C’est la guerre…. Le Zékistan, un pays islamo- pas gentil, est dirigé par un tyran qui fait des méchancetés dans son pays et qui en veut à tout le monde mais surtout aux impérialistes américains… Heureusement que des gentils soldats à la bannière étoilée ont décidé de mettre un terme à ses exactions. Un sentiment de déjà-vu ??? Bon, je vous l’accorde, ça part mal, surtout quand on est un anti-Mac Do (José, on te salue). Ceci dit, c’est avant tout un jeu, alors voyons voir ce qui se cache derrière ces prétentions de maître de l’univers.
Engagez-vous !
Quand on lance le jeu, ce qui frappe c’est la sobriété du menu d’accueil. Nous avons donc un mode solo, un mode Live, un mode suppléments et les options classiques : le son, l’image et une configuration de commandes minimaliste. C’est plutôt sobre, mais bon l’armée n’est pas connue pour faire des effets de style. On n’est pas dans l’émission QUEER. Alors, on se lance. On se créé un profil et on commence. Hop, Hop, Hop, Chef, Oui, Chef !!
Tout d’abord, on formate le futur militaire. La transformation du simple civil en combattant aguerri s’effectue en 5 petites missions. Simples, mais progressives, elles vous permettent de maîtriser progressivement les différentes possibilités que vous offre le jeu. On découvre alors un gameplay original et bien pensé. En effet, vous ne faites que diriger votre escouade. Les fans de FPS en seront pour leur frais car on ne dirige pas chaque homme, on les guide seulement. Vous déplacez votre unité en positionnant un curseur qui vous indique si vos hommes seront à couvert à l’endroit désigné et toute l’équipe se déplacera alors en courant pour se positionner. Ce déplacement peut également être fait en assurant une couverture sur un secteur de tir précis, mais vous serez alors à découvert plus longtemps, car vos hommes marchent et pointent leur arme vers ce secteur. Vous pouvez également désigner un secteur de tir à vos hommes, qui se chargeront alors de manière autonome d’éradiquer toute présence ennemie dans le secteur considéré. A noter, la présence d’un tir de barrage qui obligera vos ennemis à baisser la tête pendant qu’ils serrent des fesses. Tout cela vous permettra donc de permettre à une des deux équipes de progresser pour pouvoir déloger le zékistanais. Tout cela rappelle les classes pour ceux qui ont connu le service militaire et ce bon adjudant de compagnie qui vous beugle dessus à tue-tête…. Vous aurez droit à des grenades fumigènes ou à fragmentation pour les cas les plus difficiles, mais leur nombre est très limité et vous apprendrez vite à ne pas gaspiller. Au terme de ces missions, vous dirigerez facilement les deux équipes de 4 hommes, composées de manière identique. Un chef d’escouade, un grenadier, un mitrailleur et un mitrailleur avec arme automatique (la différence est la cadence de tir).
Après l’entraînement, vous êtes remonté à bloc et vous avez hâte d’écraser ces terroristes dans leur propre pays. Après une petite cinématique assez sympathique, vous ne tardez pas à entrer dans le vif du sujet et bientôt les balles sifflent et les fesses se serrent. Il demeure que graphiquement, c’est très joli. Les différentes parties de la ville sont bien rendues et on s’immerge très rapidement dans une ambiance très orientale, aidé en cela par une musique de fond discrète mais efficace. Votre escouade répond au doigt et à l’œil et vous aurez tôt fait d’éliminer les premiers ennemis. On se prend en effet très vite à faire des progressions par bonds, en se protégeant mutuellement, à chercher des moyens de contourner l’ennemi pour le prendre à revers, enfin bref, la métamorphose est quasiment complète. On regrette cependant que dans ces villes traditionnellement pleines de ruelles adjacentes et fourbes, on ne puisse finalement emprunter que la ligne droite. On peut contourner un bâtiment, voire un groupe de bâtiment, mais faire un petit détour pour visiter la vieille ville est interdit par les instances de l’état-major, ah, ces planqués d’officiers.
La difficulté du jeu est assez bien jaugée. Si vous avancez à découvert sans prendre de précaution, un de vos hommes a vite fait d’être touché. Il vous faudra alors le transporter jusqu’au camion médical pour qu’il y soit soigné, ce qui signifie d’une que vous serez ralenti et deux que deux de vos hommes ne pourront rien faire durant ce laps de temps. Cela dit en passant, c’est également auprès de ce camion que vous faîtes le plein de munitions, ce qui est assez cocasse. Mais que deux hommes soient touchés et c’est la fin. Après tout, vous dirigez des américains, qui n’ont que peu de pertes dans tous les conflits. Aussi, il est vivement conseillé d’avancer prudemment et d’économiser ses munitions, l’option munition infinie n’étant pas de mise dans ce jeu. Mais bon, des points de sauvegardes sont disponibles assez souvent dans le jeu, ce qui permet de rester toujours sur la brèche.
Enfin, le jeu a quand même quelques défauts bien lourdauds. La linéarité tout d’abord, au sens propre comme au sens figuré. Même si elle vous évite de vous perdre et de dépenser des sommes folles en bakchich et en plans, le scénario n’a aucune possibilité d’évolution. Par exemple je me rappelle que, pris sous les feux croisés de tireurs embusqués, je les ai délogés à grands coups de lance-roquettes. Quelle ne fut pas ma surprise de voir un groupe de rangers masqués arriver alors sur les chapeaux de roues pour tuer ces mêmes terroristes que l’on voie sauter par les fenêtres en criant d’effroi…. Les ennemis sortent toujours des mêmes endroits, au même moment et utilisent les mêmes itinéraires. En plus de ça, l’intelligence artificielle des Zekistanais est digne d’un cervelas trépané. Ils se campent parfois à découvert alors qu’un abri se trouve à 2 mètres, attendant la balle mortelle. Leurs réactions n’évoluent pas suivant votre jeu, ils suivent le script avec empressement.
On est cependant bien pris dans l’histoire et on finit le jeu, un peu rapidement peut être, mais content, même si cela prend une dizaine d’heures. N’espérez pas allonger la durée de vie du logiciel en reprenant l’aventure en augmentant la difficulté. La seule chose qui change alors est que l’ennemi de la démocratie vise mieux et tape dans l’œil. Les Zékistanais ne seront pas plus nombreux et surtout, ils apparaîtront au même endroit… C’est chouette non de réaliser à la fin d’un jeu qu’on aurait dû directement commencer en difficile car c’est le mode facile en mieux ?
Rengagez-vous !
Notre première permission hors du Zékistan passée, après avoir rejoint Cindy et notre ribambelle d’enfants souriants et obèses, nous sommes pressés de retourner dans ce pays afin d’en découdre encore avec ces sales terroristes barbus. Mais, comme vous ne voulez plus y aller tout seul, la peur vous étreignant peu à peu, vous vous dîtes : « Et si j’emmenais un copain ? On pourrait refaire Band of Brothers au Zékistan !!!!! », et hop c’est parti, on lance le mode Xbox Live.
On passe alors prendre ses ordres dans le menu du Xbox Live. On est tout de suite acclimaté avec les coutumières options Live Optimatch et Match Rapide. On reste sur des bases solides. On saute du C135 et on ouvre son parachute. Mais le plus dur est de trouver une partie en cours. En effet, le jeu ayant déjà quelques mois d’ancienneté, il peut être difficile de trouver une partie sans avoir pris préalablement rendez-vous. Gageons que le contenu en ligne, à savoir de nouvelles missions identiques à celle du jeu en PC, relancera l’engouement pour ce jeu des plus intéressants. Ce contenu est payant mais cela devrait sûrement vous permettre de trouver plus de monde sur le Live qu’actuellement. La guerre de tranchée est en effet incompatible avec les contraintes de la guerre moderne.
Je contacte mon officier de quart qui m’ordonne de contacter un soldat possédant ce jeu afin d’y jouer sur le Live et enfin, je joue en Live. Chacun dirige une équipe et la communication au micro permet d’interagir en temps réel avec la situation. On se dit alors que le jeu prend vraiment toute sa dimension en Live car le réalisme monte encore d’un cran. En effet, plus besoin de passer d’une équipe à l’autre, l’action est simultanée. On se transforme en véritable chef d’équipe et on attaque de concert ce petit bout de colline qui est d’une importance cruciale pour gagner la guerre.
Bon, ceci dit, ça a un air de « déjà-vu » (en français dans le texte). En effet, il n’y encore une fois, aucune différence avec le jeu en mode solo. Les ennemis sont toujours aussi idiots, mais bon, ce sont des terroristes, on leur pardonne, par contre le jeu est toujours aussi linéaire et malheureusement, toujours aussi identique. C’est lassant. On en vient à regretter d’avoir joué au mode solo auparavant. Ainsi donc, si vous vous posez des questions, revoyez le paragraphe précédent…
Aujourd'hui c'est l'armée de métier
D’un point de vue plus terre à terre, le jeu est graphiquement réussi. L’environnement urbain est bien rendu. Cela est d’autant plus important dans ce type de jeu où le réalisme est la base du gameplay. Cela facilite grandement l’immersion du joueur. Vous aurez vite tendance à épier les fenêtres et les balcons pour chercher un ennemi embusqué. Dans la même idée, l’animation des membres de votre escouade est parfaite. Ils se déplacent avec un style ramassé que seul un militaire qui a peur de prendre une balle peut adopter sans risquer un tour de rein.
Mais nous le savons, la qualité graphique seule n’assure pas un bon jeu. Et là, l’équipe de Pandemic Studios a réussi son pari, car la bande-son frise tout simplement l’excellence. Comme je l’ai déjà dit, la musique de fond, qui mixe avec brio des thèmes de film de guerre et de la musique plus orientale, vous plonge avec délice dans cet univers viril et tumultueux de la guerre contre le terrorisme international. Pour ce qui est des bruitages, ils sont réussis et rehaussés par la gestion des vibrations. Vous sentirez les explosions de grenades, les tirs de mitrailleuses lourdes. Bref, tout dans ce jeu vous pousse à une immersion complète, visant à vous faire porter un treillis de camouflage pour y jouer.
La gestion du Live est également réussie. En effet, aucun lag à l’horizon, même avec une petite connexion et la gestion de la voix est excellente car elle ne souffre tout simplement aucun défaut. Certes, les temps de chargement sont peut être un peu long, mais une fois le niveau chargé, c’est fini et vous jouerez le niveau complet sans coupure, ceci expliquant cela.
Globalement, l’équipe de Pandemic Studios a pleinement réussi son pari, Full Spectrum Warrior étant un jeu plutôt prenant. Aidé par sa qualité graphique et son background, il permet une immersion complète très rapide. Malheureusement, la linéarité du titre et le manque d’intelligence artificielle du Zékistanais moyen grève la qualité de ce soft pourtant agréable.
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- Gameplay innovant et agréable
- Un contenu très réaliste et immersif
- Trop linéaire et durée de vie courte
- Peu de fréquentation sur un mode Live pourtant intéressant
- Intelligence artificielle limitée
- Jeu quelque peu partisan