Bulletstorm (Xbox 360)

par Uruktar
Quand une production Epic reprend des concepts de Gears of War et de Serious Sam, ça fait forcément du bruit ! Bien que soit marqué en gros EPIC sur la boite du jeu, c’est People Can Fly qui en a développé la plus grande partie.
Bienvenue sur Stygia, paradis incontestable !
Bulletstorm nous place dans la peau de Grayson Hunt, commandant d’une petite équipe baptisée Dead Echo. Après s’être rendu compte que la plupart des missions effectuées sous la houlette de leur supérieur, Sarano, servait ses seuls intérêts, ils - ou plutôt il – décide de se rebeller et de s’enfuir. Dead Echo devient donc une petite équipe de pirates dont le capitaine manie aussi bien l’arme que la bouteille, lui faisant parfois prendre des décisions inconsidérées.
Suite à l’arrivée du vaisseau du général Sarano, Gray décide (une fois de plus tout seul et sans suivre l’avis de ses compagnons d’armes) d’attaquer l’appareil pour se venger. Suite à une bataille épique, Dead Echo s’écrase sur la petite planète du coin : Stygia. Il s’agit très probablement de la planète la plus hospitalière de la galaxie, sa flore resplendissante et cannibale, ses indigènes avec un goût particulier en matière de décoration, sa faune maternelle dont la taille approche les quatre-vingt mètres de hauteurs minimum et ses plages dont les rivages grouillent de piranhas. Que dire, sinon que Stygia est un vrai paradis tropical ?
Mais revenons à nos hommes, Gray part avec son ami Ishi qui lutte entre sa personnalité et celle d’une I.A vengeresse pour trouver Sarano, toujours en vie. D’après eux, c’est la personne la plus à même de les sortir de là. Gray tombe rapidement sur un lasso électrique lui permettant d’attirer à lui toutes sortes de choses. Il fait aussi ami-ami avec les indigènes, armés de couteaux et de mitraillettes. Pour répondre à leur accueil irréprochable, on leur tire dessus avec joie et moquerie, avant de les empaler sur des barrières hérissées de pointes. Ensuite on tombe sur un kit de largage, et là tout commence ! Ce petit engin nous apprend que si l’on martyrise nos ennemis, on marque des « skillpoints » qui vont nous servir à acheter munitions, armes et améliorations.

Les skillshots ont pour objectif d’infliger le plus de douleur à nos ennemis, et surtout de les tuer avec style ! Ainsi, tout au long du scénario nous découvrirons de nouvelles armes et de nouveaux environnements mortels, allant du cactus, permettant une acupuncture gratuite, aux marres de piranhas tout en passant par les stands de hotdogs (très dangereux les hotdogs !) ou encore les roues géantes. Empalez, estropiez, broyez, brûlez et envoyez dans le vide tous ses indigènes assez fous pour croire qu’ils ont une chance de survivre à votre passage. Nous avons donc sept armes à notre disposition, se déverrouillant au fil de l’histoire, plus le lasso. Je ne vous en dit pas plus, à vous de découvrir toutes ces merveilles !

Au niveau du Gameplay, il est très varié car sera différent selon les envies des joueurs. Certains jouerons avec les mêmes armes du début à la fin, d’autres s’adapterons, et les autres ne jouerons qu’avec le décor. Utilisez toutes les armes, le lasso, l’environnement et variez les plaisirs ! Après cela dépendra vraiment des préférences des joueurs, mais il y a du coup une re-jouabilité pour essayer de nombreuses combinaisons de skillshots. Il y a aussi ceux qui foncerons dans le tas avec leur fusil à pompe équipé d’un quadruple canon, et ceux qui resterons cachés (bien qu'il n'y ait pas de système de couverture).
Et a plusieurs, ça donne quoi ?
Déjà qu’effectuer des skillshots seul est très agréable, il peut être encore amélioré grâce à un multijoueurs nous permettant, à la façon de la horde de Gears of War, d’affronter des vagues d’ennemis. Le but étant de survivre mais aussi de marquer un certain nombre de skillpoints. De ce côté-là, un peu de déception. Les scores à atteindre ne seront jamais bien hauts et certains ennemis nous tuerons d’un seul coup, ce qui est assez frustrant. Mais le plaisir de démembrer à plusieurs reste toujours un concept agréable ! On notera cependant l’absence de coopération sur la même console, dommage.
Bref, six cartes, des bots ennemis tout le temps, un peu de répétitif, mais le plaisir d’êtres plusieurs.
Visite guidée de Stygia
Coté technique, Bulletstorm nous offre des décors superbes, des graphismes dignes d’un Gears of War, des ennemis et des frags à la hauteur des Serious Sam, des boss charismatiques et un gameplay unique grâce au lasso. Au cours de votre aventure, vous serez donc amenés à voir de somptueux décors avec de très beaux jeux de lumières, des animations bien propres à Gears of War, des ennemis toujours nouveaux, des armes uniques et des skillshots à volonté. Côté scénario, on a vu mieux, mais il reste intéressant et nous donne quand même envie d’aller au bout. On voit que People Can Fly a pensé à tout et on fini par comprendre tout ce qui se passe, y compris le pourquoi des skillshots. Les dialogues sont tous simplement géniaux, pensés par des gens équipés d’une répartie incroyable, et l’ambiance est tout à fait adaptée. Les visages ne sont pas toujours très expressifs, même pendant les cinématiques, bien que les voix, elles, soient très crédibles. Niveau durée de vie, comptez un peu moins de sept heures en prenant le temps de se mettre à couvert et s’intéressant un peu au background du jeu.
Conclusion
Bulletstorm n’a peut-être pas un scénario des plus élaborés, mais il a un concept extrêmement intéressant. Misant tout sur les skillshots, People Can Fly invente ce concept inédit qui ne laisse pas de marbre. La possibilité de rejouer chaque mission est un plus ainsi que le multijoueurs, même si il manque un mode coopération. Dommage.
Note 7/10
On aime
-Les animations
-Les dialogues
-Le multijoueurs
-Les décors
-La variété des skillshots
On n'aime pas
-La crédibilité des expressions
-L’absence de coopération campagne
-L’absence de coopération locale
-La durée de vie
Twitter    Facebook    Twitch    Dailymotion    RSS
Bulletstorm
Packshot de Bulletstorm sur Xbox 360
Date de sortie française 24 février 2011
Genre : FPS
Dev. : People Can Fly
Edit. : EPIC Games
PEGI 18
1 joueur hors ligne - Jusqu'à 4 joueurs en ligne - Coop en ligne