Le barbare dans le jeu vidéo est une sorte de valeur sure, mais dont la récurrence adopte plutôt le profil de la dent de scie. De nombreux jeux sont récemment sortis, qui nous proposaient tous de donner un peu d’air aux viscères de nos ennemis particulièrement pugnaces et entêtés. Ainsi, après Conan de Cimérie, Béowulf, le tueur de monstres, voici venu le temps des rires et des chants de Viking, pur produit des Studios Creative Assembly, produit par le monsieur SONIC, SEGA, qui est toujours plus fort que toi. Bref, encore un barbare de plus dans ce monde de finesse ou aurons-nous droit à un conte mésaventureux à base de colique néphrétique ?
Des femmes pas très catholiques
Tout commence alors que Hel, la déesse nordique la plus à même de garder les enfers, envoie sur Midgard les hordes de la Légion. Cette horde, dont le seul propos est la destruction de toute vie, devrait permettre à Hel de se venger de sa déchéance et d’apporter sa vision de la paix dans le monde. Cependant, un seul coup d’œil aux membres de la Légion permet de comprendre qu’elle n’est composée que d’hommes dégénérés par la haine et le mal, qui peu à peu se transforment en monstres de métal et de chair.
C’est là qu’intervient Freya, une des célèbres Valkiries, qui remarque sur le champ de bataille un viking du nom de Skarin, dont le courage et la détermination à défendre son peuple lui laisse entrevoir une issue à ce massacre. Alors que Skarin est blessé mortellement par un lieutenant de Hel, Freya recueille Skarin, le soigne et lui offre un talisman nommé Brinsingamen, qui le rend immortel. Sa mission, s’il l’accepte sans vraiment avoir le choix, sera de détruire la Légion et Hel par la même occasion.
Pour cela, vous vous élancerez dans les steppes et les villages de Midgard afin de sauver ce qui peut l’être. Vous incarnez bien évidemment Skarin, en vue à la troisième personne, et vous aurez de nombreux prodiges à réaliser pour que le peuple vous suive. Le jeu consiste principalement à vous diriger vers des villages, des tours de guet ou des sites de production conquis par la Légion, afin de libérer ses travailleurs ou ses guerriers qui viendront grossir votre armée. Vous devez également obtenir des joyaux capables de vous permettre d’invoquer des dragons, aide miraculeuse qui vous permettront de faciliter votre travail lors des batailles rangées. Les quêtes à remplir s’affichent sur votre carte et vous pourrez même établir un cap à l’aide de votre amulette pour vous y rendre sans trop vous perdre en chemin.
Lorsque votre armée compte suffisamment d’hommes, vous pouvez déclencher la bataille pour la victoire. Il s’agit en fait d’une bataille rangée dans laquelle vos forces et la Légion s’entrechoquent violemment. C’est un sacré chaos dans lequel vous devrez retrouver les chamans ennemis, véritables cibles car ce sont eux qui amènent les membres de la Légion sur le sol et qui lui permettent de déferler sans cesse. Les dragons sont des aides très utiles mais il vous faudra les contenter en abattant auparavant des ennemis puissants, comme des lieutenants, des chamans ou des géants. Vous pourrez ainsi utiliser leur flamme pour abattre les chamans restants ou les archers.
Le jeu se compose de trois parties, trois régions, qu’il vous faudra libérer avant d’espérer pouvoir abattre la maudite Hel, et ainsi renvoyer les hordes de la Légion hors de Midgard. Vous vous déplacez à pied dans les régions traversées mais des menhirs vous permettent de vous téléporter dans les lieux que vous avez déjà explorés, raccourcissant quelque peu vos voyages. Les combats sont assez vivants et ne croulent pas sous le poids des combos. Il y en a un peu plus d’une dizaine, qui deviennent de plus en plus puissants au gré de votre aventure, qui sont surtout destinés à vous permettre d’abattre plus facilement certaines catégories d’adversaires. Les coups viennent assez facilement et vous aurez vite faite de trancher vos ennemis en rondelles, abusant du coup fatal qui vous permettra notamment de démembrer votre adversaire fatigué dans un ralenti assez réussi. Ajoutez à cela la possibilité d’utiliser de la magie et d’en faire profiter vos alliés et vous aurez un tableau assez complet.
Vous devrez également pénétrer en toute discrétion dans les places fortes ennemies afin de trouver un artefact, un ennemi particulier ou encore une source de magie. La discrétion sera la clé du succès car les ennemis y sont nombreux et réagissent vite en cas de bruit suspect. Votre attaque discrète vous aidera beaucoup même si elle n’a de discret que le bruit car elle a tendance à laisser des morceaux un peu partout.
Le Walhalla n’est pas là
Amis guerriers, vous ne pourrez pas vous retrouver au Walhalla, puisque ses portes resteront closes. Ce titre est purement offline.
Odin, regarde ton œuvre
Pour ce qui est de la réalisation purement visuelle, on peut affirmer que cela est plutôt réussi puisque les décors sont de bonnes factures et les animations vraiment fluides. Les vikings sont un peu caricaturaux mais ils bougent bien. On aperçoit bien un peu de clipping sur l’herbe de temps en temps, mais la profondeur d’affichage est éloquente, et on excuse ce petit problème. L’herbe ploie sous le vent, l’eau ruisselle en cascade. Bref, on y trouve son compte.
La maniabilité allie le bon et le moins bon. En effet, autant vous tiendrez facilement votre viking en main, vous aurez un peu plus de mal lors des combats, car il se mettra un peu en mode berserk tout seul, s’attaquant un peu à n’importe qui puisque le lock d’ennemi n’existe pas vraiment. Il ne sera pas rare de tourner le dos à l’ennemi dans un combat épique. De plus, la caméra est d’humeur badine et vous perdrez parfois de vue votre héros de viking dans des moments un peu critiques. Cela peut se révéler frustrant même si le fait d’être immortel à son lot d’avantages.
Côté son, c’est du bonheur, car la musique, épique à souhait, s’allie parfaitement avec l’univers guerrier dépeint dans ce jeu. Les dialogues sont de bonne facture, même s’ils ne sont pas nombreux. Ce n’est pas une enquête, c’est du découpage quand même. Les sons produits par la chair tranchée sont réalistes, mais ne me faîtes pas dire que je sais à quoi ça ressemble effectivement.
Pour ce qui est de la réalisation purement visuelle, on peut affirmer que cela est plutôt réussi puisque les décors sont de bonnes factures et les animations vraiment fluides. Les vikings sont un peu caricaturaux mais ils bougent bien. On aperçoit bien un peu de clipping sur l’herbe de temps en temps, mais la profondeur d’affichage est éloquente, et on excuse ce petit problème. L’herbe ploie sous le vent, l’eau ruisselle en cascade. Bref, on y trouve son compte.
La maniabilité allie le bon et le moins bon. En effet, autant vous tiendrez facilement votre viking en main, vous aurez un peu plus de mal lors des combats, car il se mettra un peu en mode berserk tout seul, s’attaquant un peu à n’importe qui puisque le lock d’ennemi n’existe pas vraiment. Il ne sera pas rare de tourner le dos à l’ennemi dans un combat épique. De plus, la caméra est d’humeur badine et vous perdrez parfois de vue votre héros de viking dans des moments un peu critiques. Cela peut se révéler frustrant même si le fait d’être immortel à son lot d’avantages.
Côté son, c’est du bonheur, car la musique, épique à souhait, s’allie parfaitement avec l’univers guerrier dépeint dans ce jeu. Les dialogues sont de bonne facture, même s’ils ne sont pas nombreux. Ce n’est pas une enquête, c’est du découpage quand même. Les sons produits par la chair tranchée sont réalistes, mais ne me faîtes pas dire que je sais à quoi ça ressemble effectivement.
+
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- Une réalisation agréable
- Une maniabilité simple et rapide
- Le mythe nordique dépoussiéré
- Des combats parfois brouillons
- Une caméra badine
- Où est Christophe Lambert ?