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| Test de Project Gotham Racing 2 |
| écrit par Prune |
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Chacun ses goûts. Personnellement, je déteste les jeux de voitures. La sortie de Gran Turismo a en effet précipité le genre dans la simulation à tout va. Et à partir de ce moment, je me suis tout de suite beaucoup moins amusé avec ce type de jeux. C’est vrai quoi, je suis pas passionné de voiture et de conduite. Alors je ne comprends pas pourquoi, lorsque je freine comme un porc dans un virage virtuel pour passer de 250 km/h à 90, ma voiture part en tête à queue, m’entraînant de ce fait dans une valse du plus bel effet avec la pelouse et les rambardes. Avec ma Clio, cela ne m’arrive jamais…
Cependant, un seul jeu a trouvé grâce à mes yeux à partir de cette époque et il s’agit de la série de Bizzare Creations, j’ai nommé Project Gotham Racing. Je m’étais déjà bien amusé avec Metropolis Street Racer sur Dreamcast, mais là, avec le portage sur Xbox, c’est « total eclatch » comme dirait notre ami Chico. Intéressons-nous donc à sa suite, Project Gotham Racing 2. Et comme les beaux jours arrivent, et qu’il va vous falloir draguer, profitons-en pour réviser quelques petites poésies… |
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| Le ramage se rapporte-t-il au plumage ? ( Jean de la Fontaine inside) | | |
Bizzare a toujours eu une conception particulière des jeux de courses. Alors que dans les produits de leurs concurrents, l’objectif principal est de remporter des courses, ici, il faut conduire avec style. Ainsi, chaque prise de trajectoire parfaite, chaque dérapage contrôlé, chaque tour sans touchette intempestive avec les rambardes vous vaudront une récompense sous forme de Kudos. Ces derniers, comme dans un RPG, vous permettent de changer de niveau, vous octroyant au passage des points que vous pouvez échanger contre des voitures (plus d’une centaine). Vous l’aurez compris, les développeurs ont repris le slogan d’une marque de pneu à consonance italienne : « sans maîtrise, la puissance n’est rien ». Essayez donc de conduire avec classe et élégance plutôt que de faire un chrono à tout prix ou de gagner par tout moyen.
De ce fait, le jeu en solitaire ne comporte pas de championnats à proprement parler. Vous aurez le choix entre un mode « contre la montre », « arcade » et « championnat de monde de Kudos ».
Les deux derniers modes sont les plus intéressants. Ceux-ci vous proposent de réaliser des courses à objectif. Kézako ? Tout cela est fort simple. Certaines courses vous demanderont de réaliser un chrono, d’autres de finir à une position donnée, de prendre des trajectoires parfaites en passant entre des plots, de réaliser une vitesse de pointe à un endroit du circuit, de doubler un nombre prédéfini de voitures, etc… Selon le niveau de difficulté choisi, symbolisé par des médailles ( acier, bronze, argent, or et enfin platine), vous serez récompensé pour vos exploits par un nombre forfaitaire de Kudos s’ajoutant à ceux que vous avez acquis pendant la course. Quand vous aurez obtenu une médaille sur chaque course d’une catégorie de voitures, vous pourrez passer à la catégorie suivante. Terminer le jeu avec les médailles d’or ou de platine vous permettra de débloquer des voitures bonus (souvent les plus puissantes). Il va donc sans dire que vous devrez refaire plusieurs fois les mêmes courses pour finir le jeu dans la difficulté que vous vous serez fixé. Bref, la durée de vie est juste énorme.
Le seul petit reproche à formuler concerne l’IA des adversaires gérés par la console. En effet, ceux-ci sont très agressifs et ont tendance à suivre leur trajectoire. De ce fait, ils vous rentrent dedans assez fréquemment et ruinent parfois tous vos efforts lors d’un accrochage qui aurait pourtant pu être évité. Mais bon, vous connaissant, osez me dire que vous ne les percuterez pas pour gagner une course. En contre partie de ce défaut, l’IA ne réalise que très rarement des tours parfaits, et il n’est pas rare de voir vos concurrents se rentrer dedans ou commettre une erreur, vous permettant de refaire votre retard.
Mais une autre approche du jeu est possible. En effet, lorsque vous allumez votre console, celle-ci se connecte automatiquement au Xboxlive (à condition, bien entendu, d’avoir un abonnement à ce service). Chaque épreuve du jeu possède donc un classement mondial fait en fonction du nombre de Kudos acquis par les joueurs pour chaque tracé. Si vous êtes persuadé d’être le meilleur, vous pouvez donc vous frotter aux joueurs du monde entier pour vous classer premier sur chaque épreuve. Sachant que, rien que dans le mode « championnat du monde de Kudos », il y a 172 courses, la durée de vie du jeu devient quasi-infinie.
Bizarre aurait pu s’arrêter là. Mais l’anglais est tenace. Ainsi, si vous n’arrivez pas à réussir une épreuve, la connexion au Live vous permet aussi de télécharger les ghosts des joueurs classés. Vous pourrez donc observer leur technique ou même les intégrer dans votre course pour les singer dans les moindres détails. Tout est donc fait pour que vous vous surpassiez.
Vous pourrez aussi flâner dans votre garage pour y observer vos acquisitions, ou jouer à un petit jeu d’arcade sympathique. On ne peut régler les voitures. Cependant, avant chaque course, vous pouvez en choisir la couleur ( leur nombre varie en fonction des modèles). Un concessionnaire est disponible. Toutes les voitures présentes dans le jeu y sont disponibles. Celui-ci comporte une salle d’exposition pour chaque constructeur, et la possibilité vous est offerte d’essayer les modèles qui vous sont inaccessibles du fait de votre médiocrité.
Ca donne envie n’est-ce pas ? Et quand je vous aurai parlé du mode live du jeu, nul doute que vous courrez vous acheter le jeu. |
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| Devenez l’hôte et le phœnix du live ( Merci Jeannot, je te dois un coup) | | |
Alors que se cache-t-il derrière ce titre pompeux ? Tout simplement l’esprit du jeu sur internet, à savoir fun et convivialité.
Les courses peuvent accueillir jusqu’à 8 joueurs. Vous pourrez tout paramétrer. Vous choisirez donc la ville que vous voulez, le circuit sur lequel vous souhaitez courir, le nombre de tour à effectuer, la météo (pluie ou soleil), l’heure à laquelle se déroule la course (de jour ou de nuit). Enfin, vous pourrez choisir d’activer ou non les collisions (si vous décidez de les désactiver, sachez que vous ne gagnerez pas de Kudos).
Si vous désirez courir sur un serveur créé par un autre joueur, sachez que le tri des parties par langues est possible. Et bien que le titre date de novembre 2003, il y un grand nombre de joueurs français présents.
La gestion du réseau est tout simplement excellente. Ainsi, une connexion 512/128 suffit amplement pour héberger une partie de huit joueurs sans que vous ne ressentiez de lag, ni de décalage au niveau des voix. Il est à noter que tous les joueurs peuvent communiquer entre eux.
Pourtant, de prime abord, le jeu online ne présente pas grand intérêt. Il n’existe qu’un classement mondial par le nombre de Kudos que vous avez accumulez dans ce mode de jeu. Autant dire que si vous y jouez comme un forcené, et même si vous êtes particulièrement mauvais, vous grimperez vers le haut du classement. Là encore, vous changerez de niveau en atteignant le nombre de Kudos adéquat. Bien sûr, comme dans le mode solo, chaque changement de niveau vous offre des points qui vous permettront d’acheter les voitures qui vous manquent.
L’intérêt du titre, tout comme la vérité, est ailleurs. On ne joue pas pour le classement, mais pour se détendre. Prenez part à une session de huit joueurs et vous comprendrez ce que fun et convivialité veulent dire. En effet, devant le manque d’enjeu, les joueurs parlent beaucoup durant les courses. Personnellement, il s’agit du jeu où j’ai rencontré le plus de personnes intéressantes. Ainsi, on ne vous tiendra pas rigueur des accidents (volontaires ou involontaires) que vous pourrez engendrer. La bonne humeur règne donc et les prises de tête entre joueurs sont très rares.
Faire de simples courses vous ennuie ? Comptez sur les joueurs pour vous fournir de nouveaux modes de jeux. Par exemple, un mode très répandu consiste à faire deux équipes de 4 sur le Nurburgring. Chaque équipe voit l’un de ses membres prendre une mini, et les 3 autres prennent des voitures puissantes. Le but du jeu consiste alors à faire franchir la ligne d’arrivée à la mini de son équipe en premier. Tous les coups sont permis. Vous pouvez donc au choix, bloquer les voitures adversaires, provoquer la sortie de route de la mini adverse, pousser votre mini pour qu’elle gagne de la vitesse. Ce mode de jeu est très convivial et très fun. Bref, l’ennui ne sera pas de mise.
Bizarre suit son jeu puisque récemment le pack booster Paris a été mis en téléchargement. Celui-ci est payant (4.99 euros), mais il n’empêche qu’il est excellent pour tout amateur de ce jeu. Sept nouvelles courses dans les rues de la ville lumière sont donc disponibles, ainsi que plusieurs nouvelles voitures, dont la TVR que l’on ne pouvait débloquer qu’en finissant le jeu en platine. De surcroît, une nouvelle ville devrait être disponible en téléchargement (payant bien entendu) prochainement.
Voici un mode live très abouti techniquement, jouable sans pression et trouvant là une bonne application du slogan de la Xbox : « It’s good to play together ». |
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| Heureux qui, comme tout joueur de PGR 2, a fait un long voyage… | | |
Et croyez-moi, vous allez voyager dans PGR 2 tant le jeu est soigné esthétiquement parlant!
Les courses auxquelles vous prendrez part se déroulent dans onze villes bien réelles (Sydney, Yokohama, Paris, Washington DC, Hong Kong, Stockholm, Florence, Chicago, Barcelone, Moscou, Edimbourg ) et sur un circuit mythique pour tout amateur de sport mécanique, à savoir le Nurburgring. Le jeu les retranscrit avec beaucoup de détails et une grande finesse. Certes cela est assez difficile à juger pour les villes étrangères (je ne suis allé dans aucune d’elles, SnakeX refusant de me payer les voyages afin de faire correctement mon travail), mais pour Paris, le travail de modélisation effectué est hallucinant de réalisme. On peut donc présumer que le même soin a été apporté aux neuf autres villes. Les replays d’après course bénéficient du même soin et demeurent très impressionnant.
La prise en main du jeu est quasi-immédiate. Entendez par là qu’il vous faudra, si vous y jouez pour la première fois, quelques courses pour appréhender complètement le pilotage. La conduite se veut mi-simulation, mi-arcade. Les habitués des jeux de courses, tout comme les néophytes, pourront donc s’amuser. Les deux gâchettes servent à accélérer et freiner, et le bouton A à utiliser le frein à main. Le bouton blanc vous servira à changer de vue. 4 vues sont disponibles (2 externes et 2 internes sans tableau de bord).Toutes gardent une bonne jouabilité. Si vous êtes vraiment doués, sachez que vous pourrez choisir entre une boîte de vitesse automatique et une boîte de vitesse manuelle.
Alors que dans la plupart des titres, les vibrations de la manette servent plus de gadget qu’autre chose, ici, celles-ci retranscrivent avec une grande fidélité le comportement de votre voiture. Ainsi, si vous roulez sur des pavés, la manette vibre par à-coups. Dérapez, et vous subirez une longue vibration. Heurtez une rambarde ou un concurrent, et la manette retranscrira cela par une vibration plus ou moins forte selon la violence de l’impact. Le seul inconvénient de cette magnifique idée réside dans les dommages irréversibles que cela cause à vos mains et à vos poignets. Pensez donc à en commander une nouvelle paire pour vos vieux jours.
Selon la vue que vous adopterez, vous pourrez vous apercevoir du travail effectué par Bizarre sur la lumière. Celle-ci est gérée de façon dynamique. Ainsi, en vue interne, vous constaterez que celle-ci se reflète sur l’asphalte. Si au contraire, en esthète averti, vous souhaitez voir votre voiture en jouant et choisissez donc la vue externe, le décor se réfléchira sur votre carrosserie. Les développeurs ont intégré un système de déformation de carrosserie. Certes cela n’est pas très poussé et vous ne pourrez pas transformer votre Ferrari toute neuve en poubelle roulante, mais l’effort est louable. Cependant, cela n’influe pas sur les performances de votre bolide.
Alors que MSR et PGR étaient très réussis graphiquement, ceux-ci se sont vus reprocher leur manque d’animation dans les décors. PGR 2 gomme en partie ces critiques. En effet, chaque course disposent désormais d’animations. Ainsi, les arbres bougent, leurs feuilles chutent sur la chaussée et s’envolent à votre passage, des oiseaux passent dans le ciel, etc… Cela n’est pas encore très varié, mais il y a tout de même du mieux par rapport aux précédents opus. Pour le jeu en lui même, l’impression de vitesse est bonne, et le moteur de jeu ne donne que rarement des signes de faiblesse. Afin d’avoir de meilleures sensations, il est préférable de jouer en vue interne.
Chaque voiture dispose de son propre bruit de moteur. Cependant, ne possédant aucun des véhicules présents dans le jeu, et SnakeX refusant là encore de me payer ces bolides pour voir si ces bruitages sont bien retranscrits afin que je fasse bien mon boulot, je ne peux vous dire s’ils sont réalistes. Sur chaque ville visitée, vous avez la possibilité d’écouter plusieurs radios locales. Ainsi sur Paris, vous aurez le choix entre Ouïe FM, Radio FG et Radio Nova. Et si vous n’aimez pas la radio, vous conservez la possibilité de mettre votre propre bande-son durant le jeu. Le bruit des voitures sur le sol est très bien rendu, et vous vous apercevez immédiatement de la surface sur laquelle vous roulez (pavés, goudron, etc...).
Vous l’aurez compris, la réalisation rend le jeu terriblement immersif, et il s’agit là de l’un des plus beaux titres de la Xbox.
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N’y allons pas par 4 chemins. Vous habitez un coin reculé de France où l’ADSL n’est qu’un fantasme ? Achetez le jeu, vous y trouverez un mode solo riche et long. Vous avez l’ADSL et le Xboxlive et vous n’en pouvez plus de vous prendre la tête avec des joueurs idiots ne pensant qu’au classement ou du lag présent sur la plupart des jeux ? Achetez ce jeu et découvrez la « zenitude » du mode live et envoyez le lag en vacances (ça tombe bien, c’est l’été, et lui aussi a le droit de se reposer). |
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- la réalisation
- la durée de vie en solo et sur le live
- l’absence de lag
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- SnakeX (pour ne pas nous payer de voyages pour vérifier la modélisation des villes)
- SnakeX ( pour ne pas nous payer de voitures afin de vérifier si les bruitages et la conduite sont fidèles à chaque modèle)
- J’ai beau chercher, je ne trouve pas.
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