Une sortie qui n’a pas réellement fait parler d’elle est-elle mauvais signe ? Cet adage qui ressemble à un proverbe celtique n’est que pure invention de ma part. Ceci dit, Square Enix, qui est capable d’en remontrer à quiconque en matière de jeu de fantaisie roleplayesque prend à contre-pied avec ce titre sorti de l’espace intersidéral. Je sais, cette intro est bateau, mais qu’en est-il de Project Sylpheed.
Un chasseur n'est pas une péniche
Nous sommes en 2636 et l’alliance terrestre a vaincu depuis plusieurs siècles l’ultime frontière. Les humains ont colonisé l’univers en se rapprochant de plus en plus de leurs plus beaux idéaux. Mais ils n’ont pu éradiquer la bestialité qui sommeille en l’Humanité et des dissensions sont venues gâcher ce tableau idyllique. Deux factions s’affrontent, dans lesquels les rôles des bons et des méchants sont quelques peu flous, puisque l’alliance terrestre, dont le passé guerrier et impitoyable se range plutôt parmi les bad guys, alors que l’ADAN, un groupe de systèmes résistants, tente d’imposer sa vision de l’univers libre. Vous incarnerez donc Katana, pilote de chasse des forces Terranes, qui devra faire face à une déclaration de guerre plus que virile provenant de la pourtant pacifique ADAN. Des histoires d’amitiés contrariées et un scénario alambiqué mais téléphoné viendront rythmer cette épopée à grand coup de cinématiques dont Square a le secret.
Bref, vous l’aurez compris, ce titre ne brille pas vraiment par l’originalité de son scénario, même si ce léger contre-pied manichéen est une belle volte. Les phases de gameplay viendront mettre rapidement tout le monde d’accord. En effet, les chasseurs bénéficient d’une prise en main assez rapide bien que d’un abord assez abrupte, qui vous permet de manier ce petit joujou technologique comme un virtuose. Bientôt, vous n’aurez de cesse que de manier les voltes, les loops et autres esquives pour foncer sur vos ennemis amassés. Vous aurez à votre service de nombreuses armes piochées dans un arsenal conséquent qui s’amplifiera au gré de vos conquêtes. Cet arsenal se compose principalement de mitrailleuses de nez pour la chasse à la petite bête, le missile auto-guidé pour pourchasser l’acrobate, le missile ou le laser lourd pour pourfendre les cuirassés ennemis ou encore des améliorations, comme les brouilleur ou l’augmentation de capacité de votre vaisseau. A noter également que vous pourrez donner des ordres à votre escadrille, principalement l’attaque de votre objectif ou la protection de vos fesses. Et enfin, des armes secrètes vous permettront de réaliser une attaque massive, un boost rageur ou encore de ralentir le temps.
Vous parcourrez ainsi les 16 niveaux que vous propose ce titre, avec une difficulté pour une fois bien dosée. Chaque niveau se découpe généralement en 2 ou 3 phases, qui rendent les phases de combat assez vivantes, avec une réelle progression. Cependant, il faut bien avouer que ces phases de combat finissent par être assez répétitives puisque vous devrez au final toujours détruire vos ennemis pour permettre ou l’avance ou la fuite de votre propre flotte. Vous pourrez également vous entraîner sur les niveaux en les refaisant à votre gré dans le menu nommé de manière fort adéquate ( ?) EXTRA.
Le Live est tombé dans une faille spacio-temporelle
Je ne sais comment vous l’annoncer, mais ce jeu ne souffre d’aucune apparence liée au Live. Ni classement intergalactique, ni liaison coopérative, ni même d’affrontement virtuel. Circulez, y a rien à voir.
La victoire est au bout du fusil
D’un point de vue graphique, en passant outre les cinématiques qui sont assez somptueuses, le jeu manie le bon et le moins bon avec brio. Les environnements spatiaux sont de toute beauté et les différents vaisseaux affichés sont plutôt bien réalisés. Mais il faut bien avouer que les textures n’ont pas été trop peaufinées. Les couleurs sont un peu ternes et manquent de finesse. L’affichage est plutôt bon, mais le nombre d’informations à l’écran est tout simplement too much. Jugez vous-même : le radar, la jauge de vitesse, la jauge de vitesse relative, les munitions, les armes, les contrôles de vos équipiers, … on finit par s’y perdre.
Côté bruitage, la musique n’est pas assez épique à mon goût, à tel point qu’on finit par ne plus l’entendre, tout comme les dialogues, ce qui constitue au final un petit bouillon de culture dont on ne sait trop ce qui en ressort. Les explosions et autres tirs sont plutôt réussis, ce qui somme toute est le minimum syndical.
La durée de vie est quant à elle fonction de votre adresse et de la difficulté. En facile, ne comptez pas plus de 4 heures de jeu. La difficulté étant somme toute bien dosée, jugez par vous-même du temps que vous voudrez jouer en choisissant la difficulté en fonction.
Pour conclure, n’étant pas forcément un fan du genre, je dois avouer que j’ai pris plaisir à jouer. Au fur et à mesure du jeu, la prise en main est meilleure et la lisibilité du champ de bataille s’améliore. Je regrette cependant l’affichage qui mériterait d’être un peu simplifié, ou du moins éclairci. Faisant partie d’un genre un peu sous-alimenté, il fera patienter les afficionados sans forcément les ravir, mais il ne pourra que satisfaire les autres.
+
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- Un gameplay complet et aisé malgré son manque d’intuitivité
- Des graphismes à la hauteur
- Des cinématiques à la sauce Square
- Une bande-son un peu en dessous
- Des textures un peu faibles
- Une répétitivité liée au genre