Test de Operation Flashpoint : Dragon Rising
écrit par Hotwells
 
 
Sorti il y a presque dix ans sur PC, Operation Flashpoint : Cold War Crisis fait figure de référence dans le domaine des fps orienté simulation de guerre, suivi de deux épisodes d'ArmA: Armed Assault tout aussi bien reçus par la critique et les joueurs. Mais cette fois, ce n'est plus Bohemia Interactive mais un studio interne de Codemasters qui a assuré le développement du titre. Voyons voir si le dernier opus en date est digne de ses illustres prédecesseurs.
 
 
 
 
Enter the Dragon
 
Dans un futur très proche, la Russie et la Chine se disputent une île (fictive) nommée Skira, aux fortes ressources pétrolifères, et en tant qu'alliés des Russes, les Etats-Unis vont devoir leur prêter main forte contre l'Armée Populaire de Libération (APL) chinoise.

La campagne de déroule sur onze missions (plus six déblocables grâce à des codes que vous trouverez facilement sur le net) dans lesquelles vous incarnez deux personnages en alternance (le lieutenant Hunter et le sergent Mulholland), qui ont chacun trois soldats sous leurs ordres. Les ordres se donnent via un système d'arborescence accessible avec le bouton RB qui donne accès divers sous menus : mouvements, formations, manoeuvres offensives et défensives. Cette solution trouvée pour adapter les nombreux raccourcis des claviers PC sur la manette d'une console, permet de planifier un assaut quand on a tout son temps mais n'est pas franchement pratique à utiliser dans le feu de l'action (impossible de remonter l'arborescence en cas d'erreur), si bien qu'on aura souvent tendance à laisser les collègues derrière pour les missions demandant un minimum de discrétion.

La première mission fait office de didacticiel et par la suite ce sera : destruction d'objectifs, sécurisation d'une position, récupération de prisonniers. L'île est assez grande (deux cent-vingt mètres carrés), mais on se rend rapidement compte qu'on n'est pas dans un jeu de type sandbox (pensez GTA), le tout reste relativement scripté : vous devez généralement vous rendre d'un point A à un point B avec plus ou moins de latitude dans le choix du chemin à emprunte afin d'accomplir un objectif. De plus, certaines missions devront être remplies dans un temps imparti sous peine de devoir les recommencer.

Il faut vraiment être furtif, contourner les ennemis, utiliser la topologie du terrain et la végétation. Vous pouvez (et il est fortement conseillé de) récupérer armes et équipement sur les cadavres ennemis encore chauds, sauf quand ceux-ci disparaissent comme par magie. En cas de blessure peu grave, vous saignerez et devrez vous poser vous-même un bandage. Si vous tombez au sol, il vous faudra alors appeller au secours le médecin de l'escouade. En revanche, en cas de blessure à la tête, vous ne vous reléverez pas. Une blessure aux jambes vous empêchera de courir et ne pourra-être soignée.

En jouant en solo, il vous faudra composer avec une I.A. qui repérera les ennemis aux alentours, obéira généralement vos ordres mais trouvera aussi le moyen de passer devant vous pendant que vous êtes en train de tirer sur une ennemi (ou carrément vous met des balles dans le dos) ce qui est très frustrant. L'I.A. ennemie est aussi inconstante, parfois elle vise très bien ou vous encercle, parfois elle réagit comme si elle ne vous voyait tout simplement pas alors que vous êtes à découvert.

La campagne est clairement pensée principalement pour l'infanterie. Les véhicules sont rares et leur conduite n'est pas des plus aisées, malgré que le moteur de jeu soit l'Ego Engine, qui a servi pour créer les jeux de course automobile de l'éditeur depuis 2007. Au volant, lorsqu'on se trouve en vue subjective, on ne peut pas regarder aux alentours ! Mais une vue extérieure est heureusement disponible. D'autre part, on n'a l'occasion de piloter un hélicoptère que deux fois au cours du jeu.

Le jeu offre trois modes de difficulté qui changent l'expérience du tout au tout. En "Normal", les ennemis repérés apparaissent sur l'indicateur-boussole en haut de l'écran qui fait dès lors office de radar, et comble de la facilité : vos collègues tombés au champ d'honneur ressuscitent à chaque checkpoint atteint. "Expérimenté" est identique mais propose moins de checkpoints. "Hardcore" est quand à lui réservé aux plus masochistes d'entre nous tant ici les indications sont réduites au strict minimum : pas de hud (il faut appuyer sur RB), pas de viseur, les ennemis repérés n'apparaissent plus sur le pseudo-radar, il vous faudra vous repérer sur la carte pour vous rendre aux coordonnées qu'on vous aura indiquées par radio, et surtout, pas de checkpoints, lorsque vous mourrez il vous faut recommencer la mission depuis le début !

Finir la campagne vous prendra environ une dizaine d'heures, ce qui pourra sembler court et malheureusement certaines missions proposent des objectifs assez similaires à des missions précédentes et se révèlent donc peu passionnantes. Vous aurez la possibilité de refaire une mission individuellement dans le mode Mission Unique.
 
 
 
 
Le dragon qui dort ?
 
Faire la campagne en coop se révèle évidemment plus intéressant et annule les problèmes d'I.A. évoqués plus haut, à condition de trouver les collègues adéquats. Ici, plus de checkpoints mais un certain nombre de vies avant le game over fatidique.

On ne peut rejoindre une partie en cours mais on a la possibilité de filtrer les matchs selon différents critères : parties avec ou sans classement, la map, mode de difficulté, qualité de la connexion, nombre de joueurs présents dans le lobby. Il n'y a pas d'indications concernant la nationalité de l'hôte et l'immense majorité des joueurs étant anglophones, donc cela peut poser problème si vous ne parlez pas un minimum d'Anglais. entre amis pas de problème créer une partie selon vos préférences. A noter que les véhicules qui n'étaient déjà pas très maniables en solo deviennent difficilement utilisables en cas de lag sévère.

Sur PC, il est possible de jouer à seize contre seize mais dans cette version console, c'est seulement à quatre contre quatre ! Cela paraît bien peu, surtout au vu de la taille des maps. Cependant, on pourra éventuellement ajouter des bots mais ce compromis ne parvient pas à effacer une certaine déception.

Seuls deux modes de jeu différents sont proposés, et ils sont jouables sur seulement deux maps différentes chacun. Annihilation est un classique team deathmatch : l'équipe qui a le plus fraggé à la fin du temps imparti gagne la manche. Infiltration est un mode de de destruction d'objectif : une équipe doit attaquer un objectif tandis que l'autre doit le défendre. Là encore, le fait que la majorité des joueurs soient anglophones et de façon générale communiquent peu, peut nuire au plaisir de jeu.
 
 
 
 
Ego Angine ?
 
Le jeu utilise le moteur Ego Engine, mais pas avec le même brio que pour le récent Dirt 2. La présentation générale assure le strict minimum, pas de cinématiques, uniquement des briefings avant les missions. Comme la présentation générale, les environnements sont assez sobres (beaucoup de marron et de vert), A y regarder de plus près, les textures sont vraiment de qualité moyenne pour un jeu sorti en 2009. Les bonnes choses à relever sont la distance d'affichage qui est honorable, ainsi que la gestion lumière qui change selon un cycle jour nuit (encore faut-il que la mission dure un certain temps pour le voir. En revanche, les développeurs ont renoncé à simuler la pluie, apparemment par manque de temps.

L'animation n'impressionne pas non plus, les personnages sont assez raides et certaines phases d'animations ont été purement et simplement oubliées (quand un collègue monte dans un véhicule par exemple). Il n'y a pas de dégâts visibles sur les véhicules, et l'animation quand on tente d'écraser un ennemi est tout bonnement ridicule. Rares sont les éléments du décor qui soient destructibles et il notamment les arbres : vous pouvez leur tirer ou foncer dessus, ils ne bougeront pas d'un centimètre. On déplore aussi une foule de petits bugs graphiques plus ou moins graves (persos qui jouent les passe-murailles) et parfois même de scripts, ce qui peut être encore plus ennuyeux.

Les bruitages sont bons (bruits des armes, des douilles qui tombent au sol, de vos pas dans les herbes hautes ...) et les doublages corrects bien que les dialogues auraient gagnés à être plus développés afin qu'on puisse s'identifier ou s'attacher davantage aux personnages.
 
 
 
 
Malgré des défauts certains dans sa finition, Opération Flashpoint Dragon Rising est une bonne simulation de guerre, mélange de tir et de commandement, mais moins aboutie que sur PC, plus une introduction au genre qui bénéficie du fait ne pas avoir de concurrence sur console. En combat, le pari de l'immersion est réussi (quand l'I.A. ne vient pas s'en mêler), mais on aurait apprécié une histoire qui nous implique davantage. Le jeu se pose comme une alternative intéressante aux autres FPS militaires mais qui pêche par une I.A. peu convaincante et une réalisation moyenne.

Alors que nous bouclons ce test, nous apprenons qu'une mise à jour sera disponible le 5 novembre et qu'un pack DLC baptisé "Skirmish" (Escarmouche) contenant quatre nouvelles maps multijoueurs et deux missions pour un prix de 400 Microsoft points devrait suivre.
 
 
 
 

+ -
- Un mode Hardcore stimulant
- Le coop à 4
- I.A. pas toujours au top
- Techniquement moyen
- Multi décevant

voir la fiche du jeu 12 14
voir la galerie complète Note online Note offline

 

Acheter sur

  Prix Neuf : 47.99€ 


   

Copyright Xboxlive.fr 2002-2011 - Tous droits réservés - 33 connecté(s)  Publicité