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Test de Silent Hill : Downpour
par Risenful
Silent Hill. Il y a quelques années, le simple fait d’évoquer ce nom pouvait faire frissonner de nombreux joueurs. Mais les derniers volets de la saga ont quelque peu baissé en qualité et à l’instar de la licence Castlevania, Konami a décidé d’« européaniser » son titre pour reconquérir son public. Et ce sont les tchèques de chez Vatra Games qui ont hérité de cette lourde tâche.
Peine capitale
L’histoire prend place dans un centre pénitencier ; vous y ferez connaissance du héros de l’aventure, un détenu nommé Murphy Pendleton. Très peu d’informations filtrent à son sujet, à commencer par la raison de son emprisonnement. On sent clairement que notre personnage détient un lourd fardeau et que la violence n’est pas un souci pour lui. Ce manque d’information est réellement un moteur pour le scénario car on se pose pas mal de questions à son sujet...

Et c’est lors de son transfert vers un autre centre, que le fourgon de police subit, comme par hasard, un dramatique accident de la route. Manque de bol, vous voilà échoué à Silent Hill, une petite bourgade sympathique et fort accueillante. Très vite, l’aventure se transforme pour notre héros en une quête de rédemption où son salut se trouve quelque part dans la ville maudite.

Silent Hill Downpour tente de compiler le meilleur de chaque épisode. A commencer par une aventure qui se découpe entre résolution d’énigmes et affrontements. Dès le début de la campagne solo, d’une durée de vie plutôt faible tournant vers les huit heures de jeu, le joueur peut sélectionner la difficulté des casse-têtes et des affrontements. Et autant le dire tout de suite, une de ces deux parties est totalement ratée.

En effet, Silent Hill Downpour propose des affrontements assez risibles, finalement le gros point noir du soft. Un bouton est dédié à frapper et un autre à se protéger. Les combats se résument simplement à contrer jusqu’à ce que l’ennemi cesse de vous attaquer pour ainsi le frapper et ainsi de suite... Le tout avec des animations pas franchement réussies. D’ailleurs, dès que notre héros est entouré de monstres, la solution la plus sage est finalement la fuite. Et en parlant de montres, le bestiaire proposé n’est pas vraiment diversifié avec seulement cinq ennemis différents tout au long de l’aventure.


Heureusement, les casse-têtes proposés sont plutôt bien faits et certains vous donneront réellement du fil à retorde. Ce nouvel épisode introduit un système de quêtes secondaires afin de rendre l’aventure moins linéaire et propose également au joueur un sentiment de liberté dans cette ville désertique.
En cuisine maintenant
Le soft est, au final, un mélange entre Alan Wake et Silent Hill 2 et malgré le fait qu’il n’atteint pas la qualité graphique du titre de Remendy, le rendu global à l’écran reste tout de même honnête. On ne dira jamais de Silent Hill Downpour qu’il est beau mais on ne dira jamais son contraire. Les décors restent globalement assez réussis avec une virée dans une mine inquiétante, les forêts et une ville de Silent Hill plus fantomatique que jamais. Par contre, on peut tout de même saluer le travail effectué sur l’expression faciale du héros qui arrive avec brio à nous faire partager sa peur et son angoisse.

Une des nouveautés de cet épisode est d’effectuer des choix à des moments clés de l’aventure qui détermineront la fin de votre histoire. A noter qu’il n’existe pas moins de cinq fins différentes en fonction donc de vos choix et de la façon dont vous jouez. Vous pouvez par exemple ne tuer aucun ennemi tout au long de l’aventure. Mauvaise nouvelle par contre pour les fanas de succès, il est impératif de terminer cinq fois le jeu pour espérer obtenir les 1000G.

Enfin, évoquons la partie sonore du titre qui en avait inquiété plus d’un lors de l’annonce de la non participation d’Akira Yamaoka, compositeur sonore des épisodes précédents. Son successeur, Daniel Litcht s’en sort haut la main avec des musiques qui collent parfaitement à l’ambiance et à la licence. Le doublage anglais est pour sa part d’excellente facture et les divers messages radiophoniques éparpillés tout au long de l’aventure rappellent sans aucun doute un certain Alan Wake.
L'avis de Risenful
Au final, Silent Hill Downpour rehausse le niveau des dernières productions sur la licence, malheureusement il pêche avec des affrontements trop maladroits et sans aucune saveur. L’aventure proposée est tout de même prenante, le héros finalement attachant et malgré une durée de vie assez faiblarde et une réalisation quelconque, c’est avec un certain plaisir que l’on parcourt, de nouveau, les rues de Silent Hill.
LES PLUS
- La partie sonore maitrisée de bout en bout
- Un personnage principal intriguant et attachant
- Certains casse-têtes
LES MOINS
- Des affrontements totalement ratés
- Une durée de vie faiblarde
- Visuellement quelconque
- Bestiaire peu diversifié
OFFLINE 13/20
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