais surtout on l’entend. J’ai, et à plusieurs reprises, retiré le casque pour entendre autre chose que ces jérémiades toutes les 10 secondes.
Les p’tit gars de chez Visceral ont beaucoup travaillé sur le moteur et le graphisme. Cela s’en ressent et le jeu est beau et fluide. Les boss sont aussi gigantesques que le jeu est répétitif. La prise de main est aisée mais on ne peut admirer les décors…
Je pourrais en débiter pendant des heures, mais au final, on obtiendrait le même résultat. Chacun ses goûts, mais moi, je l’attendais ce Beat’em all, je reste sur ma faim !
Il ne reste plus qu’à attendre son DLC « Martyre de Ste Lucie » pour voir ce que cela peut donner en multi, mais un coop sur l’ensemble du jeu aurait pu être sympathique.
+
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- graphismes
- ambiance
- musique
- bande son
- camera fixe
- répétition des ennemis