« Engagez-vous qu’ils disaient, vous verrez du pays. C’est certain là je vais en voir du pays, mais sur une autre planète ». Voici à peu de chose prêt ce que pourrait se dire n’importe quel Marine enrôlé dans les escouades d’élites envoyées sur Stroggos. Ah… Stroggos, planète flamboyante, accueillante, et montrant une faune particulièrement développée…
T’as pris un abonnement chez Moulinex ?
J’espère que oui, car franchement vu la tournure de cet opus de Quake, il va falloir savoir rouler des mécaniques. Bon que je vous situe un peu le tableau quand même. Vous prenez une bonne dose de Starship Troopers pour l’ambiance, une pincée de Star Trek pour le coté High Tech, et un soupçon de la rapidité légendaire des Quake et vous obtenez ce fameux Quake 4 se dotant enfin d'une véritable campagne solo.
C’est donc en plein 21ème siècle que vous « Matthew Kane », êtes enrôlés dans la section Rhino (aucuns liens de cause à effet avec d’éventuels secteurs médicales) pour les épauler lors de l’assaut contre la planète Stroggos. Effectivement, alors que la guerre fait rage sur Terre, des troupes d’élites sont envoyées sur la planète des Stroggs. Mais qu’est-ce que les Stroggs, non ce ne sont pas des sortes de chpoutz roulés sous les aisselles. C’est plus dirons-nous, une sorte de race dont le seul but est d’éliminer les Terriens, et de récupérer leurs corps pour étendre leur nombre (tiens çà me rappel un épisode de Star-Trek çà…). Les Stroggs sont pilotés par une entité, le Nexus, qui est en lien cérébrale direct avec n’importe quel Strogg. Bien maintenant que vous savez comme ses Stroggs sont mimi on passe à l’action.
Par un belle nuit innocente en plein espace, votre escouade, accompagnée de plusieurs autres, arrivent aux abords de la planète Stroggos. Le comité d’accueil ne se fait pas tarder, et votre navette est abattue, certains survivent, d’autres meurent, devinez dans quelle partie vous êtes ? Ceux qui ont répondues les morts, vous sortez… Cette campagne va vous offrir d’énormes surprises, et la plus grosse est certainement le fait que finalement, vous prendrez un abonnement chez Moulinex pour entretenir votre magnifique costume 24000 pièces taillé sur mesure par le Strogg Center du coin. Car il faut bien l’avouer, même si les Stroggs ne savent pas recevoir, c’est un fait, ils ne lésinent pas sur les moyens mis à leurs disposition pour vous équiper (Scie sauteuse, seringue de 1 mètre, scie circulaire, postes à souder, et j’en passe…). Vous l’aurez donc compris, suite à un combat, vous vous voyez capturé pour être assimilés (ah non c’est Star Trek çà…), pour être converti (euh… ce n’est pas Riddick cette fois-ci ?), bon bref pour devenir un Strogg, et ceci sans vous demandez votre avis. Un lifting à plusieurs millions plus tard, vous voilà sauvé de justesse par votre escouade. C’est donc à partir de cet instant que vous mettrez à profit cette mécanique High-tech pour tenter de mener à bien votre mission.
Pour vous épauler dans cette tâche, qui se révélera être tout de même assez difficile si vous choisissez le mode « je m’appelle Rambo, et j’ai peur de rien », vous rencontrerez des techniciens et des médecins qui seront à même de vous soigner, ainsi que de réparer votre armure. De plus une fois Stroggifié, vous pourrez utiliser les bornes de recharges des Stroggs dicéminés un peu partout dans les niveaux.
Et comme un bon Strogg, et un Strogg mort, il vous faut un arsenal digne des plus grands accrocs de la guerre du Vietnam. Seul le Blaster cependant est à munition illimité, qui avec le tir secondaire, permet de lancer une charge concentré afin d’établir plus de dégâts en un seul coup. Mais vous l’aurez vite oublié une fois la mitrailleuse dans vos mains. Légère, ergonomique, pouvant être améliorée, et ne disposant pas de bandoulière pour éviter l’étouffement autour du coup, cette mitrailleuse est munie d’une lampe torche fort utile dans certains secteurs de bâtiments Strogg. Vous disposerez aussi d’un Fusil à pompe (valeur sure), de lance-grenades, lance-clous explosifs, lance-roquettes, lance-lapins… euh… non pas çà mais par contre un Sniper Rifle ainsi que le fameux plasma Gun notamment. Tout un arsenal assorti à votre magnifique costume en somme.
Mouahahah… t’as vu ta tronche…
Le mode Live va vous permettre d’ouvrir une boucherie charcuterie entre ami(e)s. Entre Match à mort (Deathmatch), Match à mort par équipe (Team Deathmatch), Capture du drapeau (CDD), Tournoi (tournoi de duel à élimination direct), et enfin Capture du drapeau Arène (CDD + système de bonus), il y aura de quoi faire !
Bien entendue l’option Match rapide est faite pour les impatients, vous rejoindrez directement une bande affamée qui ne souhaite qu’une chose, vous épingler comme trophée. Chose à noter cependant, le Match rapide vous connectera à un match correspondant aux derniers paramètres personnalisés utilisés.
Dans la partie Match personnalisée, vous pourrez définir tout les paramètres qui font des menus des vrais sapins de noël. A savoir la durée du match, jouer en classé ou non, le nombre de frags ou captures, les cartes, et le nombre de joueurs maxi et mini. Une sorte d’Optimatch tout en puissance. Ce sont ces paramètres là qui sont utilisés pour le mode Match rapide.
Enfin vous aurez l’option Match privé, un lobby rien que pour vous et vos ami(e)s, vous sélectionnerez les cartes, le type de jeu, et le nombre de joueurs (8 maxi). A noter cependant qu’en match privé, les statistiques ne sont pas prises en compte pour le classement Xbox Live, éliminant ainsi aisément la tricherie.
Bien, attardons-nous de nouveau sur le mode CDD Arène, en effet ce mode offre des bonus lors du match. Un joueur récupérant un bonus le garde jusqu’à sa mort. Et ce même bonus n’est pas disponible jusqu’à ce que le joueur qui le possède se fasse lamentablement fragger. Il y a en tout quatre bonus disponibles, l’Eclaireur permet de se déplacer plus rapidement, et augmente par la même occasion la cadence de tir, mais par contre l’armure est inutilisable avec ce bonus. Le Blindage donne 200 points d’armure, il permet aussi de régénérer 15 ou 5 points de santé par seconde, une sorte d’invulnérabilité en somme. Le bonus Dégâts double, quand à lui, est explicite, les nostalgiques l’affilieront au fameux « Quad Damage », mais celà serait une grossière erreur, car les Quad Damage sont présents eux aussi. Un Quake multi-joueurs sans Quad Damage ne serait pas un Quake, à vous donc de les trouver dans les différentes cartes pour vous transformer en Mr le boucher. Et enfin le bonus Ravitailleur qui augmente lentement votre niveau de munitions jusqu’à atteindre le maximum des munitions disponibles pour les armes que vous portez.
Lors de mes différentes parties sur le Live je n’ai pas eu à déplorer de lags, et c’est tant mieux, ID Software semble avoir optimisé leur mode réseau, tant mieux. La gestion de la voix reste inchangé comparée à celle des chats privés. Cependant il faut aussi noter que pour l’instant il y a peu de joueurs en Live. Quake 4 serait-il ignoré ? Si oui c’est bien dommage.
Punaise, j’suis trop beau…
C’est un peu près ce que vous pourrez vous dire lorsque vous vous verrez pour la première fois dans un miroir en sortant Stroggifié. Mais c’est aussi ce qu’a du se dire notre charmante galette en sortant du four. Id Software ne déroge pas à la règle de peaufiner les moindres recoins de leurs niveaux pour ainsi vous plonger dans une immersion totale. Mais bonne nouvelle, car en plus d’être particulièrement beau, Quake 4 est fluide, très fluide même, mais si vous êtes en 50 Hertz sur une télé classique, attendez vous à avoir quelques chutes de framerate intempestives. Le gameplay très bien pensé ne nécessite qu’une petite dizaine de minutes de prise en mains, couplé à une maniabilité sans failles, Quake 4 se veut résolument plaisant pour le joueur à tout les points de vues, et c’est un pari réussi.
Les textures sont d’une finesse très précise, et l’anti-aliasing est bien présent (excepté pour quelques petites textures, rien de bien méchant). Les effets de chaleurs sont excessivement bien rendus, seuls reproches, les fumées qui sont encore un peu trop lointaines de celles de Call of Duty 2, dommage. Le décor ambiant joue un rôle majeur, en effet vous êtes sur une planète inconnue, l’architecture des bâtiments est totalement différente de ce que l’on peut connaitre, plusieurs secteurs sont même semi-biologique. Tout ses petits détails vous aident à vous plonger dans ce stress de l’inconnu, dans un lieu ou rien ne vous rappelle la douceur de votre canapé.
Le HUD, quant à lui, reste parfaitement lisible en toutes circonstances, indiquant les informations principales, celui-ci changera de design une fois que vous serez Stroggifié. Le réticule de visé ne se croit pas en boite de nuit, en changeant de couleur toutes les 10 secondes, ni de tailles.
Passons aux commandes, intuitives à souhaits, je trouve qu'ID Software a réussi un coup de maitre. Gâchette droite pour le tir primaire, et gauche pour le zoom si l’arme en est pourvue. Les boutons LB et RB quand à eux permettent de naviguer dans le choix des armes. Le stick de gauche, sert naturellement à se déplacer, tandis que celui de droite à regarder. Le bouton A permet de sauter, le B est affilié à la commande utiliser / parler, qui vous permettra donc par exemple de demander à un médecin de vous soigner. La touche Y permet d’activer la lampe torche disponible sur la mitrailleuse et le blaster, tandis que X vous permet de recharger vos armes. A coté de cela le click du stick gauche permet de s’accroupir et celui de droite, centre automatiquement votre vue, bien pratique pour revenir rapidement à une vision face à vous et à niveau des visages. Le bouton select joue le rôle d’affichage des objectifs et du score pour les parties multi-joueurs.
Les musiques, même si l’ont ni prête pas si attention que çà, sont tout à fait adéquates à ce type de jeu. Certaines sont stressantes, d’autres stimulantes, et ne gènent à aucun moment le joueur. Les doublages Français sont pour une fois aussi bien réussi au niveau des intonations. On notera cependant parfois des changements de voix intempestifs sur des personnages (techniciens, médecins).
Vous l’aurez donc compris de vous-même, Quake 4 est un challenger de toute beauté, qui sait ce faire apprécier grâce à sa jouabilité et son ergonomie excellente.
Je ne vous le cache pas, j’étais sceptique quant au test de Quake 4, je suis avant tout un fraggeur avec une souris greffée sous la paume de la main, Quake 2 et 3 Arena sont pour moi des références. Mais force est de constater que le portage de cet opus sur Xbox 360 est une réussite sur tous les tableaux. Que ce soit en solo ou en Live, c’est un divertissement de tous les instants. Alors ? Prêts pour une cure intensive de Moulinex chez les Stroggs ?
+
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- L’ambiance
- Le scénario du mode solo
- Enfin un Quake digne de ce nom sur console !
- Chute de framerate en 50htz
- Changement de voix pour un même personnage
- Peu de cartes en Live & de joueurs