Homefront (Xbox 360)

par Risenful
En 2008, les petits gars de chez Kaos Studio nous livrent Frontlines : Fuel of War, un bon titre alternatif à Call of duty 4 et Halo 3, à l’époque. Les revoilà aujourd’hui avec Homefront, distribué par THQ, le titre est le jeu le plus pré-commandé de l’histoire pour l’éditeur. Que vaut réellement Homefront ? La réponse dans ce test.
Quand papy fait de la résistance
Nous sommes en 2027, deux ans se sont écoulés depuis l’attaque des États-Unis par l’armée de la Grande République de Corée. Abandonné par ses anciens alliés, le pays est dorénavant sous l’occupation militaire et n’est plus qu’un état policier où règne la peur et le désespoir.
Vous incarnez un ancien pilote de la Marine, Jacobs, qui tente de rester discret pour éviter tout ennui. Jour de chance, vous êtes recruté par l’armée coréenne pour servir votre nouveau pays. Lors de votre transfert vers votre nouvelle maison, votre convoi est attaqué par un groupe armé : Changement d’employeur, vous faites partie, désormais, de la Résistance.
L’histoire du jeu est rédigée par John Milius scénariste d’Apocalype now et Red Dawn (film mythique de l’époque avec ses scènes très dures) et force est de constater que Homefront suit le même chemin. Le jeu se veut mature et nous montre les horreurs de la guerre avec son lot de violences, trahisons et massacres. A titre d‘exemple au début du jeu, une fillette est témoin de l’exécution de ses parents par l’armée coréenne sous ses yeux : Le ton est donné.
La bande son du jeu est de bonne qualité avec ses musiques entrainantes et un doublage français convaincant. Ce qui facilite l’immersion du joueur au travers des sept missions dont est composé le mode solo. Les développeurs nous parlaient de cinq heures de jeu pour terminer le scénario et malheureusement ils avaient raison. Les missions s’enchainent sans temps mort avec une mise en scène et des situations assez sympas. On est loin d’un Call of Duty pour le côté épique mais le mode solo se laisse faire avec plaisir et représente une mise en bouche pour le cœur du jeu : Le multijoueur.
De véritables affrontements en ligne
Homefront est très clairement tourné vers le multijoueur, il est à mi-chemin entre un Black Ops et un Battlefield. Avec ses affrontements à 32 joueurs sur le Xbox live, le titre peut se vanter de concurrencer les mastodontes du genre. Tourné jeu par équipe, il propose des affrontements entre la résistance américaine et l’armée coréenne. Composées pour l’instant de 7 cartes, les parties sont bien rythmées et nous apporte son lot de sensation forte. Un système de grade est bien évidemment de la partie et nous permet de débloquer des armes pour les différentes classes de personnages dont regorge le jeu.
Là aussi c’est du classique, on y retrouve les classe assaut, sniper, artilleur, ingénieur et j’en passe. Chacun possède sa propre arme et avantage sur le champ de bataille.
Mais le véritable plus du mode multijoueur, c’est la possibilité de réapparaitre directement aux commandes d’un véhicule. Jeep, hélicoptère, tank... Les cartes sont très bien proportionnées pour nous permettre de s’affronter sans se sentir seul ou oppressé. Malgré le fait que les serveurs ne soient pas tous disponibles à l’écriture de ce test, à 32 sur une map avec les véhicules, les snipers dissimulés et les soldats au front, on ne s’ennuie jamais !
A noter que le jeu tourne sur des serveurs dédiés pour éviter au maximum les latences et autres petits désagréments qui pourraient avoir raison de la bonne expérience du multijoueur. Une bien bonne nouvelle.
Une guerre futuriste mais graphiquement dans le passé
Homefront n’est pas une tuerie graphique. Malgré des décors plutôt corrects, vos alliés, eux, manquent de finition. Le titre souffre d’un aliasing très présent et on se retrouve face à un jeu comparable à ceux sortis il y a deux ans. Par contre l’intelligence artificielle des ennemis est plutôt bonne, les soldats coréens se couvrent bien, balancent des grenades et restent, pour la plupart, groupés. Celle de nos alliés est un peu moins satisfaisante, on sent qu’ils sont invincibles et n’hésitent pas du coup à foncer dans le tas. Le respawn n’est pas trop mal géré, mieux qu’un Black Ops en tout cas, et on ressent lors des affrontements que nos ennemis ne sont pas en nombre illimité.
Conclusion
Au final, je qualifierais Homefront de bonne alternative à la concurrence. Son mode solo est certes très court mais il est à la fois rythmé, brutal et assez immersif. Un titre destiné avant tout pour son côté multijoueur avec ses affrontements à 32 en ligne.
Note 8/10
On aime
- Un scénario mature et immersif
- Une bande son correct dans l’ensemble
- Une I.A satisfaisante
- Des affrontements à 32 joueurs en ligne
On n'aime pas
- Graphiquement daté
- Un solo très court
- Quelques lags et problème d’accessibilité en ligne
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Homefront
Packshot de Homefront sur Xbox 360
Date de sortie française 15 mars 2011
Genre : FPS
Dev. : Kaos Studio
Edit. : THQ
PEGI 18
1 joueur hors ligne - Jusqu'à 32 joueurs en ligne
Neuf : 5 €
Occasion : 2.14 €