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Test de Tom Clancy's Rainbow Six 3
par Prune
Ding : « Oh les gars, y’a Prune qui va faire un test du jeu dont nous sommes les héros. »
Weber : « Arrh zo, j’espère qu’il ne nous massacrera pas la tête. »
Price : « Fuckin’ french, je vois bien une fuckin’ intervention chez lui s’il nous met une sale note. »
Loiselle : « Hé Price, je te rappelle qu’il est français. T’as intérêt à causer meilleur de la France, sinon ça va chier. »
Ding : « Ho les gars, parlez plus poliment, ils vont croire que les militaires n’ont pas d’éducation. Attendons de lire son test avant de voir ce qu’on va lui faire. »
Nos héros sont-ils beaux ?
Rainbow six 3 est parfaitement adapté à notre société, à savoir que la beauté prime sur tout. Ubi Soft a donc réutilisé le brillant moteur développé pour Splinter Cell pour le mettre à la sauce First Person Shooter (FPS). Les graphismes sont donc très plaisants, et la magnificence du titre repose sur les effets de lumière. Force est de constater que ceux-ci demeurent toujours aussi impressionnants et il faudra jouer avec pour être discret ou repérer les ennemis. Concernant les décors, sans crier au génie pour un jeu tournant sur notre console, on peut tout de même dire qu’ils sont beaux. Les personnages, bien qu’un peu anguleux, restent détaillés. Graphiquement, le jeu est donc très soigné.

Au niveau sonore, si vous disposez d’un Xbox communicator, vous aurez le plaisir d’y entendre les informations de votre supérieur, ainsi que les commentaires de vos coéquipiers (dont le ridicule « vas-y Ding » lorsque vous tuez des ennemis). Le bruit des armes, le sifflement des balles, les explosions des grenades et les cris d’effroi de vos ennemis devant votre génie tactique sont très bien retranscrits et vous plongent d’emblée dans l’ambiance.

L’animation des protagonistes est bien réalisé. Les terroristes, en véritables champions de gymnastique, s’effondrent dans des positions tantôt réalistes, tantôt amusantes (ahhh, le grand écart facial à certains moments), tandis que vos coéquipiers vous imitent à la perfection. Accroupissez vous et vous ferez alors une « danse des canards » endiablée.

La prise en main du titre est immédiate. Les deux sticks analogiques servent à se mouvoir comme dans tout bon FPS qui se respecte. Les raccourcis pour les ordres sont facilement utilisables ( longue pression du bouton A).Les ordres basiques (suivez-moi, restez en position) sont quand à eux paramétrés sur le bouton noir. Le bouton Y sert à passer en vision nocturne, alors que le bouton B vous permet d’utiliser la vue thermique . S’accroupir ne nécessite qu’une simple pression sur le stick gauche, tandis que la gâchette gauche sert à passer en arme secondaire et la gâchette droite à faire feu. Seul point noir, le raccourci pour la sélection des armes n° 3 et 4 (longue pression sur X) n’est pas très pratique. Mais il s’agit là d’un défaut mineur. Et la prise en main demeure excellente.

Les ordres à votre équipe peuvent être transmis via le Xbox communicator, mais il s’agit d’une technique assez précaire, notamment pour les ordres à rallonge (genre ouverture, frag, nettoyage à zoulou). Les ordres sont si simples à utiliser via le pad, qu’il s’agit plus d’un gadget. En plus, votre entourage à tendance à rire de vous lorsque vous utilisez ce moyen de transmission, cassant irrémédiablement le trip « je suis en pleine infiltration avec mon escouade ».

Ding : « C’est bon les gars, on est beau. Je savais que j’avais raison de boire du sprite ! »
Loisel : « Allons enfants de la patrie… »
Price : « Ce Prune, il serait pas gay par hasard. Trouver beaux des fuckin’ guerriers comme nous, ça m’inquiète… »
Weber : « J’ai pleins de films de gladiateurs pour lui !! »
Nos héros sont-ils intelligents ?
Si vous décidez de tenter l’aventure en solitaire, sachez donc que vous incarnez Ding Chavez, leader d’une équipe de 4 contre terroristes, rompus à toutes les techniques de combat. Le scénario n’est qu’un prétexte pour tuer, exterminer, réduire en cendre des terroristes répartis aux 4 coins de la planète. Et pour ce faire, les développeurs ont inclus un arsenal (fusils, grenades, pistolets, mines) des plus respectables, que vous pourrez changer selon votre humeur entre les missions.

Vous effectuerez donc une campagne, qui tout au long de 14 niveaux, vous fera voyager à meilleur prix que n’importe quelle agence de voyage. Pour 60 euros, vous ferez un petit tour en Suisse, dans les caraïbes, au Venezuela, chez nos amis lanceurs de game (Quebec), en Croatie, et enfin chez notre grand ami Georges Bush. Bref Jacques Maillot et Nouvelles Frontières n’ont qu’à bien se tenir.

Les missions sont prenantes, mais restent trop scriptées pour vous surprendre.

Pour un FPS se voulant subtil, l’essentiel est de disposer d’une bonne IA. Et là, autant dire que ce n’est pas tout à fait le cas. La situation est loin d’être dramatique, mais ce n’est pas la panacée non plus (ayé, j’ai sorti mon mot intelligent). Disons que vos ennemis ne vous voient pas du premier coup, et une fois le feu ouvert, ils ont tendance à adopter un mode de vie sédentaire. Cependant, selon la difficulté choisie (recrue, vétéran, élite), leurs comportements seront plus agressifs et leurs tirs seront plus ou moins précis. Malheureusement, ceux-ci se situent toujours aux mêmes endroits, et il vous suffit de faire la map plusieurs fois pour savoir à quelle sauce ils veulent vous manger. L’aspect tactique est donc assez peu poussé.

Mais le pire reste encore d’être trahi par vos alliés. Ceux-ci ont un QI assez voisin de celui de l’huître, sauf peut être pour Loiselle qui est français (chauvinisme inside). Ainsi, il n’est pas rare que vos hommes se retrouvent coincés dans le décor, vous obligeant à recommencer la mission. Voilà qui est rageant. Une autre de leur spécialité est le lancer de grenade au beau milieu de l’équipe, vous conduisant à une mort certaine. De plus, vous ne pouvez pas séparer votre équipe en plusieurs groupes pour tendre des embuscades (sauf pour l’ouverture de 2 portes en même temps). Un comble pour ce type de jeu.
Ils possèdent chacun leur voix française, avec des accents caricaturaux (Weber est allemand et Price anglais). Au moins on rigole.

La difficulté est tout de même présente, en partie grâce au système « one shoot – one kill ». En effet, une balle dans la tête et vous êtes mort. Sachez que si vous mourrez, vous devez recommencer la mission. Par contre, perdre un de vos hommes n’est pas important et vous pourrez terminer votre mission. Qui plus est, il reviendra à la vie pour le niveau suivant. Bref cela altère grandement le côté réaliste du jeu.

Un autre point noir vient du fait que vous ne pouvez pas interagir avec le décor. Hormis ouvrir des portes et tirer sur des bidons explosifs, ne comptez pas détruire d’autres objets, aussi fragiles soient-ils.

Niveau durée de vie, votre serviteur n’a pas terminé le mode solo, mais après avoir fait les 6 premiers niveaux, je dirai qu’elle oscille entre 10–15 heures. Cela est tout à fait honnête pour un FPS.

On adhère quand même au trip, et c’est bien là l’essentiel. Un mode de jeu sympathique, mais qui n’a pas les moyens de ses ambitions et qui se révèle assez fade si vous goûtez aux joies du live avant de le terminer.

Ding « QI d’une huître ? Sauf Loiselle ? Si ça continue comme ça, va y avoir du sang ! (et moi , j’reste tranquille, va y avoir du sang…. Lalalala…).
Loiselle : « Ahhh la solidarité française… »
Price : « ‘Vais lui faire péter le fuckin’ noyau à la Prune moi !!! »
Nos héros se la jouent-ils multi ?
Bah oui !! Et là, force est de constater qu’Ubi Soft a mis les petits plats dans les grands histoire de nous sortir le meilleur FPS online sur Xbox. Et pour peu que vous soyez fan de ce type de jeu, il s’agit là d’un incontournable.

Un serveur peut accueillir jusqu’à 16 joueurs, à condition d’avoir la connexion adéquate. Car ce jeu aime les grosses connexions. Le test a été réalisé avec une ligne 1024/128, et force est de constater qu’il n’a pas été possible de créer à plus de 8 joueurs. Cependant, pas d’inquiétudes, si votre connexion est aussi minable que la mienne, vous pourrez toujours jouer à 16 sur le serveur d’un autre joueur. En effet, 6 mois après sa sortie, le nombre de joueurs est toujours aussi impressionnant. Avant de rejoindre une partie, vous pouvez trier les serveurs par langues. Et vous constaterez que les parties françaises sont nombreuses.
Le lag peut cependant être présent dans deux cas. Si vous tombez sur le Rocco Siffredi du live (vous savez, celui qui croit qu’il a la plus grosse connexion et crée une partie à 16 avec une ligne 512/128), alors vous laggerez à coup sûr. Ensuite, vous pouvez tomber sur un joueur qui télécharge, ou qui a un mauvais ping (c’est souvent le cas lorsqu’une partie accueille un joueur étranger). Mais dans le fond, il n’y a rien de bien grave. Il vous suffit alors de trouver un meilleur serveur (et croyez moi, vous aurez le choix).

Les modes de jeu proposés sont les suivant :

« Chasse aux terroristes » où vous pourrez rejouer toutes les maps du mode solo avec 3 autres joueurs pour recomposer une équipe de 4 contre terroristes, qui cette fois seront intelligents (quoique cela dépend des joueurs…). Comme pour le mode solo, vous pouvez choisir un niveau de difficulté parmi les 3 présents dans le mode solo, ce qui rendra les terroristes plus ou moins agressif. De même, vous pourrez choisir d’autoriser ou non l’utilisation de certaines armes ou de la vue thermique.

« Mission » où vous pourrez refaire à quatre joueurs les missions du mode solo en ayant des objectifs à respecter. Les options paramétrables sont les mêmes que pour le mode « Chasse aux terroristes ».

« Survie » (16 joueurs possibles), qui s’apparente à un deathmatch classique, hormis le fait que vous ne revivez pas lorsque vous vous faites abattre. Vous pourrez choisir la durée de la manche, et l’utilisation de certaines armes et de la vue thermique.

« Survie par équipe » (16 joueurs possibles), qui ressemble fortement à un team deathmatch. Là encore, pas de résurrections possibles. Les options paramétrables sont les mêmes que pour le mode « survie ». Vous pourrez en plus enlever les tirs amicaux et verrouiller ou non les équipes.

« Tireur d’élite » (16 joueurs possibles), qui consiste en un deathmatch classique avec résurrection. Celui qui a le plus de frag avant la fin du temps imparti l’emporte. Tous les paramètres optionnels du mode « survie » sont présents.

« Chasse aux terroristes » et « survie par équipe » sont les modes les plus joués sur le live. Contrairement à un FPS classique, il est déconseillé de jouer à la façon de Rambo car vous ne survivriez pas longtemps. La tactique dans ces deux modes demeure essentielle. Ainsi, il est nécessaire de communiquer avec ses coéquipiers pour leur indiquer les positions des ennemis rencontrés, de même, il vaut mieux scinder l’équipe en petit groupe afin de couvrir toutes les voies d’assaut possibles contre vous. Chacune de vos actions se doit donc d’être mûrement réfléchie, sous peine de mort immédiate.
La maîtrise du headshot et du lancer de grenade s’avèrent particulièrement nécessaires dans ce jeu. De même, choisissez judicieusement vos armes en fonction de votre style de jeu. Certaines sont plus efficaces au corps à corps, alors que d’autres vous permettent au contraire de sniper de très loin.
Le gameplay demeure identique à celui du mode solo. Pleins de petits détails sont présents pour renforcer l’immersion du joueur. Tirez sur un joueur, et celui-ci lâchera du sang. Lorsque vous parlez, les lèvres de votre personnage bougent. Les balles laissent des impacts sur les murs, et les grenades, de grosses traînées noires à l’endroit où elles explosent. Enfin bref, c’est la guerre mon Colonel.
L’aspect sonore n’a pas été oublié. Montez donc le son, et vous pourrez localiser vos adversaires grâce à leurs bruits de pas ou de tir.

En général, les parties sont très conviviales, et entre chaque manche, vous avez la possibilité de vous entretenir avec les joueurs connectés. La triche, présente au lancement du jeu grâce à l’action replay, a été rapidement réglée par une mise à jour, et vous ne pourrez vous en prendre qu'à vous même lorsque vous perdrez. Un classement est présent dans chaque mode de jeu. Celui-ci détaille votre temps de jeu, vos nombres de décès et le nombre de vos victimes. Néanmoins, la plupart des joueurs ne se focalisent pas sur celui-ci et le fun reste le maître mot.

Quelques points noirs subsistent cependant. Certains bugs de collisions sont présents dans certaines maps rendant intouchables des adversaires penchés derrière un objet. La précision des tirs n’est pas optimale, et il vous arrivera de vider un chargeur complet sur votre adversaire sans que celui-ci ne meurent. Mais si cela avantage vos adversaires, dites vous que vous pouvez aussi les utiliser.

Comme d’habitude avec Ubi Soft, nous avons le droit à un suivi du jeu de tout les instants. Les téléchargement (tous gratuits) sont nombreux. Ainsi, vous pourrez télécharger 5 nouvelles maps jouables dans les modes « survie », « survie par équipe » et « tireur d’élite », ce qui porte le total de lieus d’étripages à 17.

Ding : « Bon, ça va, la critique est positive. Je vais me coucher. »
Weber : « J’organise une choucroute partie chez moi pour fêter ça. Bière et champomy à volonté !!! »
Price : « Okay guys, je retire tous mes fuckin’. »
Loiselles : « Pensez quand même à vous cultiver pour être plus intelligent la prochaine fois… »
Les 3 autres : « La ferme Loiselle !!! »
L'avis de Prune
Décidément Ubi soft est très en verve en ce moment. Prenant en solo, à condition qu’on lui pardonne certains défauts, le jeu est excellent sur le live de par son aspect tactique, devenant par là même la référence en matière de FPS online sur Xbox. Il est évident que tout amateur de ce type de jeu se doit de le posséder. La seule raison qui peut vous pousser à ne pas l’acheter reste la sortie de sa suite prévue pour le mois d’août 2004. A bon entendeur…
LES PLUS
- La réalisation
- Un mode live riche en modes de jeu
- L’aspect tactique très poussé en réseau
LES MOINS
- l’ IA du mode solo
- Quelques bugs sur le live
OFFLINE 14/20
ONLINE 17/20
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