Test de Halo 3
écrit par Yugxul
 
 
Halo, le petit bébé de la team BUNGIE, a été pour moi une révélation. Plutôt orienté jeu sur PC, j’ai véritablement découvert le jeu sur console grâce à ce petit bijou certes perfectible. De cette véritable genèse sont nées de nombreuses expériences qui m’ont comblées et qui m’amènent aujourd’hui à me pencher sur cet opus que notre console attend depuis longtemps, pour censément répondre aux nombreuses interrogations des fans de la série et combler cette attente. Microsoft attend beaucoup de cet épisode, n’oubliant pas ce que sa console doit à ce titre, mais ce dernier devra cependant éviter de nombreux écueils, liés aux séries à suite, qu’ils soient cinématographiques ou vidéoludiques. Il faut bien évidemment innover tout en conservant l’univers des précédents, et cet exercice de style n’a pas réussi à tout le monde, Halo 2 en ayant déjà pâti par certains côtés, ayant été surnommé parfois Halo 1.5. Alors Halo 3, Halo 2.5 , Halo 2 ??
 
 
 
 
Un Spartan au chevet de l'humanité
 
Notre ami le masterchief commence cet épisode par une chute vertigineuse et finit dans un cratère, sur notre bonne vieille planète. Première évidence, la claque graphique n’est pas là. On est dans le prolongement direct de ce qui a été fait dans les épisodes précédents mais pas de révolution, loin de là. Notre Spartan est retravaillé, des reflets un peu plus présents, des lumières mieux gérées, mais les hommes qui l’entourent sont grossiers, et je ne parle pas de langage. Fi de cette première impression, et laissons une chance à ce titre. On rentre directement dans les défilés qui se succèdent dans une jungle plutôt bondée. Vous serez aidés par votre nouvel ami, l’Arbiter, qui n’a pas grand-chose à vous envier du point de vue de la puissance de feu et de la dangerosité. La prise en main est immédiate pour les haloïnomanes qui n’auront de cesse de casser du Covenant à tour de bras, mais les novices ne devraient pas avoir de mal à s’y mettre car c’est un vrai délice. Vos outils de carnage répondent au doigt et à l’œil, et vous n’aurez véritablement aucun souci de jouabilité.

La nouvelle faction d’élite de l’armée Covenante est composée essentiellement de Brutes, les bien nommés, dont l’impact n’est pourtant pas si sensible hormis dans la difficulté la plus élevée. Vous allez devoir vous frayez un chemin à travers les 9 niveaux que comptent la campagne, dont la majorité ne prendra pas plus d’une demi-heure à boucler. Vous l’aurez compris, pour faire durer le plaisir, je vous encourage vivement à relever la difficulté, car en normal, vous serez anormalement au-dessus du niveau de votre adversaire. Les environnements sont relativement variés, mais l’impression de couloir se fera difficilement oublier. D’autant plus que certains niveaux vont se contenter de vous obliger à faire des allers-retours dans le même niveau, le deuxième en étant l’exemple le plus probant. Une rallonge à la durée de vie plutôt maladroite. Fort heureusement, la suite est plus originale et un peu plus dans l’esprit de ce que l’on attend du jeu avec quelques clins d’œil aux épisodes précédents, comme une certaine fuite en Warthog par exemple. Ceci dit, sans en dévoiler quoi que ce soit, je vous laisse la surprise, vous aurez des réponses, et passé ces deux niveaux un peu en dessous, le reste demeure très intéressant.

Le solo n’est cependant pas exempt de nouveautés. On commence par le lot habituel de nouveautés balistiques : les armes lourdes, souvent posées en tourelle, mitrailleuse, canon plasma, canon ; le marteau brut, un petit bijou de ventilation signé Vulcain ; les Spikers, des pistolets très puissants, surtout à bout portant, pour ne citer que les plus probants. En plus des moyens supplémentaires pour allumer un covenant, vous découvrirez également que les véhicules présents sont plus nombreux. Outre les désormais classiques Warthog, Ghost, Apparition ou autre Scorpion, divers véhicules font leur apparition. Le Chopper, une sorte de moto très maniable et hautement léthale, le Hornet, le pendant aérien du Banshee, et la fameuse Mangouste qui aura fait couler beaucoup d’encre. Bref, pour ce qui est de faire ravaler leur orgueil aux Covenants, et notamment d’empêcher ce mégalo de Vérité d’exterminer la race humaine, on peut dire que la diversité est bien présente.

Un dernier point concernant les crânes. Ces petits restes humains qui jalonnaient déjà le deuxième opus, sans véritablement servir, deviennent ici des multiplicateurs de difficulté. Découverts, ils vous permettent d’activer des handicaps qui vous rendront la tâche d’autant plus difficile. Par exemple, à chaque mort, vous recommencerez le niveau au début ou encore, votre armure ne se régénère que lorsque vous donnez des coups de crosses à vos adversaires. De quoi vous tirer les cheveux à la puissance dix.
 
 
 
 
Un Spartan dans les mains de l'humanité
 
Hormis son univers apocalyptique et son héros plus que charismatique, le multi d’Halo a toujours été le point d’orgue de la série. Les essais en ligne un peu en marge du Live du premier épisode nous avaient alléchés. L’interface du deuxième épisode plutôt déroutante mais qui s’est imposée comme l’une des meilleures depuis. C’est pourquoi on ne pouvait qu’attendre l’excellence pour le troisième opus. L’équipe de Bungie a conservé la dualité Classement et Social avec l’arrivée des grades, comme cela se fait beaucoup désormais dans les jeux axés multi. Ils ont toutefois gardé leur système de niveaux, qui ne sont utilisés que pour les parties classées, et qui permet notamment de jouer contre des joueurs de votre niveau actuel, ce qui n’est pas désagréable.

Vous créez un groupe que vous emmenez au gré de vos parties, groupe qui demeurera indivisible sauf si vous vous fâchez entre vous. Les adversaires changent à chaque nouvelle partie et c’est donc un challenge à chaque fois renouvelé. A noter que les communications d’avant match n’existent plus pour les matchs en équipe, ce qui évite les mots désagréables de certains étrangers obtus et mous du bulbe. Les modes désormais classiques de portage de bombe, drapeau, de conquête de territoire, de slayer proprement dit, ont tous été conservés. Des petits nouveaux font leur apparition, comme le mode VIP, durant lequel seul le frag d’un joueur comptera, d’où son importance et la protection rapprochée qui en découle. Les variations sont assez importantes pour avoir une impression de nouveauté permanente. Seul le nombre de cartes encore limité, une douzaine, vous donnera une impression de déjà-vu désagréable, d’autant plus que lors d’une session, les maps ont parfois tendance à être limité à 2 ou 3 différentes. Les types de parties bien ciblées vous permettent de choisir si vous désirez jouer seul, à deux, en groupe jusqu’à 4, ou plus. Chaque type de partie vous relie à un serveur dédié qui trouvera relativement rapidement une partie qui vous convient.

Le multi, ce qui va en contenter plus d’un, comporte également un mode coopération, qui permettra à 4 joueurs de partager l’aventure du solo. Cela permettra notamment de pallier certaines déficiences de l’I.A de vos coéquipiers, et d’augmenter de manière tout à fait probante votre puissance de feu. Ici, le mode légendaire est à préconiser. C’est un vrai plaisir.

Enfin, l’apparition du mode forge, dont l’importance ne devrait apparaître que dans un avenir un poil plus lointain, puisqu’il vous permet de modifier de manière restreinte mais suffisante, les différentes cartes existantes. En effet, vous pourrez insérer dans les cartes des armes, des véhicules, des objets et autres. Cette personnalisation des cartes devrait combler les retors de service à l’imagination traîtresse. Le futur devrait être assez innovant.

La nouveauté ultime est le fait de pouvoir visionner toute les parties que vous avez effectuées de manière tout à fait libre et d’en sauvegarder les parties intéressantes pour les montrer à vos potes. Les coups de génie ne resteront pas ignorées et vous pourrez jouir ad lib de vos sinistres carnages. De plus, Bungie.net vous permettra d’accéder à une foultitude de statistiques sur vos parties : vos médailles, le nombre de morts avec chaque arme, sur chaque map, votre ratio mort/kill, ect. Un plus sans aucun doute, d’autant plus qu’il est de belle facture.
 
 
 
 
Mais Qu'y a-t-il sous l'armure d'un Spartan
 
Côté graphisme, le jeu est assez difficile à qualifier. Autant, certains passages sont de toute beauté, avec des effets de lumières sublimes, des explosions hyper-réalistes, des paysages sublimes, et d’un autre côté, vous verrez des personnages au visage quasiment taillé à la serpe, ou cerné comme après une semaine de nuits blanches passées à Ibiza. Certains décors sont assez banals, comme la jungle du début, mais les extérieurs sont réussis et le passage dans le vaisseau covenant « Grande Bonté », infesté par les floods est bien réussi. Les animations des floods qui prennent possession de la chair au sol ou d’un ennemi vivant sont assez impressionnantes également. Les animations sont propres sur elles et je n’ai pas véritablement senti de ralentissement, malgré le nombre parfois élevé d’ennemi à l’écran.

Côté son, là, c’est tout simplement magnifique. Le thème de Halo est toujours très présent et c’est un ravissement pour les oreilles. Les musiques sont épiques à souhait et collent très bien à l’ambiance. Les bruitages sont très bons, et les dialogues des covenants toujours aussi risibles, notamment ceux des grunts. Il existe toutefois quelques problèmes de doublage, avec certains passages inexplicablement non doublé.

Pour ce qui est des connexions avec le Live, les parties où le lag est sensible sont relativement rares, mais il est évident qu’il n’est pas toujours visible. Vous aurez parfois l’impression de tirer à l’infini sur un ennemi qui pourtant restera droit comme un « i » pour mourir quasiment d’un coup. Ces situations sont toutefois assez rares. Les qualités de connection n’ont véritablement d’incidence que sur les coups d’épées et de pompes à bout portant, le travers assez répandu de ces armes mortelles à bout portant.
 
 
 
 
En conclusion, malgré un solo un peu en deçà de ce que beaucoup attendait d’un dernier opus, la qualité est tout de même au rendez-vous. Même si l’on n’assiste pas la claque graphique pourtant attendue, la qualité est véritablement là. Au final, seule la durée de vie devrait frustrer les joueurs, ce qui est souvent un gage de qualité. La qualité du multi n’est plus à prouver et il s’est même enrichi de nouveautés loin d’être anecdotique. Bref, un jeu à posséder absolument, auquel on jouera bien après le jour de sa sortie et qui devrait donc être difficile à trouver sur le marché de l’occasion.
 
 
 
 

+ -
- Une jouabilité sublime
- Un Live énorme
- Un mode coopératif à 4
- L’univers Halo
- Une durée de vie pour le solo assez courte
- Quelques passages un peu longuets dans le solo

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