 | | Les salons cossus de l’hôtel Hyatt de Paris (dans le quartier mal famé de la Place Vendôme) ont accueilli ce jour, l’équipe de Electronic Arts pour la présentation de Medal Of Honor : European Assault, qui se transformera en Medal of Honor : Les Faucons de Guerre, pour la France.
Dan Winters, producteur exécutif, avait en effet fait le déplacement pour nous présenter son bébé, dont la date de sortie s’approche (les développeurs boucleront le tout en Mai). Ce nouvel opus reste dans la lignée des précédents : vous incarnerez un membre de l’OSS (crée par Roosevelt, c’est la maman du petit CIA, qui fera des bêtises à l’adolescence), chargé de conduire des missions de renseignement et de commando. Comme d’habitude, les quatre campagnes (Saint Nazaire, les Ardennes, l’Afrique du Nord et Stalingrad) sont inspirées de faits réels. A vous donc de détruire les forces U-boat quand ils sont fixés à Saint Nazaire, ou de vous concentrer sur les Tigres allemands de la campagne africaine, tout en chantant « youkaïdï, youkaïda ».
A cette base commune des MoH, Sieur Winters a insisté sur les nouveautés apportées au titre. Tout d’abord les fameux couloirs, si prompts à nous faire se curer le nez en jouant (quand ce n’est pas autre chose), tellement c’est intéressant. Nous avons pu le constater, les aires grandes ouvertes de combat sont de la partie. Dans quelle proportion ? Espérons fort ! Deuxième point, l’IA qui a été choyée. On a également pu constater des ennemis qui se replient face à de lourdes pertes, qui utilisent les armes de leurs compagnons abattus, des soldats aux attitudes variées. Bon. On a aussi pu voir des ennemis idiots et désorientés, sans réaction. La faute à cette version preview ? Espérons fort ! Ce qui parait par contre acquis, c’est la qualité de l’immersion proposée, tant dans la mise en scène, que les cinématiques et la bande sonore. De ce coté là , il n’est pas utile de trop se préoccuper. Techniquement, ce que nous avons pu voir semble tout de même très limité, l’espoir est là superflu. Si vous ajoutez à cela que la version Xbox présentée n’était pas implémentée concernant ses textures spécifiques (i.e. plus mieux que celles sur PS2), vous sentirez mon espoir faiblissant, même si l’immersion me parait bien plus importante sur ce style de jeu.
Entre deux petits fours, je coince tout de même Dan pour lui parler du Live. Et là , cela se confirme, ce MoH ne sera pas Live, point barre, tout marchés confondus. Le gars assume sa décision. Sur l’opus précédent, Rising Sun, le développement de cette partie avait demandé beaucoup de travail, au détriment du développement global. Au final, ils étaient peu satisfaits de l’ensemble (qui a dit « eux aussi ? » ?). Donc le message, est clair : on ce concentre sur le solo pour qu’il soit réussi, un mode multi en écran splitté à 4, plutôt que de s’éparpiller. Pas convaincu, votre Démo pousse la conversation, cherchant des regrets dus à temps trop court de développement. Et bien non, et le petit Dan (au demeurant très sympathique) insiste. S’il reconnaît le coté unique du Xbox Live, il lui semble qu’une différence non négligeable existe entre l’idée du jeu online et ceux qui jouent de façon effective. Je ne vous cache pas que je lui laisse la paternité de cette vision du jeu online, en lui laissant mon avis au passage.
Et au fait Dan, pas trop préoccupé de la concurrence FPS sur Xbox ? Point du tout, au mois de Juin, peu de gros titres en concurrence (on appelle ça de l’optimisme markété). Je lui signale que dans le genre FPS sur la deuxième guerre mondiale, il a quand même un gros poids lourd prévu sur Juin, même si c’est un écureuil alcoolique... Dan a rit (et pas son frêre, Dakt).
Donc déception du jour pour ce Medal of Honor qui se passera du Live (et inversement). Les fans de la série ne devraient toutefois pas être déçus par cet opus, voir même agréablement surpris... sous réserve bien sûr d’adhérer aux productions précédentes.
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