Test de Dead Space 2
écrit par Stephmomo-Uruktar (Live)
 
 
Vous voilà de retour pour incarner Isaac. Pas Isaac Hayes, non... La soul music c'est pas vraiment le sujet. Ici c'est une petite musique bien plus oppressante qui va résonner à vos oreilles... Pas Isaac Newton non plus. Bien que la loi de la gravitation ait son importance dans l'univers torturé de Dead Space. Vous êtes bel et bien Isaac Clarke, rescapé de la boucherie spatiale de l'USG Ishimura. Alors ? Prêts à vous replonger dans l'enfer imaginé par Visceral Games.. ?
 
 
 
 
Stase et autres réjouissances...
 
Quoi de plus agréable que de commencer un survival Horror engoncé dans une camisole de force ? Les premières minutes nous rappellent, si besoin en était, à quel point jouer à Dead Space s'avère être éprouvant pour les nerfs... Les premières minutes ont donc la particularité de vous confronter directement à l'horreur, parti pris qui annonce une suite pêchue, qui compte plus sur l'effroi de la confrontation que sur la torture de l'imagination...

La mécanique du jeu est donc à la fois basée sur l'action et sur l'ambiance. A vous les confrontations avec les plus dégoûtantes bébêtes de l'univers : Les nécromorphes. Ces horribles créatures peuvent prendre bien des aspects bien différents et pourront vous attaquer de multiples manières. Mention spéciale au « Traqueur » qui m'a traumatisé par sa roublardise et ses attaques fulgurantes.
Ne vous inquiétez pas, vous ne vous perdrez pas dans DS2. D'une part car le jeu ne laisse que peu de liberté de mouvement (on n'est pas dans Red dead redemption, quoi!) mais aussi parce que vous avez la possibilité d'une simple pression sur LB de faire apparaître un « fil d'Ariane » qui vous indiquera votre objectif mais aussi les endroits stratégiques tel que le point de sauvegarde, le stock ou la station d'amélioration les plus proches. Les stations d'améliorations, parlons en : Elles vous permettent d'upgrader vos armes et équipements en échange de « points de force » disséminés tout au long de l'aventure. Ce principe, conservé depuis le premier opus, apporte un aspect stratégique intéressant dans la gestion de l'amélioration de votre personnage.

Dead space a aussi ce petit aspect « technique » qui fait que l'on a forcément envie d'y revenir... La maîtrise des armes (originales...Oui, originales ! C'est possible!), la gestion de la stase (permet de ralentir les ennemis) et de la télékinésie font du titre de Visceral un bon challenge pour les joueurs aimant la performance. D'ailleurs, vous pourrez essayer le mode « fou furieux » qui ne dispose que de trois sauvegardes possibles sur toute la longueur du jeu. Bon courage.

Pour ce qui est du scénario, pas de surprises, attendez vous à un délire mystico-spatial bien sympa, dans la pure lignée de Dead Space 1. Attendez vous également à des scènes promises à devenir culte comme la scène « du train » tout bonnement démentielle. D'ailleurs, d'un point de vue général la mise en scène est juste exceptionnelle. Du grand art qui n'a rien à envier aux meilleurs films hollywoodiens du genre.
 
 
 
 
Démembrements en Live...
 
Que dire du multijoueur de Dead Space 2 ?
Déjà que le concept est plutôt une bonne idée. En effet Visceral avait fait entendre qu’un multijoueur sortirait pour ce jeu, et l’idée en avait choqué plus d’un, Dead Space étant un Survival-horror. Cependant, l’idée de faire s’affronter une équipe de sécurité contre une équipe de necromorphes était tentante.
Huit joueurs, deux équipes de quatre, un objectif, du temps, et deux manches. Les humains doivent remplir une série d’objectifs en un temps donné pendant que les necromorphes s’évertueront à les arrêter. L’équipe de sécurité devra donc, la plupart du temps, activer des consoles en laissant appuyer la touche A, mais ils devront aussi escorter un joueur, détruire des jonctions, et même des monolithes.

Le joueur humain a à sa disposition deux armes : le cutter plasma et le fusil d’assaut au début du jeu, un kit de soin au max, et une réserve de stase. Des armes et améliorations seront déverrouillages au fil de la progression. Les humains pourront tuer des joueurs ennemis ou des necromorphes joués par l’I.A pour obtenir des kits de soins, des munitions, et des recharges de stases. Jusque-là, pas trop de différence avec la campagne, si ce n’est que les kits de soin sont tous au maximum, et que les munitions ramassées rechargent les deux armes.
Lorsqu'on incarne un necromorphe, on a le choix entre quatre classes sachant que chaque classe est disponible après un temps précis d’attente après chaque mort :
- la meute (sorte d’enfant necromorphe) qui sera disponible au bout de deux secondes ;
- le rodeur (bébé à tentacules) qui sera disponible au bout de quatre secondes ;
- le vomisseur qui sera disponible au bout de six secondes ;
- le cracheur qui sera disponible au bout de huit secondes.
Chaque classe à ses caractéristiques bien spécifiques. Ainsi, la meute sera fragile, mais rapide et ses exécutions seront longues et permettront de gagner du temps. Le rôdeur a la capacité unique de marcher sur les murs, le vomisseur est redoutable au corps à corps, mais il est plutôt lent, et le cracheur est redoutable à distance comme au corps à corps.
Bien que le cracheur soir le necromorphe qui mette le plus de temps à être disponible, ce n’est pas forcément le plus puissant, il vaut mieux varier les classes avec les autres membres de l’équipe pour établir une stratégie efficace. Le multijoueur comporte quatre cartes avec ses règles bien précises, chaque partie comporte deux manches pour que tous les joueurs puissent jouer humain et necromorphe.
A noter que si vous avez acheté le jeu d'occasion il faudra, comme dans tout jeu EA qui se respecte, débourser une dizaine d'euros pour pouvoir jouer sur le Live. Discutable...
 
 
 
 
C'est beau la mort...
 
Techniquement, DS2 fait incontestablement partie du haut du panier de la ludothèque 360. D'un point de vue graphique le jeu est beau et légèrement plus fin que son prédécesseur qui était déjà de belle qualité. L'ambiance sonore, quant à elle, démontre à quel point il est important que les développeurs accordent une place de choix à cet aspect technique d'un soft. Quel bonheur auditif, ce Dead Space ! A noter que le soft tient sur deux galettes, rien d'étonnant quand on songe à la richesse du jeu. Comptez d'ailleurs sur une durée de vie fort acceptable pour le genre.
Le gameplay est, lui aussi, de bonne facture et l'on contrôle facilement Isaac. Plus les heures passeront plus vous maîtriserez avec plaisir la stase et la télékinésie : Des éléments très importants qui différencient DS du reste de la masse.
 
 
 
 
Dead Space 2 est un très bon jeu. Dans la pure lignée du premier opus, le soft en rajoute encore et ne fait pas dans la demi-mesure. Mise en scène hollywoodienne, ambiance oppressante et action électrisante, un pur bonheur vidéoludique qui s'apprécie sans modération même si certains regretteront un manque de subtilité au côté "horrifique" du titre. Ajouté à cela un Live intéressant le jeu fait partie des incontournables de la 360 n'en doutez pas ! Si vous n'avez pas encore le jeu, qu'attendez-vous ?
 
 
 
 

+ -
- Un vrai « survival »
- Graphiquement réussi
- Une ambiance sonore impeccable
- Une mise en scène spectaculaire
- Peut être trop scripté
- L'effet de surprise n'y est plus...
- Live payant pour le marché de l'occasion

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