 | | Les soirées organisées par les éditeurs de jeu vidéo sont toujours agréables. Généralement, c’est l’occasion de bien manger, de jouer en avance à un jeu et, parfois, de repartir avec quelques cadeaux. Certaines dévient de leur but initial, telle la soirée Halo 2 qui ressembla plus à une discothèque géante qu’à une soirée dédiée à ce titre attendu de tous. Celle organisée par Ubi Soft hier soir allait directement à l’essentiel, à savoir jouer à Rainbow Six Lockdown, dans une ambiance détendue.
Pascal et Alexandre, nos hôtes, nous proposèrent tout d’abord : « Pizza ou Kronenbourg ». « Pizza ET Kronenbourg » nous rétorquâmes. Il ne faut pas sous estimer la capacité stomacale des personnes de Xboxlive.fr, non mais ! Plus intéressant pour vous, ils nous demandèrent : « Rainbow Six Lockdown : mode solo ou mode Live ? ». Le mode solo n’étant pas forcément ce qu’il y a de plus réussi dans cette série, notre choix se porta sur la pratique du titre en réseau. Sachez cependant que, pour les joueurs solitaires, une campagne permettant d’enchaîner des missions contre des terroristes sera disponible et qu’elle pourra se pratiquer avec un ami via écran splitté.
Avant de parler du mode Live, abordons ce qui fâche. Longtemps appelé, à tort ou à raison, Rainbow Six 4 Lockdown, il vous faut savoir que le DVD que vous pourrez acheter fin mars ne disposera plus du chiffre 4. Cela signifie donc que RSL n’est qu’une suite aux deux précédents opus précédemment sortis sur Xbox. Vous retrouverez donc le même moteur graphique (qui commence à sérieusement dater)et la même jouabilité (très bonne, mais disposant d’une sélection d’arme toujours peu pratique). Bilan : ceux qui ont aimé Rainbow Six 3 et Black Arrow adoreront Lockdown, et ceux qui ne les ont pas aimé ne seront pas plus convaincu par ce nouvel épisode.
Alors qu’est-ce qui pourrait décider le joueur ayant parcouru ces aînés dans tous les sens à acheter RSL ? Il s’agit d’une toute petite ligne dissimulée dans les menus du mode Live. Dénommé PEC (non je ne parle pas de l’appellation des nains dans le magnifique film Willow), cet ajout apporte un souffle nouveau dans le petit monde du contre terrorisme en réseau.
Le Permanent Elite Creation consiste à ce que chaque joueur se crée un avatar pour participer au jeu en ligne. La personnalisation est très poussée et vous aurez le choix entre des visages féminins et masculins ainsi que différents types de treillis. Mais surtout, vous devrez attribuer une classe à votre création parmi les 4 disponibles (commando, médecin, ingénieur et spec ops). Chaque catégorie présente ses avantages et inconvénients, mais surtout, elle vous permet d’avoir accès à des armes et des capacités propres à chacune d’elle. Par exemple, le médecin pourra soigner les membres de son équipe, chose que sera bien incapable de faire le commando, si ce n’est abréger leur souffrance en leur tirant une balle dans la tête.
Une fois votre personnage créé, celui-ci est directement sauvegardé sur le Live. Entendez donc que vous ne disposerez pas du fichier de votre PEC sur le disque dur de votre console, ce qui implique que vous ne pourrez en avoir qu’un par gamertag. Cela devrait permettre d’empêcher toute tentative de triche concernant les statistique et le niveau de votre guerrier. Car comme dans un RPG, vous monterez de niveau au fur et à mesure de vos parties. Cela vous permettra d’avoir accès à de nouvelles compétences. D’autre part, à la fin d’une partie, chaque équipe se voit offerte une somme d’argent plus ou moins importante selon qu’elle ait gagné ou perdu. Voilà qui vous permettra d’acheter de nouvelles armes, des grenades supplémentaires, des moyens de protection et des objets pour personnaliser un peu plus votre combattant. Vous pourrez aussi vendre tout équipement qui ne vous sert plus et faire réparer un objet endommagé (arme, protection…).
Tout cela est alléchant, mais le jeu s’en trouve-t-il changé pour autant ? La réponse est oui. A titre d’exemple, je vais vous parler de mon expérience d’hier soir. J’avais donc choisi de créer un ingénieur. Manque de chance, les développeurs d’Ubi Soft Montréal en face de moi disposaient d’une équipe de 3 commandos et d’un médecin. Et mon premier affrontement face à un commando s’est plutôt mal passé. Cette classe de personnage bénéficiant de protections plus importantes que les ingénieurs, j’eu la tristesse de voir deux de mes tirs blesser un commando tandis qu’une rafale de son arme m’envoya directement ad patres. Tout cela incite donc à maîtriser le Headshot, à condition que votre adversaire ne dispose pas d’un casque de protection…
A un moment, je poursuivais un médecin. Aussi adroit que Gilbert Montagné, je le pistais sans relâche, jusqu’à ce que, sans le moindre coup de feu, mon écran m’indique que j’étais mort. M’emparant de ce qui me servait de siège quelques secondes auparavant, je m’apprêtais à lancer ce divin réceptacle à fessiers sur la jolie Xbox Debug se trouvant devant moi. Seul le pragmatisme de Pascal sauva l’infortunée machine. Il me fit remarquer qu’un halo rouge entourait mon personnage. Cela signifiait que j’avais été victime du terrifiant gaz nerveux d’un médecin québécois…
Concrètement, tout cela apporte une autre dimension à Lockdown par rapport à ses prédécesseurs. Pour les personnes jouant en équipe, de nombreuses stratégies pourront être mises en œuvre. Ayant vraiment accroché à Rainbow Six 3 et Black Arrow, je sais désormais que Lockdown viendra les rejoindre dans ma ludothèque.
A côté de cela, les fonctions Live 3.0 seront bien entendu intégrées (gestion des clans, messages vocaux…). Les quelques maps que nous avons parcourues hier sont inédites et jouissent d’un level design inspiré. Au niveau des modes de jeu disponibles en PEC, vous resterez en terrain conquis. Sont donc disponibles :
Team survival (le dernier qui survit fait gagner son équipe).
Team sharpshooter (team deathmatch).
Total conquest (controller tous les relais satellites d’une carte pendant un certain laps de temps).
Retrieval (vous emparer avant l’adversaire d’un rouleau et le porter dans votre camp).
Si vous choisissez de ne pas jouer avec votre PEC, d’autres modes de jeu seront disponibles, tel le deathmatch classique ou la chasse aux terroriste ( coopération à 4 joueurs en ligne sur les niveaux de la campagne solo).
Pour résumer, le mode Persistent Elite Creation est très prometteur. Bien sûr ce ne sont pas 3 petites heures passé sur le jeu, entrecoupées de bières, de parts de pizza et de discussions, qui permettent d’avoir un avis tranché. Si vous voulez mon avis, alors Rainbow Six Lockdown promet beaucoup. Pas révolutionnaire certes, mais ce qu’il m’a été donné d’essayer me fait attendre impatiemment la sortie du jeu.
PS : Merci à Pascal et Alexandre pour leur accueil.
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