Test de FIFA Street 3
écrit par Stephmomo
 
 
Et voici de nouveau le très prolifique Electronic Arts qui nous revient cette fois-ci avec un jeu de football de rue qui porte, donc, très bien son nom.
Fifa street 3 est le troisième volet de la série (vous vous en doutiez ?). Tout droit sorti des studios EA sports big, spécialisés dans les jeux de sports déjantés très « d’jeuns attitude », à qui l'on doit notamment la série des SSX et NBA street.
 
 
 
 
Bon, on joue ou quoi !
 
Premier volet « next generation », ce fifa street marque quelques nouveautés: fini le 4 vs 4, c’est désormais du 5 vs 5. Cela ne change pas grand-chose en soi quand on est dans le feu de l’action. La plus grosse nouveauté vient du parti pris graphique adopté. Exit les personnages « pseudos réalistes ». En effet, les footeux sont désormais style cartoon, ce qui ne plaira pas à certains mais colle bien à l’esprit délire du jeu.
A noter que les joueurs sont très bien caricaturés, mention spéciale pour Crouch dont certains diront qu’il n’a pas été si « déformé » que ça…Ne me faites pas dire non plus que Ribery est plus beau dans le jeu que dans la réalité, je ne le dirais pas !

Il faudra choisir parmi 250 stars en crampons, 18 équipes nationales (à noter l’absence de l’Argentine et des Pays-Bas…Dommage pour tout amateur de foot qui se respecte…) et quelques équipes « de quartier » comme les Petits, les Grands, les Trapus, les Jeunes Talents etc…
Le solo s’articule autours du « fifa street challenge » qui permet au gré de parties gagnées de débloquer de plus en plus d’équipes de quartier. Assez court et limité, il n’est composé en fait que d’une succession de matchs à gagner de telle ou telle manière (3 buts d’écart, partie chronométrée, premier à cinq buts etc…).

Quoi d’autre ? Et bien pas grand chose à part le match classique ou un mode entrainement fort peu utile étant donné la non-complexité du jeu.
Il y avait quand même largement la place d’étoffer la partie solo du jeu…

Il faut à peine dix minutes pour se faire aux commandes très basiques du jeu mais après tout, quoi de plus normal, on est là dans l’arcade pure, dure et ultra-revendiquée. Toute la subtilité du jeu, si tant est qu'il y en ait une, réside dans le principe du gamebreaker (GB pour les intimes). Le principe est de remplir une jauge en faisant des actions spectaculaires et de la déclencher, une fois remplie, grâce à la gâchette RB. Il nous est alors permis, pendant une vingtaine de seconde, de marquer des buts ultra spectaculaires et de n’importe quelle partie du terrain grâce à cette surdose de vitamine (ou de créatine…).

En défense une des seules manières de récupérer la balle est de faire une espèce de tacle bizarroïde qui ressemble plus à du karaté fait par un pantin désarticulé qu’à autre chose… Le jeu avec le ballon est beaucoup plus intéressant, les possibilités sont un peu plus étoffées et un bon timing est nécessaire pour faire des petits dribbles sympathiques.

Aucun changement n’est possible, les joueurs ne fatiguant pas. D’ailleurs inutile de vous dire qu’il n’y a pas d’arbitre, donc pas de fautes.
De part la petitesse du terrain, le coté « tactique » du jeu est quasi nul, on est les 9/10eme du temps dans du 1 vs 1 et très souvent c’est : je dribble, je passe, je centre, volée et but. Cela peut plaire mais, à ce petit jeu on peut craindre une durée de vie assez courte par rapport aux plus classique FIFA et PES.
 
 
 
 
Et le Live alors ?
 
Evidemment, et heureusement, il y a possibilité d’affronter tous les joueurs en herbe du monde entier, ou plus simplement, d’affronter ses amis (jusqu’à 4 joueurs sur la même console). Cela devient, alors, réellement intéressant et la « fun-attitude » du jeu prend sa réelle dimension : Petite roulette, grands ponts, petits ponts, acrobaties en tout genre, on s’éclate vraiment à réaliser tous les gestes qu’on a rêvé de faire sur un vrai terrain.

Le Live est plutôt de bonne qualité, il souffre de peu de ralentissements si tant est qu’on joue contre un joueur ayant plus que du 56K.

S’offrent à nous plusieurs possibilités : Un MATCH RAPIDE (besoin d’explication ?...), un OPTIMATCH classique, un MATCH CHOIX TERRAIN qui consiste, en fait, en partant d’une équipe déterminée à choisir chacun un joueur à tour de rôle comme nous l’avons tous fait dans la cour de récréation et enfin le CHALLENGE MONDIAL qui permet de porter fièrement les couleurs de son pays et d’ajouter sa petite pierre au classement mondial de notre cher et beau pays (à l’heure actuelle l’Allemagne est première…).

A noter la présence intéressante d’un critère dans l’optimatch permettant de régler le pourcentage souhaité d’abandon de l’adversaire! Idée lumineuse pour éviter les « déconnecteurs » fous…

Malheureusement le gros point noir du jeu « Live » réside dans la manière dont a été pensé le « gamebreaker ». Le problème, donc, c’est qu’on peut très vite devenir fou à essayer de choper la balle à un joueur qui ne fait que jongler pour monter sa barre GB. Le match se cantonne alors à des séries de jonglages jusqu’à ce que la barre soit pleine et un tir ou deux…Et ça recommence…Lassant, très lassant. Sachant que deux joueurs sur trois sur le Live jouent de cette manière, on est vite obligé de carburer au Prozac pour ne pas péter un plomb. Par contre, quand l’adversaire joue normalement en face, les parties sont très plaisantes et riches en rebondissements.
 
 
 
 
La technique, c’est la base…
 
Les animations des personnages sont très inégales, on passe du très bien au tout juste correct. Certains gestes techniques étants d'ailleurs très bizarres à regarder, on a l'impression d'avoir affaire à des joueurs pris de convulsions des membres infèrieurs. Peut être aurait-il fallu ajouter quelques étapes aux mouvements pour qu'ils paraissent plus fluide...

Pour ce qui est des graphismes proprements dits, rien d'extraordinaire pour un jeu de sport "next gen". De par la petite taille du terrain, les joueurs sont relativement gros à l'écran et sont plutôt agréables à regarder. Les aires de jeu, même si elle ne sont pas nombreuses, sont elles aussi plutôt réussies.

On regrettera l’inexistence des cut-scenes, notamment pour fêter les buts…Cela aurait mis une pêche indéniable.

Pour la musique, EA nous avait habitué à mieux. Même s’il n’y a rien de catastrophique, le choix de la bande-son aurait, quand même, pu être plus judicieux : On aurait, en effet, plus vu du rock survitaminé ou du rap underground que de la pseudo électro métissée « urbaine ».

Les bruitages et autres commentaires des joueurs sur le terrain s’avèrent, eux, de très bonne facture. En effet ils collent parfaitement à l’ambiance légèrement « décalée » du jeu : Il n’est pas rare d’entendre « vas-y! Casse lui les jambes ! » ou « Tire, tire il a pas de mains ce gardien !». Excellent.

Les chercheurs de succès seront contents d’apprendre que les 1000 points sont relativement faciles à atteindre. Bon, ce n’est pas Avatar, mais c’est l’affaire de quelques jours, au pire d’une semaine.
 
 
 
 
Malgré un fun indéniable quand on joue à plusieurs, Fifa street 3 ne tire pas spécialement son épingle du jeu. Un solo bien trop limité et un Live amusant mais fort énervant à la longue font de cet opus un jeu pour lequel seuls les gros fans du genre seront prêts à mettre 70 €.
Par contre, si vous êtes amateurs de « soirées consoles » entre potes, vous pouvez vous laissez tenter… A condition d’attendre de le trouver d’occasion.
 
 
 
 

+ -
- Design des perso
- Fun à plusieurs
- L’ambiance sonore
- Les succès faciles à décrocher
- Le solo limité
- Le Live assez vite énervant
- Les musiques décevantes

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