Arrivé en novembre 2003 sur notre bon vieux continent européen, Amped 2 est passé assez inaperçu, nombre de gamers lui ayant préféré d’autres jeux parmi la flopée d’excellents titres sortis à la même période. Tout comme Crimson Skies, qui était pourtant très bon, Amped 2 fait partie des titres sacrifiés par Microsoft. Ah ça, on ne nous sort rien d’enthousiasmant entre juin et septembre, et quand le mois de novembre arrive, on essaie de sortir le plus de jeux possibles. Décidément, le marketing a ses raisons que la raison ne connaît pas. D’ailleurs, j’en profite pour avoir une pensée émue pour les éditeurs qui vont se risquer à sortir des jeux au mois de novembre 2004… Enfin bref, celui- ci étant passé à 25 euros début juillet, le test se justifie et Prune, défenseur de la veuve neige et du snowboard orphelin, va rétablir la vérité dans les lignes qui vont suivre.
Non, non, rien n’a changé… (chanson populaire inside)
Quiconque a joué à Amped premier du nom fredonnera cette petite chanson en insérant Amped 2 dans sa Xbox. Pour ceux qui ne connaîtraient pas le premier opus, disons que le jeu en solo se résume à un mode carrière, dans lequel vous devez porter votre rider au firmament de ce sport. Ajoutons que le jeu est plutôt orienté simulation. De ce fait, pas de courses contre l’ordinateur, mais des descentes à effectuer avec style. Pas de tricks de folie, mais des figures réalistes où seule la réception compte. En effet des points vous sont attribués en fonction de la réussite de celles-ci, vous permettant de réaliser les défis fixés par la console et donc, de progresser dans la hiérarchie des snowboarders.
Premier constat, le mode carrière comporte toujours une durée de vie impressionnante. Les développeurs ont inclus 14 montagnes différentes. Sur 10 d’entre elles, vous réaliserez des objectifs inspirées du premier opus, à savoir un score général, un score média, des défis contre des pros, de la destruction de bonhommes de neige, des gaps (réalisation de tricks à des endroits précis du parcours), etc…Sachant qu’il y a 18 épreuves différentes sur chaque tracé, je vous laisse faire la multiplication, mais vous pouvez vous rendre compte qu’il y a de quoi faire. Sur les 4 montagnes restantes, vous prendrez part à un événement qui vous opposera à 7 autres riders. Il s’agira de réaliser, sur une seule descente plusieurs objectifs afin d’être premier au classement général à l’issue de celle-ci. Pour chaque défi réussi, la console vous attribuera des points de compétence à répartir comme bon vous semble sur les caractéristiques de votre joueur. Vous pourrez ainsi améliorer son équilibre, ses sauts, sa rotation lors des flips, etc…
Sur chaque piste, sauf pour les événements, vous aurez toujours la possibilité de choisir entre plusieurs points de départ. En fonction de celui que vous choisirez, certains objectifs seront plus facilement réalisables. Au cours d’une descente, vous suivez l’itinéraire qui vous plait. A vous de vous aménager le parcours qui vous semble le plus propice à amasser des points. La sensation de liberté est donc toujours là.
La création de votre avatar demeure quasiment inchangée. Vous choisissez son sexe. Ensuite, vous lui attribuez un visage parmi ceux présents. Vous le personnalisez un peu plus en choisissant sa coupe de cheveux, ses accessoires, ses vêtements et sa planche. Pour les exhibitionnistes, sachez qu’il est possible de dévaler la pente torse nu. N’ayant pas créé un personnage féminin, je ne peux vous dire s’il est possible de les faire courir en petite tenue. L’espoir est donc de mise pour les plus coquins d’entre vous (hum !).
Le gameplay a quelque peu évolué. Ainsi, il est désormais possible de réaliser des combos en alignant différents types de figure à la suite. Les gâchettes servent à donner du style à votre trick. De même, en ne poussant pas le stick gauche à fond lorsque vous effectuez votre rotation, vous gagnerez plus de point. Le grab (attraper sa planche lors d’une figure aérienne) ne s’effectue plus en pressant un bouton, mais en utilisant le stick droit. Ce dernier point rend les figures moins faciles à réaliser, à moins d’être un poulpe. Mettons nous en situation. Vous voulez réaliser un trick. Vous prenez de la vitesse. Arrivé sur le tremplin, vous sautez en appuyant sur A. Vous effectuez votre rotation avec le stick gauche, vous pensez à ne pas trop incliner ce dernier pour donner plus d’ampleur à votre score et vous pressez les gâchettes pour donner du style. En même temps, vous manipulez le stick droit pour « grabber » la planche. Et bien sûr, vous pensez à votre réception. Bref, à mon goût, cela rend la maniabilité moins évidente.
Cependant, par souci des néophytes et des vieux briscards trop accoutumés à l’ancienne jouabilité, un didacticiel a été inclus. Fort bien conçu, celui-ci vous permettra de contrôler assez rapidement votre surfer sur le bout des doigts. Le seul point négatif est représenté par la voix féminine énervante qui vous explique, en français s’il vous plait, chaque leçon. Je ne saurais trop vous conseiller de le pratiquer tant cela s’avère fondamental pour réussir le mode carrière. Et gardez en mémoire que rien ne vaut la pratique. Aussi, ne désespérez pas et persévérez.
Enfin, last but not least, vous pourrez dévaler les pistes que vous aurez déverrouillées dans votre carrière dans l’excellent mode free ride. Ici, seul le plaisir compte. Vous pouvez donc effectuer une simple descente, sélectionner les meilleurs spots pour vos tricks, tester les différents points de départ de chaque montagne, voir quelles figures sont réalisables à un endroit précis du tracé, bref un mode de jeu qui complète parfaitement le mode carrière en vous permettant de vous entraîner.
Malheureusement, comme son aîné, Amped 2 jouit d’une difficulté très élevée. Si les premiers objectifs à accomplir dans votre carrière sont simples, cela se complique très vite devant les scores à atteindre. De ce fait, si vous envisagez l’achat de ce titre, dites-vous bien qu’il demande un investissement conséquent si vous souhaitez le terminer. Un joueur averti en vaut deux…
Si, si y’a un mode live ( improvisation prunienne)
Vous êtes très fort. Vous avez plié le mode solo en deux temps, trois mouvements (pfff…mytho). Il ne vous reste plus qu’à aller affronter le reste du monde grâce au Xboxlive.
Le mode live de Amped 2 rime avec fun et convivialité. Un simulacre de classement est bien présent, mais il ressemble beaucoup à celui de PGR 2. Même si vous êtes une quiche, mais que vous pratiquez régulièrement ce jeu en réseau, vous serez classé parmi les premiers. Les prises de têtes entre joueurs seront donc proscrites et l’on pourra s’amuser à faire des descentes.
De surcroît, la connexion réseau est excellente. Les parties peuvent accueillir jusqu’à 8 joueurs simultanément et même les personnes ayant un upload de 128 ko /s peuvent héberger des joutes sans que le lag ne se fasse ressentir. La gestion de la voix est parfaite et l’on peut se chambrer à loisir sans décalage excessif, ce qui est appréciable. Les développeurs ont bien optimisé leur code et cela se sent lorsque l’on joue.
Vous aurez le choix entre deux types de parties, l’une dénommée session et l’autre, grind. Le grind consiste en une session sans enjeu. Vous courrez avec les 7 autres joueurs comme si vous étiez dans le mode carrière. Vous marquez donc des points à chaque figure, mais il n’y a pas de réel objectif à atteindre. A la fin de chaque run, un tableau vous informe de votre classement sur la partie.
Les sessions sont en revanche des descentes à objectif. 4 types de matchs sont disponibles :
-Roi de la colline où vous devrez vous emparer des étoiles réparties sur le parcours en réalisant le plus de points aux endroits où ces étoiles sont indiquées. Au run suivant, vous devez réaliser un meilleur score que le joueur qui détient l’étoile pour la lui voler. Le temps est limité par l’hôte et celui qui a le plus d’étoiles à la fin du temps imparti remporte la manche. Ce mode est bien conçu et réellement fun.
-Course de tricks, où vous faites, comme son nom l’indique, une course de trick (quelle classe dans tes explications Prune…).
-Meilleur trick où il vous faudra réaliser le meilleur trick sur la partie (youpi, encore une belle explication…).
-Premier score où vous devrez réaliser le meilleur score sur la partie (Ok les gars, je quitte mon job de testeur).
Vous pourrez exposer votre classe à la face du monde entier sur les 7 niveaux inclus dans le jeux plus le niveau « Slope Style » à télécharger gratuitement. Ceux-ci sont bien pensés et reprennent les tracés disponibles dans la carrière solo.
Le jeu est vraiment très plaisant et dispose de suffisamment de modes de jeux pour satisfaire les joueurs les plus exigeants. Malheureusement, il est peu fréquenté, et surtout, il n’y a quasiment aucun français. Lors de mon test, je n’ai pu jouer que sur des sessions américaines à base de « #### » bien gras. Aussi, si vous vous focalisez sur le mode live, je vous conseillerais, avant d’acheter Amped 2 de vous assurer que vous avez, dans votre liste d’amis, des personnes ayant le jeu ou qui sont prêtes à l’acquérir. Maintenant, si vous n’êtes pas anglophobe, il y a vraiment matière à se divertir.
Tout, tout a continué… ( retour à la chanson populaire…ouf !)
Là encore, le jeu n’a guère évolué, techniquement parlant.
Graphiquement, le jeu reprend les bases du premier volet sans pour autant les magnifier. Celui-ci est donc beau, mais ne pousse pas notre console dans ses derniers retranchements. Le domaine skiable sur chaque montagne est vaste. Tous les éléments du décor, y compris les arbres sont modélisés en 3D. Le degré d’inclinaison des pentes est bien rendu, et l’on se prend à avoir le vertige lors de certains sauts. De même, l’impression de vitesse est bonne. Pour un peu, on sentirait presque le vent battre notre visage. Vous l’aurez compris, même si la réalisation graphique n’est pas exceptionnelle, les développeurs ont mis l’accent sur les sensations que procure le jeu. Ajoutons à cela une profondeur de champ de vision incroyable, qui vous permet de voir le bas de la piste que vous descendez, ainsi que les montagnes avoisinantes, sans qu’aucun clipping ne fasse son apparition. Tout cela contribue à renforcer l’immersion du joueur et la sensation de liberté du titre.
La 3D est bien gérée. Quelques bugs de collision sont à déplorer, notamment lorsque vous percutez un obstacle. Il arrive que votre personnage reste empêtré dans celui-ci. Mais rien de bien méchant, puisqu’une simple pression sur la touche « back » vous remet au milieu de la piste.
L’aspect sonore, par contre est véritablement bien réalisé et très immersif. Le bruit du frottement de votre planche sur la neige est très bien retranscrit, et quiconque à déjà pratiqué le ski sera immédiatement projeté au cœur de la montagne. Lorsque vous réussissez des figures, vous êtes encouragé par un petit commentaire en français. De la même façon, lorsque vous mangez la neige, la console vous balance une vanne assez bien sentie. Pour finir d’achever ce tableau idyllique, vous pouvez utiliser votre propre bande son durant vos partie offline et online.
Le gameplay est bon, et même si certaines manipulations sont assez ardues (cf les grabs que je vous expliquais plus haut), il suffit de quelques parties et d’un peu de concentration pour y arriver.
Sans réelles innovations par rapport au premier opus, mais très prenant en solo comme en réseau, Amped 2 est un jeu à posséder pour tout amateur de glisse. Cependant, ne l’achetez pas uniquement pour son mode live. Vous risqueriez d’être déçus devant le peu de fréquentation du titre. Par contre, si vous avez des amis qui ont le live et le jeu, si vous parlez anglais ou que vous voulez un excellent jeu de glisse en solo, foncez tout schuss vers votre revendeur le plus proche. Et puis, à 25 euros, voici un très bon jeu à un prix vraiment mini.
+
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- La durée de vie
- Les sensations que le jeu procure
- Le prix
- La difficulté de certaines épreuves
- Peu de monde sur le live
- Pas de réelles innovations