Brink (Xbox 360)

par Stephmomo
Splash damage, société britannique à l'origine de Wolfenstein : Enemy territory et Enemy territory : Quake Wars s'est spécialisé dans le développement de FPS multijoueurs. Elle nous revient, cette fois, avec un jeu au "background" tout à fait original : Brink. Qu'attendre de ce titre ? A t-il sa place dans le monde impitoyable du jeu en ligne ? Réponse, là, tout de suite, maintenant.
Pour cent brinks t'as plus rien
The Ark, l'arche... Voilà le nom de cet asile flottant, objet de toutes les convoitises dans un monde qui court à sa perte. Deux camps s'affrontent pour en prendre le contrôle : les forces de sécurité qui tentent de garder le contrôle et les rebelles qui veulent renverser le pouvoir. Pas de réels gentils ou de super-méchants, juste deux mondes, deux visions de l'avenir qui s'affrontent. Vous l'avez compris, l'histoire n'est pas le point fort du soft, d'ailleurs il n'y en a pas vraiment, c'est plutôt une toile de fond, un prétexte....

Brink vous donne donc la possibilité d'incarner quatre classes : le soldat (celui-ci redonne des munitions ou pose des bombes,...), l'ingénieur (qui peut poser des tourelles et booster les armes...), l'espion (qui peut pirater les systèmes informatiques, détecter les mines et se déguiser) et enfin le médecin (qui réanime et donne des bonus de santé divers). Chaque classe a donc des compétences bien particulières qui permettront de mener à bien les missions qui vous seront attribuées. A noter la possibilité de « customiser » son perso de manière très complète, les options sont nombreuses et le rendu est très sympa. Vous pourrez d'ailleurs incarner trois morphotypes de soldat bien distincts : Le « light » qui a peu de résistance mais qui se faufile partout et très vite, le « Heavy » très costaud mais beaucoup plus lent et enfin le « standard » qui se situe (évidemment) entre les deux.

Alors, soyons francs , les amateurs de FPS solo vont être déçus : pas de mise en scène à la « call of' » ou de scénario à la Crysis 2, juste des saynètes plus ou moins longues dans lesquelles il vous faudra accomplir des objectifs divers et variés.... Comme pour le mode multi finalement...Mais alors quoi ? Brink n'a pas de mode solo ? Et bien, non. Définitivement pas. Et ce ne sont pas les quelques cut-scènes qui parsèment le jeu qui vous convaincront du contraire... Vous pourrez donc y affronter des hordes de bots bêtes comme mes pieds (jeux de mots inside...) pour vous faire la main avant d'attaquer ce qui fait donc l'essence du jeu : le LIVE. Je ne parlerai même pas des du mode « challenge », plus qu'anecdotique dont le seul intérêt est de débloquer quelques gadgets supplémentaires...
Un petit mur vaut plus que des milliers de brinks.
Brink est différent et il l'assume. Preuve en est, par exemple, l'absence de compteur de frags. Un peu déstabilisant, voir frustrant pour les amateurs du genre comme moi, ce type de détail (en est-ce vraiment un, d'ailleurs?) montre à quel point le jeu a été pensé « autrement ». L’intérêt du jeu ne réside que dans la coopération et la réalisation d'objectifs. Les « fragueurs » invétérés ne feront que très peu d'XP par rapport aux personnes jouant le jeu. J'ai vraiment été emballé par le principe, même s'il m'a fallu quelques parties pour m'imprégner de l'esprit du jeu.

Toutefois, et c'est là que le bât blesse, le jeu fait preuve de lacunes techniques vraiment gênantes en réseau : Les parties avec beaucoup de joueurs « humains » sont toujours, un tant soit peu "laguées"... Il vaut mieux donc, et c'est là le paradoxe pour un jeu qui se veut axé sur le multi, se retrouver dans une partie avec quelques bots, pour espérer prendre du plaisir à jouer en réseau.
Ça casse pas des brinks.
Les graphismes du jeu sont globalement décevants, les textures sont grossières et le rendu des couleurs assez discutable. C'est encore plus flagrant lorsqu'on jette un œil à la version PC, plutôt réussie, elle. Plus important, le gameplay, donne lui de réelles satisfactions : Le système SMART (Smooth Movement Across Random Terrain) permettant de passer n'importe quel obstacle de manière « instinctive » se révèle être très efficace. Ces déplacements à la « Mirror's Edge » donnent une réelle fluidité à l'action. L'ambiance sonore quant à elle, est bonne : les voix des persos résonnent de manière très convaincantes pendant que les balles sifflent sur le champ de bataille....
Conclusion
Brink aurait pu être un très gros jeu LIVE mais ses innovations et son esprit décalé se retrouvent, malheureusement, enterrés par des soucis « réseau » défaillants et des lacunes techniques évidentes. Je conseille toutefois aux amateurs du genre de s'y essayer afin de toucher du doigt ce que pourrait être un le futur du FPS multijoueur...
Note 5/10
On aime
- Un vrai FPS innovant
- La customisation des persos et des armes
- Le système de déplacement « SMART »
On n'aime pas
- Pas de réel mode solo !
- L'I.A des bots
- Trop de lacunes techniques sur le LIVE
- C'est plutôt moche...
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Brink
Packshot de Brink sur Xbox 360
Date de sortie française 13 mai 2011
Genre : FPS
Dev. : SilverBirch Studio
Edit. : Bethesda Softworks
PEGI 16
1 joueur hors ligne - Jusqu'à 16 joueurs en ligne - Coop en ligne