Test de Tom Clancy's Splinter Cell : Pandora Tomorrow
écrit par SnakeX
Comme beaucoup le savent, Splinter Cell Pandora Tomorrow utilise la licence Tom Clancy qui comprend des jeux tel que Ghost Recon ou encore Rainbow Six. Voici donc un nouvel Opus qui fait déjà suite à un grand jeu dont le succès n’est plus à prouver. Mais qu’en est-il de cette nouvelle version ? Quelles en sont les nouveautés dont la partie la plus intéressante a été développée par un studio français, la partie online, à Annecy (la partie offline a été développée à Shangai).
Et en solo, c'est comment ?
Même si cela ne nous intéresse qu’à moitié, qu’en est-il de la partie offline du jeu ? Et bien pas grand-chose de nouveau. Sam Fisher se retrouve dans une nouvelle aventure où discrétion et stress seront de nouveaux au rendez-vous. Comme pour le premier épisode, vous entrez dans un conflit politico-militaire et devez partir à la découverte de divers indices qui vous mèneront à la fin de votre quête. Et quelle quête : Paris, Jérusalem … j’en passe et des meilleurs.
Au niveau de la difficulté, certains diront que c’est plus facile, d’autres plus dur, on peut en fait tout simplement dire qu’il vaut le premier en terme de difficulté. Le problème de ce genre de jeu est que vous recommencez une partie d’un niveau 4 ou 5 fois avant de trouver le bon moyen de passer. Un peu de concentration et de patience suffiront à terminer le jeu sans trop de difficulté. Surtout que l’IA n’est pas vraiment très très poussée, du moment que votre ennemi a le dos tourné, vous n’avez pas d’inquiétudes à avoir.
On peut tout de même affirmer que le jeu a été très bien pensé, les niveaux sont nettement plus verticaux qu’avant et utilisent un peu plus les capacités physiques de notre héros. Une chose qui me déçoit, c’est qu’encore une fois, on part avec tout un arsenal qui ne sert pratiquement pas sauf quand vous n’en avez pas le choix et que la voix suave de Lambert vous propose d’utiliser votre micro laser ou tout autre accessoire dans le style.
De toute fâçon c'est le multi qui nous intéresse
Passons tout de même au mode le plus intéressant et le plus novateur, le mode multijoueur. Cette partie du jeu en fait sa force, c’est un deuxième jeu dans le jeu. Vous incarnez soit un espion, soit un mercenaire. Ce dernier devant éliminer les espions qui tentent de s’infiltrer sur le territoires ennemis pour y effectuer des missions. La grande nouveauté se trouve dans le gameplay, les espions sont joués à la troisième personne alors que les mercenaires sont joués à la première personne comme dans un FPS.
Revenons sur les missions, pour les mercenaires, rien ne change, le but est toujours le même, empêcher les espions de réussir leur mission. Quant aux espions, il existe 3 sortent de modes :
- Le mode Neutralisation : Le but est de rechercher les conteneurs (ND133) et de les neutraliser. En fonction de la taille des maps, le temps de neutralisation varie entre 10 à 20 secondes, vous pouvez évidemment l’interrompre et le reprendre à tout moment.
- Le mode Extraction : vous devez récupérer les tubes qui sont contenus dans les ND133 et les ramener à votre zone d’extraction
- Le mode Sabotage : un peu similaire que le mode neutralisation sauf qu’au lieu de rester sur le ND133, vous devez y placer un modem qui neutralisera le conteneur.
Pour le moment, on peut dire que le mode le plus joué sur le Live est clairement le mode Neutralisation car c’est le premier qui vous est proposé, mais c’est aussi certainement le plus intéressant à jouer car il est assez prenant (surtout dans une pièce complètement plongée dans le noir).
Qu’est-ce qui fait donc la force du jeu ? Tout d’abord, les espions, imaginez vous dans des pièces hyper sombre, avec comme équipement, une arme, des grenades (fumigènes, flash …) et autres équipements électroniques (balles espions, visions de nuit, vision thermique), à éviter des ennemis qui ont eux une visibilité très limitée dans le noir. Le but est donc de les éviter un maximum pour passer le plus inaperçu possible et donc d’arriver par n’importe quel chemin (il existe toujours plusieurs possibilités d’arriver à un point) pour enfin accomplir votre mission (voir les différents modes ci-dessus). Vous n’aurez pas d’autres choix que de travailler en équipes lors de sessions 2 vs 2, deux possibilités s’offrent alors, chacun va vers un des objectifs ou bien l’un fait diversion pendant que l’autre se rend vers son objectif, une bonne synchro aide à la réussite de votre mission. Ce qui ressort vraiment le plus dans Splinter Cell : Pandora Tomorrow est quand même le stress et la peur, à tout moment, vous pouvez croiser un ennemi, heureusement 2 vues plutôt indispensables sont utilisables pour détecter vos opposants, la vue thermique et la vision de nuit.
Du côté des mercenaires, c’est tout autre chose, à la première personne le jeu devient complètement différent. Les mercenaires voient beaucoup plus sombre pour y voir plus clair, une torche est à votre disposition mais comme toute torche, le champ de l’éclairage est faible, il faut donc énormément bouger. Heureusement votre vue ne se limite pas à une torche, vous disposez aussi de deux vues, une de couleur rouge qui détecte chaque mouvement et une bleue qui détecte les champs électromagnétiques (électricité, vue thermique ou vision de nuit). Autant vous dire que les espions ne peuvent pas rester éternellement avec leur vue thermique ou de nuit sous peine de se faire détecter immédiatement.
Les maps sont tout simplement excellentes, il n’y en a pas une mieux qu’une autre tellement elles sont diversifiés et bourrées de passages cachés. Il y a toujours plusieurs possibilités de se rendre dans un lieu, ce qui rend beaucoup plus difficile le travail des mercenaires.
Chaque arme et chaque accessoire des espions et des mercenaires s’équilibrent donc et donnent énormément de piment au jeu. Il faudra sans cesse passer de l’un à l’autre pour détecter vos opposants. Alors qu’une des équipes doit accomplir des missions, l’autre se lance dans une chasse à l’homme.
Gameplay intéressant
Côté technique, Splinter Cell : Pandorra Tomorrow n’est pas à plaindre, avec un niveau graphique revu à la hausse face à son prédécesseur, on reste ébahit devant certains effets d’éclairages et d’ombre. Plus particulièrement dans le mode online ou chaque éclairage peut vous trahir, et oui vous n’êtes plus face à l’IA du mode Solo, le moindre petit bruit ou mouvement d’éclairage augmente le niveau de stress. Le son est très très immersif, un ensemble Home Cinema Dolby Digital est ultra conseillé pour détecter le mieux possible toute menace ennemie.
Concernant le gameplay, chaque équipe se prend facilement en main, on regrettera seulement que les commandes des espions ne soient pas les mêmes en mode solo et en mode multi, le mode Multi a été revu pour accéder plus facilement aux items et autres accessoires, mais lorsqu’on attaque une petite partie en ligne après 1 ou 2 heures de partie solo c’est assez déroutant.
Sujet très important, le réseau, bonne nouvelle, le jeu tourne parfaitement à 4 joueurs sur une ligne 512/128 donc aucune inquiétude à se faire de ce côté-là. Comme tout bon jeu Live, les menus optimatch sont présents et vous aurez de nombreux filtres pour trouver la partie idéale. On regrettera cependant de ne pas pouvoir modifier le nombre d’amis dans une session après avoir créé une partie, on est obligé de recréer une partie, c’est embêtant quand on esperait jouer entre potes et que finalement on est que 2 et qu’on veut alors ouvrir la partie à tous les joueurs. L’option revanche intéressera beaucoup de personnes, puisqu’une fois la partie terminée, le jeu relance la même map avec les mêmes options mais en échangeant les équipes. Ce qui permet de jouer de façon équitable avec les mercenaires et avec les espions.
Ce nouveau Splinter Cell est donc une grande réussite puisque Ubi Soft a réussi à greffer un mode online sur un jeu, dont le genre ne s’applique pas du tout au jeu en réseau, en innovant avec un mode complètement inédit et tout simplement novateur. La partie multijoueur du jeu est quasi parfaite sur tous les points, à force d’y jouer quotidiennement on en vient presque à regretter qu’il n’y ait pas plus de maps bien qu’il soit très difficile d’en connaître tous les passages tellement ils sont nombreux et cachés, mais n’oublions pas les futures téléchargements de contenus qui ajouteront des nouvelles cartes (on en piétine d’impatience). Quoiqu’il en soit Ubi Soft signe ici un grand jeu qui aurait bien pu sortir sous la forme de 2 jeux distincts.
+
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- Innovation du mode Multi
- L’équilibre des mercenaires et des espions
- L’ambiance du jeu
- La tension en pleine partie
- Les commandes qui changent entre offline et online
- Pas de changement possible du nombre d’amis dans une session