Of Orcs and Men (Xbox 360)

par Lud0
Qui n’a pas rêvé, un jour, d’incarner non pas un preux chevalier qui va libérer sa belle, mais l’autre, l’ennemi, le vilain, l’ogre, l’orc ? Et bien c’est ce que propose aujourd’hui Focus Home Interactive avec ce RPG développé par pas moins de deux studios en collaboration : Cyanide Studios et Spiders. On peut espérer un humour décapant grâce à un duo composé d’un orc et d’un gobelin car ces derniers ne sont pas connus pour avoir le QI d’Einstein...
Arkaïl & Styx
Tout commence par une guerre, celle qui oppose les royaumes humains du continent Isèrien. Ceux-ci se réunissent alors sous une seule couronne, une seule religion et un seul empereur. L'empereur Damoclès a soif de pouvoir et afin de combler ce besoin, décide d’étendre son royaume. Tout se déroule à peu près sans encombre jusqu’à ce que les hommes visitent le sud, là où vivent de grandes bestioles de deux mètres quarante de haut, vertes, bourrues, et composées de deux cerveaux et un muscle...

Mal lui en pris car un petit village qui ne se trouve pas en Armorique mais dans les terres du sud, peuplé de Bloodjhaws, ne se laisse point faire et les orcs se rebellent. Ils ont même de belles victoires. Ce qui décide l’Empereur à construire un mur gigantesque pour protéger son royaume.

Nain et Elfes, alors protégés se joignent au peuple humain. Bref, après quelques très longues années et grâce à des alliés de l’intérieur, l’orc Arkaïl choisi pour aller assassiner l’Empereur. Mais pour se faire, il doit franchir le Mur. Ce qui met sur son chemin un allié improbable : Styx, le Gobelin.

Une fois le mur passé, ce duo ira jusqu’au bout ou mourra. Mais pour vous, tout commence quelques heures avant de franchir cette maudite frontière, juste ce qu’il faut pour prendre en main non seulement les commandes directionnelles, mais aussi les techniques de combat de ce dernier.

Les coups de départ sont limités, mais plus vous combattrez et plus votre panel de coup s’élargira. Pour pouvoir coller une tatane à l’un de vos ennemis, il vous faudra tout d’abord mettre le jeu en ralenti. Pas en une sorte de pause comme dans certain RPG japonais, mais un vrai ralenti, ce qui vous laisse qu’un petit temps pour vous décider des coups à porter. Le ralenti s’obtient donc en appuyant sur RB puis la sélection de l’ennemi de votre choix avec les flèches directionnelles gauche et droite. Ce qui prend un temps certain avant de pouvoir prendre le bon. Ajouter ensuite à cela quatre coups possibles à enfiler et vous voilà déjà agressé par vos adversaires. Un petit coup de RB vous remet en jeu et il ne vous reste plus qu’à regarder le résultat. Enfin pas tout à fait car il vous faudra aussi, autant que faire se peut, gérer votre coéquipier car si ce dernier sait se défendre, ce ne sera pas forcément au mieux.

Après avoir tâté de différents coups, on se rend rapidement vite compte, sur les premières heures de jeu que l’on assène toujours les mêmes dans le même ordre face aux mêmes ennemis. Seul un changement de ces derniers vous vaudra un changement dans l’ordre.

Arkaïl jouera donc tout au long du jeu le rempart, le mur, la montagne de muscle à faire entrer en scène lorsque plusieurs ennemis vous attaquent. A contrario, Styx est un Gobelin qui a un pouvoir fort utile : celui de se rendre invisible de ses ennemis jusqu’à une certaines distance afin de passer dans leur dos et les éliminer de façon silencieuse. Le gameplay est dès lors tout tracé. La variété provient alors des ennemis rencontrés tout au long de votre périple. Mais plutôt que de passer par RB, vous avez la possibilité pour chaque combattant de mettre des coups en raccourci, ce qui accélère un peu l’action.

Après une heure de jeu, on se rend bien compte d’une chose : on joue dans un couloir, et il en sera ainsi tout au long des cinq grands niveaux qui composent le jeu.
Silk ou Sic
Si l’action se déroule dans un couloir doit permettre d’exploiter les capacités des consoles à autre chose que d’afficher de vastes paysages, les décors sont au final peu variés. Les textures sont du même acabit. Par contre, dès que l’on s’attarde sur nos héros, on apprécie leur design bien léché comme il faut.

Tout comme la bande son, toujours présente là où il faut et comme il faut. Coté musical, rien à redire quand on sait que les titres ont été composés par Olivier Derivière (Alone in the Dark, Osbcure 1 et 2) et joués the Boston Cello Quartet, on apprécie. Cette dernière est également en vente d’ailleurs et est composée de pas moins de 22 titres.
Conclusion
Comme vous avez pu constater jusque-là, mon avis sur le jeu et son gameplay est mitigé. Le côté RPG n’est pas poussé et ne ravira pas les amateurs. Le fait de jouer dans un couloir en gonflera d’autres. Le fait de mettre en pause ou en tout cas de ralentir l’action a aussi ses détracteurs. Bref… Pas glop !

Sauf qu’il y a un truc dont je n’en ai pas parlé jusque-là, que je voulais garder pour la fin car pour moi c’est le meilleur : si le jeu est interdit au moins de 16 ans, ce n’est pas tant pour les combats que pour ses dialogues qui choqueront plus d’une nonne, mais qui au final représente bien le genre d’échange que peuvent avoir un Orc et un Gobelin. Le tout, ficelé dans un scénario original aux petits oignons comme on aimerait en voir plus souvent.
Note 6/10
On aime
- Le scénario
- Les dialogues dignes d'un orc et d'un gobelin
- La musique
On n'aime pas
- Un orc et un gobelin dans un couloir
- Combats répétitifs
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Of Orcs and Men
Packshot de Of Orcs and Men sur Xbox 360
Date de sortie française 11 octobre 2012
Genre : RPG
Dev. : Cyanide
Edit. : Focus
Of Orcs and Men Retrocompatible Xbox One
PEGI 16
1 joueur hors ligne