Need for Speed : Shift (Xbox 360)

par Lud0
Need for Speed est une très longue suite avec des hauts et des bas. Le dernier épisode en date, Need for Speed Undercover a tenté un retour aux sources plus ou moins mitigé. Pour ma part, sympa, mais sans plus.
Dans Shift, EA a jeté l’éponge des courses poursuites et tuning à gogo pour s’orienter vers la simulation. C’est au studio Blimey Games qu’a été confiée cette lourde tâche. Blimey Games est à l’origine de jeux de simulation automobile tels que GTR et GT Legends, sortis tous 2 sur pc uniquement.
Get your motor runnin'
Fini donc le tunning à tout va et les courses poursuites avec la police, vous voila dorénavant bouclé sur des circuits classiques bien connus de tous : Spa ou bien le Nurburgring pour ne citer que les plus connus. Et bien qu’il y ait des courses en villes, les tracés sont bien délimités. Des voitures de série classique aux modèles élitistes comme la Bugatti Veyron, ce ne sont pas moins de 65 voitures que vous aurez le loisir de piloter.

Votre premier tour de chauffe, manette en main vous mettra au volant d’un véhicule de prêt qui déterminera, en fonction de votre façon de conduire, le niveau a appliquer : freinage auto, boite auto, boite manuelle, meilleur ligne de conduite, zone de freinage, … La première prise en main est déroutante : la sensibilité est très importante et un réglage de ce paramètre est nécessaire sous peine de vraiment rouler sur des œufs tout au long de votre carrière.

La carrière justement se fait en gagnant des étoiles dans chacune des courses que vous ferez. Ces étoiles, vous les obtiendrez en arrivant accomplissant certains objectifs : finir dans les 3 premiers, drifter 4 secondes, obtenir 78% du tracé et d’autres encore. Certaines courses vous permettent de participer à des compétitions spéciales bien plus rémunératrices : chronos à battre, 1 contre 1…
Ces étoiles débloqueront également les circuits et les niveaux supérieurs. Bien entendu, chaque course vous permet d’obtenir de l’argent afin d’améliorer votre véhicule ou d’en acheter un nouveau.

Vous pourrez également obtenir des « points pilote » qui, en fonction de votre façon de piloter (précision ou agressivité) débloqueront des éléments de personnalisations supplémentaires. Ces points s’obtiennent donc sur la piste en exécutant différentes manœuvres : aspiration, doubler vos adversaires loyalement ou déloyalement, …

Comme vous le savez déjà, EA a introduit du drift dans le jeu. Avant d’y jeter un coup d’œil, je me suis dit : « Ca ça craint pour une simu ! ». Lorsque je me suis retrouvé dessus, manette en main, j’ai compris que les séances de drift seraient loin d’être un plaisir au pad. Ce n’est plus de l’arcade, le point d’entrée, l’angle, les gaz, tout cela doit être en place pour réussir.

Au dela de la conduite plus classique, le drift est LE gros défi de ce jeu. Enfin ça et la prise en main car la sensibilité est étrange. J’attends de pouvoir tester avec un volant pour me faire un autre idée.
Voie de garage
Le multijoueur se base sur le Live uniquement. Pas d’écran splitté.
Online donc, vous pourrez effectuer des courses à 8 joueurs maximums avec et sans classement ou des mini tournois en 1 contre 1.

Très (qui a dit trop ?) léger pour convaincre et l’on préfèrera améliorer ses chronos sur des circuits solo histoire d’en mettre plein la vue au monde entier puisque ceux-ci pourront voir vos temps sur le site NFS officiel.
Born to be wild
Electronic Arts a bien travaillé le moteur. Le jeu est fluide pendant les courses. Le seul constat négatif est le temps de chargement demandé à chaque chargement de circuits. D’ailleurs, ceux-ci sont bien rendus et on éprouve le plus grand plaisir à conduire sur Spa par exemple.

Adieu les effets à profusion ou l’on arrivait même plus à distinguer la voiture, bonjour l’effet de vitesse.

En course, lors d’un accrochage, votre vue se brouille. Cette sensation peut être perturbante au début, mais au final elle est plutôt réaliste. Et puisqu’on parle de dégâts, ceux occasionnés aux véhicules sont présents, tant visuels qu’en conduite : direction, freins... Ils sont toutefois loin de la réalité. En effet, vous ne casserez pas votre voiture en tapant un muret de face à 70 km/h.
Conclusion
Need for Speed change de conduite et tend résolument vers la simulation. Bien entendu, on en arrive pas encore à ce que l’on peut trouver sur PC, mais on se rapproche énormément de Forza Motorsport 3. Pour avoir alterné les 2 ces derniers jours, Shift qui vaut vraiment le détour. Malheureusement, cette sensibilité à la manette au goût très « étrange » dès le départ fausse la donne. Fort heureusement, on peut manuellement compenser cela en modifiant les paramètres du jeu.
Note 6/10
On aime
- Le moteur
- Le gameplay simu
- Les circuits
- La vue cockpit
On n'aime pas
- Le problème de sensibilité/calibration à la manette
- Les temps de chargement très long
- pas de gestion de la météo
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Need for Speed : Shift
Packshot de Need for Speed : Shift sur Xbox 360
Date de sortie française 17 septembre 2009
Genre : Course
Dev. : Electronics Arts
Edit. : Electronics Arts
PEGI 3