Test de Secret Weapons over Normandy
écrit par Prune
 
 
Prune est quelqu’un que j’affectionne beaucoup. Vous avez sans doute lu son magnifique, que dis-je, son sublimissime test de Return to Castle Wolfenstein : Tides of War. Dans ce dernier, il vous apprenait que la seconde guerre mondiale avait été gagné grâce au talent guerrier d’un seul homme, à savoir B.J. Blaskowicz. Si vous l’avez cru, sachez qu’il vous a dupé. En effet, Blaskowicz n’aurait jamais pu gagner sans un bon soutien aérien. Et c’est son petit frère, James Chase qui, dans le jeu de Lucasarts Secret Weapons Over Normandy (SWON), s’en est chargé.
Et votre rédacteur préféré (étant donné la médiocrité de Démosthène, il n’est pas très compliqué d’acquérir ce titre…) ne s’est pas arrêté là, puisqu’il a aussi retrouvé le protagoniste de cette aventure afin qu’il vous raconte sa « drôle » de guerre…
 
 
 
 
Pouvez-vous nous parler de ce que vous avez effectué pendant la guerre ?
 
Bien le bonjour à tous. Mon nom est Chase, James Chase. Je suis arrivé en Angleterre en 1940. J’avais fait mes preuves au sein de l’US Air Force, et c’est donc tout naturellement que je me suis retrouvé affecté au sein de l’unité aérienne d’élite anglaise des Battle Hawks. A cette époque, l’Allemagne contrôlait l’Europe entière et projetait d’envahir le Royaume Uni.

Je fus placé sous l’aile protectrice de Trévor. Il eut pour mission de me faire connaître tous les rudiments du pilotage des aéronefs anglais. Cela était louable, car, grâce à ses talents pédagogiques, je pus rapidement rejoindre le front.

Notre unité avait un traitement particulier. Alors que tous les autres escadrons de combat de la Royale Air Force disposaient du même type d’avion, chacun des membres des Battle Hawks pouvait choisir celui qui lui convenait parmi une vingtaine. Cela était appréciable tant les missions que nous dûmes effectuer étaient différentes les unes des autres. Au fur et à mesure que la guerre se déroulait, ce choix d’avion devenait de plus en plus conséquent. Cependant, pour disposer du panel entier, nous devions nous montrer redoutables dans les airs, et ne pas nous contenter de réaliser les objectifs principaux fixés en début de mission. Ainsi, au sein d’une mission, nos chefs nous offraient la possibilité de réaliser des objectifs secondaires et bonus. Si nous atteignions tous les buts fixés en début de mission, nos supérieurs nous autorisaient à utiliser plus d’avions et nous donnaient des tickets d’amélioration.

Vous devez vous demander à quoi servaient ces tickets ? Cela est fort simple. L’Angleterre, tout comme les Etats Unis, étaient exsangues sur le plan économique. Aussi, ils ne pouvaient payer des améliorations aux « zincs » de tous les pilotes. Ainsi, si nous nous débrouillions bien au combat, nous nous voyions attribuer ces précieux tickets pour rendre nos avions plus résistants, plus rapides et mieux armés.

Durant la guerre, j’ai totalisé une vingtaine d’heures de vol, ce qui est honorable. J’ai effectué 35 missions pour que la liberté triomphe du totalitarisme allemand. Seules une quinzaine de celles-ci furent vitales pour que la guerre connaisse une issue favorable. Mais devant mon zèle et mes qualités, j’effectuai 20 missions secondaires. Mes supérieurs m’ont toujours laissé le choix de les accomplir ou non. Mais la tentation était grande car elles me permettaient d’obtenir plus de choix dans les avions et plus de tickets d’amélioration.
Celles-ci étaient variées. En plus de devoir abattre tous les fritzs présents dans le ciel, il nous arrivait de devoir torpiller des navires, bombarder des objectifs au sol et d’escorter des convois. Aussi loin que je me souvienne, aucune mission ne ressemblait à la précédente. De surcroît, lorsque la Luftwaffe n’eut plus de forces vives, je fus affecté dans le pacifique afin de combattre les japonais. Cela constitua ma première expérience de torpillage de porte avions. Vers la fin de la guerre, je regagnai l’Angleterre pour détruire les armes secrètes développées par les nazis. Cela me permit de leur voler quelques avions en développement et de les soumettre à l’épreuve du feu.

Notre armement était compté. Si nous avions assez d’obus pour les combats aériens, nos appareils ne pouvaient emporter qu’un faible nombre de bombes et de torpilles. Aussi, afin de mener à bien nos missions, nous devions nous arrêter sur des aérodromes alliés pour refaire le plein. Nous nous y posions aussi pour faire réparer notre coucou lorsqu’il avait été trop endommagé. Pour atterrir, nous avions le choix entre nous laisser guider par les contrôleurs en passant au dessus de la base, ou de le faire manuellement. Cette dernière option n’était pas très difficile, et les crashs étaient peu nombreux.

Nos ennemis, tant les allemands que les zéros étaient bien moins agiles que nous, à croire que leur intelligence au combat était inférieure à la notre. Cependant, cela m’a permis de ne jamais entrer dans mon cockpit avec un stress élevé. Pour les défaire, il suffisait de toujours garder un œil dans ses 6 heures

Après guerre, et vu que j’avais accompli tous les objectifs qui m’avaient été assignés, j’eus le droit d’essayer, lors des vols d’entraînements, des prototypes qui n’ont jamais vu le jour, dont deux assez particuliers du nom de Tie Fighter et de X Wing. Je crois qu’un film s’en inspire d’ailleurs…

Les ingénieurs américains avaient fait de grand progrès en informatique. Grâce aux données acquises durant les combats, et surtout grâce au simulateur du nom de Xboxlive qu’ils avaient développé, je pus goûter aux joies de missions supplémentaires qui se déroulaient du côté allemand. J’eus ainsi la joie de piloter quatre nouveaux avions et de connaître la sensation de détresse des pilotes nazis face à la puissance de notre armée au travers de 2 missions supplémentaires. Par contre, nous ne pouvions pas affronter d’autres pilotes en entraînement via ce réseau.
 
 
 
 
Quelles images gardez-vous en mémoire ?
 
J’ai la tête remplie de souvenirs. Par où commencer ?

La guerre est une chose horrible. Je ne souhaite à personne de voir ce que j’ai vu. Lors de mes combats, j’ai abattu bon nombre d’allemands et de japonais. Les plus malheureux explosaient en vol avec leurs avions. Chaque ennemi abattu libérait des gerbes de flammes impressionnantes. Lors de la destruction de l’appareil, il n’était pas rare de voir les débris de l’avion se disperser en l’air. Les plus chanceux parvenaient à s’éjecter à temps. Aussi, le ciel se transformait parfois en une constellation de parachutes. Mais ce qui m’a fait la plus grosse impression, c’est l’anéantissement de navires. Ceux-ci commençaient par prendre feu, puis coulaient à pic. Je prenais souvent le temps de les regarder être engloutis par les flots.

En l’air, la terre paraît petite. Les lieux où j’ai combattu étaient dévastés. Il n’y avait donc que peu de détails, hormis des reliefs et des arbres. Cependant, cela demeurait un spectacle plaisant. De plus, les installations, ainsi que les véhicules détruits au sol laissaient échapper des volutes de fumée saisissantes. Bref, c’était la guerre.

La vision dans nos cockpits était bonne. Aussi, les environnements n’apparaissaient jamais au dernier moment. Nous communiquions entre nous durant les combats. Nos adversaires avaient la possibilité d’accéder à notre fréquence radio pour nous lancer des défis. Ils le regrettaient par la suite…

J’allais souvent au cinéma avant la guerre. J’adorais tous les films qui traitaient de l’armée. Ce que j’appréciais le plus dans ceux-ci était la musique. Pendant les missions, je me prenais souvent à les fredonner. Cela donnait encore plus d’importance à mes exploits.
Mais bon, lorsque j’entendais des obus siffler à côté de mon appareil, cela me remettait les pieds sur terre, si j’ose dire. Vous auriez entendu les bruits lorsque nous croisions un autre avions de trop prêt… Voilà qui était immersif.

Nos avions, en plus de se prendre en main très facilement, disposaient de gadgets techniques. Ainsi, un radar nous indiquait en temps réel la position de nos ennemis. De plus, notre viseur, s’il était pointé vers un ennemi, nous indiquait sa distance, ainsi que l’état de son aéronef. Cela facilitait grandement les missions. Sans cela, je me serai perdu à de nombreuses reprises.

Ah, que d’émotions en y repensant…

Merci pour votre participation Monsieur James Bond… euh Chase, pardon.
 
 
 
 
Secret Weapons Over Normandy est une réussite indéniable pour tout amateur de shoot’em up. Largement inspiré de Crimson Skies au niveau de la jouabilité (ce dernier s’inspirant lui même des jeux Rogue Squadron de Lucasarts, la boucle est donc bouclée), SWON possède une durée de vie bien supérieure au titre de FASA. Ajoutons à cela une compatibilité live comportant quelques missions supplémentaires, et nous avons un jeu qui, sans être le jeu de l’année, s’avère fun et trippant. N’est-ce pas là l’essentiel ? Un jeu à conseiller à tous les fans de Crimson Skies et qui ne savent pas à quoi jouer durant cette période de disette.
 
 
 
 

+ -
- L’immersion
- Les nombreux bonus en solo et sur le live
- La durée de vie
- La réalisation globale
- Un peu terne graphiquement
- La difficulté peu élevée
- Pas de jeu en réseau

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