 | | Comme toutes les personnes présentes au Micromania Games Show, nous avons enfin pu mettre la main sur le très attendu PES4. Sortant un mois après son grand rival FIFA 2005, inutile de dire que la lutte va être serrée pour être numéro un sur notre belle boite verte et noire.
Tous les fans du jeu de Konami avaient peur de la maniabilité du jeu avec le pad Xbox. Après plusieurs heures passées à jouer au titre (hé oui, lundi, le MGS n’était pas ouvert au public), le verdict est sans appel : PES 4 est parfaitement jouable. Je vois tout le monde soupirer de soulagement. Sachez juste que les touches L2 et R2 du pad PS2 ont été transférés sur les touches blanches et noires du pad S. Bien que ceux-ci soient très mal placés, cela n’est que peu gênant vu, qu’à ma connaissance, peu de joueurs utilisaient réellement les possibilités offertes par ces deux touches. A, B, X et Y servent donc toujours à effectuer les passes, les centres, les tirs et les passes en profondeur. La gâchette de droite vous permettra de faire accélérer votre joueur et celle de gauche de le sélectionner. Croyez-moi sur parole, au bout de 5 minutes, on a complètement oublié que l’on tient un pad Xbox et le plaisir de jeu revient aussitôt, surtout que le stick des manettes de notre console s’avèrent un poil plus précis que ceux des manettes PS2.
Graphiquement, le jeu est là encore plus réussi que sur PS2. Ainsi, fini l’aliasing et les couleurs ternes de la version Sony. Le passage du titre de Konami sur notre console laisse la part belle aux couleurs chatoyantes. L’homme en noir a été modélisé cette fois. Des cut scenes font leur apparition lors d’une blessure ou d’un changement. Bref, on a encore plus l’impression de voir un match de football qu’avant. Seuls les commentaires sont assez pitoyables.
L’animation est d’excellente facture. Des étapes supplémentaires ont été ajoutées pour les joueurs et PES 4 s’avère d’une fluidité étonnante, tant leur démarche paraît naturelle. Du coup, ayant commis l’erreur de rejouer à PES 3 en rentrant chez moi, quel choc ! J’ai eu l’impression de jouer avec une équipe composée de parkinsoniens…
Les ralentissements perceptibles dans la surface de réparation et sur les corners présents dans la version PS2 ont disparu. L’adaptation du jeu est donc soignée.
Contrairement a ce qui a été annoncé dans certains magazines, le titre n’a pas révolutionné son gameplay. Je me souviens avoir vu des articles mentionnant que la jouabilité n’avait rien à voir avec PES 3. Personnellement, je ne trouve pas, et je me suis rapidement retrouvé à enquiller les buts (en difficulté 3 étoiles, il est vrai).
Quatre changements notables font cependant leur apparition. Tout d’abord, l’habitué devra prendre un temps d’adaptation, car du fait d’une animation revue à la hausse pour chaque joueur, le timing pour dribbler change radicalement. Mais quelques heures de jeu devraient suffire à retrouver ses marques. Ensuite, les passes en profondeur sont une arme réellement redoutable, peut être trop même, tant elles permettent de perforer facilement les défenses. C’est réellement une petite déception. Dans les matchs contre un adversaire humain, vous verrez que, quelque soit votre organisation défensive, votre adversaire se retrouvera assez souvent en position de marquer.
Pour contrer ce léger défaut, l’IA des gardiens a été revue à la hausse. Déjà excellente dans le troisième opus, elle devient incroyable de réalisme. Il faudra donc vous appliquer pour marquer. Et là, vous vous dites : Que serait un article de Prune s’il ne critiquait pas le moindre petit défaut ? Bien vu messieurs, il y a effectivement un défaut mineur concernant leur IA. Toute frappe non cadrée ou atterrissant sur le poteau ne provoquera pas de réaction du gardien. Alors, quand le tir est à côté, ce n’est pas bien grave (vous aurez juste quelques sueurs froides en constatant que le gardien reste immobile), mais quand le tir heurte un montant, c’est un peu plus compliqué, sachant que le ballon peut réatterir dans les pieds d’un adversaire qui aura alors le but grand ouvert… Alors, certes, la réaction du gardien dépend beaucoup de la puissance de la frappe, mais voir une pichenette de rien du tout laisser le gardien sur ses appuis, heurter le poteau et permettre à l’adversaire de marquer est assez rageant !
Dernier changement, vous aurez désormais le contrôle total des joueurs de votre équipe. Vous aviez sans doute remarqué que dans les PES précédents, un joueur que vous sélectionniez, notamment quand vous défendiez, restait passif un certain temps avant que vous le contrôliez. C’est désormais révolu, puisque vous pourrez immédiatement utiliser n’importe quel joueur pour le placer au mieux de vos intérêts. Un plus appréciable pour la défense.
Pour finir, la master league est toujours présente, avec la possibilité de commencer avec l’équipe réelle de son choix, sans passer par la case Castolo, Iorga,… , que le nombre de clubs est en augmentation ( D1 italienne, hollandaise et espagnole avec licence, D1 française, anglaise et allemande). Des options intéressantes comme la possibilité de créer une master league répartie par pays ou accéder à une sixième étoile de difficulté sont disponibles dans le PES shop.
Si tous les clubs ne possèdent pas de licence, l’éditeur vous permettra de recréer des maillots avec le sigle du club, le sponsor et l’équipementier. Il vous faudra cependant faire preuve de patience pour les recréer.
Bien entendu, de nombreuses compétitions internationales vous attendent aussi.
Vous l’avez compris, le jeu s’avère très réussi et vous pouvez déjà courir l’acheter le jour de sa sortie le 19 novembre 2004.
Seule inconnue de taille : le mode live. Celui-ci n’était malheureusement pas jouable. Sera-t-il aussi réussi que celui de FIFA ? Un mystère bientôt résolu dans le test prochain de votre serviteur. |