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Test de Prototype 2
par Uruktar
Avec un jeu "sur-violent", vitaminé et un gameplay explosif, Prototype avait de quoi convaincre. Qu'en est-il de cette suite qui nous fait découvrir un nouveau protagoniste ?
Le Créateur et la Créature
Prototype 2 prend place après le premier opus : Le Virus Mercer s'est répandu dans New York et la ville a été divisé en trois zones. La zone verte est la partie de la ville où l'infection ne s'est pas déclarée, c'est le seul endroit de la ville complètement sûr. La zone jaune est sous quarantaine, on y envoie toutes les personnes contaminées ou suspectées de l'être. Et enfin la zone rouge, point d'émergence du Virus et le terrain de jeu du terrifiant Mercer.

Vous incarnez le sergent James Heller, un homme qui vient de tout perdre à cause de l'infection. Sa femme et sa fille, contaminées ont été emmenées et exécutées par Blackwatch. Notre sergent, n'ayant plus rien à perdre, s'en va avec un escadron dans le pire endroit sur Terre, la zone rouge. Malheureusement le véhicule est rapidement abattu et vous vous retrouvez piégé, seul. C'est alors que vous apercevez le responsable de l'infection. Vous lui tranchez la gorge mais Mercer est bien plus coriace que cela et vous repousse sans gêne. Vous lui courrez après jusqu'à ce qu'il vous agrippe pour vous contaminer. Seulement vous ne mourrez pas et vous êtes récupéré par Blackwatch, cette armée privée censée tout faire pour contrer le virus. Bref, vous êtes prisonnier... mais pas pour très longtemps. Vous l'avez compris nous voici devant un scénario très classique.

Une fois la base du scénario en place, il vous faut apprendre à gérer votre mutation, ce qui ne sera pas chose facile. Heller est capable de sauter à plusieurs dizaines de mètres de hauteur, de courir trois à quatre fois plus vite qu'un homme normal, de planer quelques instants et d'effectuer de rapides bonds. Cela semble peu, mais lorsque les ennemis se font trop nombreux il n'est pas rare de s'emmêler les pinceaux et de se retrouver à faire n'importe quoi. Heureusement votre jauge de vie considérable vous fera survivre à presque toutes les agressions, ce qui vous laissera le temps de prendre la main.

Les mécanismes du jeu tournent autours de la possibilité "d'assimiler" les personnages pour revêtir leur apparence et ainsi s'introduire un peu partout. En revanche on remarquera le manque de réaction des gardes lorsqu'ils aperçoivent l'un de leurs collègues faire un bond de dix mètres par dessus un mur et s'en sortir indemne mais il est vrai que l'entraînement militaire est poussé aujourd'hui... Les gardes ont ainsi une jauge de vigilance se remplissant au fur et à mesure de leur suspicion mais elle ne se remplira complètement que si vous agressez ouvertement un garde ou que vous jouez trop à Superman devant eux, tout le monde se lasse des super-héros !

Au fil de l'aventure, vous obtiendrez de nouvelles "armes" à votre bras tels que les griffes, le marteau, le fouet etc... Autant de possibilités de tuer vos ennemis en masse ! Car oui, c'est bien là le but premier de ce jeu d'Activision. Avec un scénario très primaire dont on devinera bien vite la conclusion et ne nous intéressera que peu, on se contentera de bastonner sauvagement Blackwatch de toutes les manières possibles et inimaginables. Les quêtes secondaires seront toujours exactement les mêmes : Prendre possession d'un garde, trouver un nom, localiser la cible, etc.

L'un des côtés attractifs est la possibilité de jouer furtivement aussi bien que brutalement. En effet, il n'est pas difficile de prendre l'apparence d'un garde pour se faufiler dans les installations sans même déclencher l'alerte. On regrettera aussi le manque de différence entre les trois zones car toutes contiendrons des infectés et des unités de Blackwatch à peu près à parts égales.
Enfin, on soulignera tout de même le sentiment de "toute-puissance" que donnent les pouvoirs de Heller. Qui n'a jamais rêvé de grimper sur les buildings, de voler, de déchiqueter tout ce qui bouge ? Pouvoirs qui seront améliorés grâce aux niveaux et aux mutations gagnées lors d'objectifs secondaires..
Virologie sous microscope
Le scénario, comme évoqué plus tôt, n'est pas vraiment le point fort de ce jeu et on se lassera de l'histoire et du personnage. La fin se laisse deviner tout du long. Le héros n'est absolument pas charismatique, si les premières minutes de jeu avec le décès de sa famille peut toucher, la brutalité et l'indifférence qui en ressortent détruisent complètement tout attachement au perso. Le gameplay est riche et agréable. On regrettera toutefois le manque de précision lorsqu'on est en plein milieu d'une foule d'ennemis.

Les graphismes sont beaux pourvu que l'on ne s'éloigne pas trop du sol... Les cinématiques teintées avec comme seules couleurs le bleu et le rouge peuvent choquer mais donnent une autre dimension au jeu. Pour avoir testé le jeu en V.O, les voix sont convaincantes mais il faut avouer qu'il y à peu de parlote. Enfin si on exclut les "Mother fuckers", "Sons of bitches", "Fuck" qui semblent être à eux seuls 80% du vocabulaire personnel de Heller. La musique n'est que très peu mise en avant dans le jeu.

La durée de vie, quant à elle, est assez courte puisqu'il faut une douzaine d'heures pour faire le tour de l'histoire et de toutes les quêtes secondaires. En revanche la liberté offerte à la fin du jeu et la présence de "collectibles" peut augmenter celle-ci car on aimera se replonger dans le jeu le temps de se défouler un bon coup.



L'avis de Uruktar
Prototype 2 suit directement la voie ouverte par son prédécesseur. Avec de nouvelles attaques, des nouvelles exécutions et un New York plus ouvert, le jeu a de quoi convaincre. Il est dommage que le jeu ne se concentre pas d'avantage sur un scénario abouti et qu'il ne s'agisse, en définitive, que d'un super-défouloir.
LES PLUS
- Le gameplay riche
- La taille de la ville
- La toute-puissance
- Les combats simplifiés
LES MOINS
- La vulgarité omniprésente
- Le manque d’intérêt du scénario
- La répétition des missions secondaires
- Le personnage trop bourru
- Complètement irréaliste
OFFLINE 15/20
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