Le titre FPS phare de l’éditeur SIERRA s’est vu gratifié sur PC de deux extensions consécutives, dont le xboxonaute ne pouvait décidément se passer. Tous les fans de F.E.A.R. trépignaient de pouvoir poursuivre l’aventure, et si possible d’en apprendre un peu plus sur cet univers assez sombre. Pourquoi, qui, quoi, et surtout comment, seront donc des questions qui vous serviront forcément un jour. Bref, en route pour un prolongation à base de ralentissements.
J’ai peur tout seul
F.E.A.R. Files est donc la réunion des deux extensions sorties sur PC du jeu F.E.A.R. Ne vous attendez donc pas à des révélations en tous genres puisque ces deux add-on ne vous permettront pas vraiment d’en savoir plus sur le pourquoi du comment. Alors qu’Extraction Point, le premier volet, vous emmène dans la continuité du titre original, Perseus Mandate vous permet quant à lui d’enquêter un peu plus avant sur les activités menées sur le site de recherches, un peu avant l’explosion fatidique, sans pour autant vous en apprendre beaucoup plus.
Le gameplay, la force de ce titre, reste inchangé malgré quelques nouvelles armes, telles un minigun, un fusil laser et un fusil à impulsion électrique. On reste sur des bases solides, dont le socle ultime est cette possibilité de ralentir le temps pour surprendre vos ennemis en vous faufilant sur leurs flancs. Du fait de la qualité de l’I.A., les combats sont des plus intéressants car vos ennemis ne viendront pas bêtement s’empaler sur votre fusil, ils tentent de vous contourner, se mettent à couvert, bref, utilisent l’espace et l’armement pour vous pulvériser. Evidemment, les colosses robotisés ou surprotégés ne font pas vraiment dans la dentelle question finesse, mais en même temps, on ne fait pas des saltos en portant des centaines de kilos d’armures sur le dos.
L’ambiance est glauque à souhait et très bien dosée, enchaînant apparitions ectoplasmiques et obscurité oppressante, si bien qu’on appréhende quelque peu d’avancer. De plus, les ennemis ne sont pas légions, ce qui a deux intérêts : le premier, c’est qu’on est toujours sur le qui-vive, en attendant la prochaine salve de tir, et ensuite, on profite un peu plus de l’environnement, qu’il soit visuel et sonore, ce qui vous immerge d’autant plus dans le jeu.
A noter qu’il est encore possible de faire de l’Action Instantanée, c’est-à-dire que vous pouvez jouer des petites missions qu’il vous faudra exécuter dans un laps de temps déterminer. Les 8 cartes disponibles vous permettent ainsi de prolonger un peu le plaisir du combat, mais n’apportent pas grand-chose au final.
Un multi qui fait peur
Oui, je sais, pas top comme titre, mais j’ai éclusé mon stock de blagues pourries et j’ai perdu aux enchères avec monsieur Carambar. Bref, vous l’aurez compris, nous avons la possibilité d’en découdre avec des I.A. encore plus évoluées, c’est-à-dire, des Intelligences Réelles. Les modes de jeu sont assez classiques, avec du Deatchmatch, par équipe ou non, de la Capture de Drapeau, de l’Elimination, en équipe ou non, et enfin du Contrôle, qu’il s’agisse d’accumuler les points ou de prendre le contrôle de tous les points de la carte.
Le ralenti est utilisable sur des parties dédiées en Deathmatch et en Capture du Drapeau mais je dois bien avouer que cela demeure un peu particulier. Il s’agit d’une option qui vous permet de déclencher le ralenti qui se déclenche chez tout le monde. Cette option vous rend visible de tous, ce qui a tendance à piquer dans la nuque au bout d’un moment. Rigolo, mais au final peu concluant.
Les cartes sont assez nombreuses et variées, et certaines sont même dédiées au type de parties sélectionnées. 12 cartes différentes en Deathmatch et Elimination et 8 Cartes pour la Capture de Drapeau. Les environnements du jeu sont bien évidemment repris pour habiller les murs. Les paramètres des parties sont assez nombreux et permettront aux fanas de réglages de s’éclater. Bref, on reste sur du basique certes, mais du basique qui a déjà fait ses preuves. Reste que devant l’avalanche actuelle de FPS en ligne, celui-ci va certainement peiner à mettre la tête hors de l’eau.
La peur n’évite pas le danger
Graphiquement, on ne peut vraiment pas dire que ce jeu est une réussite. Les textures sont assez pauvres, les polygones sont vraiment trop peu nombreux et il m’est arrivé de rencontré des tuyaux aux airs plutôt carrés. Bref, pas vraiment une réussite de ce point de vue là, même si les effets d’explosion et de chocs cinétiques font leur petit effet. Certes, on demeure dans la lignée de ce que F.E.A.R. proposait et il ne s’agit que d’add-on, mais le résultat est en deça de ce que peut nous donner une 360. Le gameplay est quant à lui très bon. Les phases de combat sont jouissives et viennent finalement pallier avec succès la piètre qualité graphique. Les ennemis sont intelligents, même en difficulté normale, et seront à même de vous donner du fil à retordre.
Côté bande-son, sans vous exploser les cages à miel, on reste sur de l’agréable. Les musiques se marient bien avec l’univers et sont assez variées. Quant aux effets sonores, ils ne détonnent pas avec la qualité globale du jeu.
Quant au Live, il est de qualité, puisque je n’ai pas senti de lag flagrant lors des quelques parties que j’ai pu effectuer, même s’il ne brille pas par son originalité. Le problème demeure dans le peu d’affluence dans les lobbies. Il vous faudra vous armer de patience pour faire une partie à 2 ou 3, alors à 16… D’autres jeux plus attractifs en la matière étant présents sur le marché, il ne faudra pas compter sur cette partie du jeu pour attirer les foules.
Pour conclure, je dirai que ce titre réjouira les fans de FPS, puisque le gameplay est des plus intéressants. Jouissant de phases de combat assez intéressantes ainsi que d’un univers des plus glauques, il pourra cependant en rebuter beaucoup par son aspect vieillissant et son histoire quelque peu obscure, voire limitée.
+
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- Les deux add-on réunis
- Une suite au F.E.A.R. originel, avec son système de combat unique
- Une I.A. de plus intéressante
- Des graphismes un peu poussifs et vieillissants
- Une histoire qui finalement brille par son absence