Project CARS (Xbox One)

par Lud0
Project CARS est pour les joueurs Xbox One le second jeu de simulation automobile disponible depuis la sortie de la console. Beaucoup d’espoirs sont fondés par les fans de courses automobiles sur ce titre en développement depuis des années. Originaire de Kickstarter et financé en partie par des joueurs sur PC, Project CARS arrive enfin sur console. Allons-nous trouver là le concurrent de Forza Motorsport ?
De NFS Shift à Project CARS
Slighty Mad Studios est connu pour ses jeux d’arcade zestés de simulation avec la série des Need for Speed Shift et grâce à Test Drive : Ferrari Legends sorti en 2012. Depuis 2011, le studio s’est lancé dans un projet fou : concevoir un jeu de simulation ultime financé grâce au financement participatif. Après quelques reports, voici enfin le précieux de nombreux joueurs qui débarque sur Xbox One. Son développement aura tout de même coûté la bagatelle de 3,7 millions de dollars.

Une fois la galette dans le lecteur et le jeu installé, la première étape n’est pas de se lancer dans une course. Si vous avez déjà craqué pour le titre et tenté l’expérience, vous savez de quoi je parle : la voiture qui ne tourne pas, ou bien un kart inconduisible. Bref, direction les réglages. Fini le monde de Forza prémâché, bonjour le monde PC, où les réglages se font à tous les niveaux. La première étape consiste donc à trouver les réglages qui vous conviennent le mieux, que vous jouez à la manette ou avec un volant.

Le niveau de difficulté peut être adapté selon vos capacités de pilotes. L’une d’entre elles propose d’utiliser les vrais équipements des véhicules, comme l’ABS et l’antipatinage pour les véhicules relativement récents ou aucune de ces deux aides pour les voitures plus anciennes. Les choix intermédiaires sont bien entendu possibles et le jeu s’adapte à vos désirs.

Maintenant, allons sur la piste pour mettre la main sur l'une des soixantes voitures disponibles avec le contenu d'origine et continuer à peaufiner les réglages. Puis vient le plaisir. Celui de retrouver des voitures bien réalisées, que ce soit au niveau des extérieurs ou des intérieurs. Ces derniers sont par ailleurs de toute beauté ! Et puisque l’on parle de vues, vous aurez un choix de position de caméra assez intéressant et apte à satisfaire de nombreux joueurs. À mon sens, la vue la plus incroyable en sensation est la vue casque. On s’y croirait !

Le mode carrière n’offre de base aucun challenge sauf peut-être pour les chasseurs de succès ou ceux qui veulent réellement user leur gomme sur les pistes. Différentes saisons qui s’offrent à vous, la plus longue dure huit ans et vous fera commencer par le kart, ce petit truc qui ne tient pas la route sur une bosse, mais qui vous met un coup de pied aux fesses au démarrage. Sachant que cet engin est encore plus speed en vue casque. Vous enchaînez ensuite par un petit tour de Mégane RS avant de retourner sur du karting, mais en 350cc. Il vous faudra d’ailleurs bien plus de travail pour maîtriser ce matériel qu’une RUF. Le karting poussera vos reflex à leurs limites.

Vous aurez aussi la possibilité d’accéder au réseau des pilotes afin d’accomplir différentes épreuves communautaires et vous frotter aux chronos des meilleurs pilotes.

L’autre mode solo est le Contre-la-montre. Vous y sélectionnez votre circuit, la classe du véhicule (Proto, GT, Mono, Stock Car, …) et le type de fantôme que vous voulez affronter. Cela peut être le vôtre, celui du joueur juste avant vous au classement ou même de celui qui détient le record de la piste.
Et sur le Live ?
Si l’IA du solo est bien réglée, elle vous donnera l’impression d’aller à l’attaque contre des joueurs humains. Cepandent, rien ne vaut le jeu en ligne sur le Xbox Live pour se mesurer à de vrais joueurs.

Et là… ce n’est pas la joie. Si rejoindre une partie se fait généralement en moins d’une minute, les lags rendent les parties délicates lorsque vous êtes en simulation. D’ailleurs, le nombre maximal de concurrents sur le circuit, en sus de vous, est limité à 15. Vive les serveurs dédiés !

Au-delà de ce coup de gueule, il faut noter que la course se déroule en 3 temps : une session d'essais, une de qualification et la course en elle-même. Votre arrivée dans un week-end de course pourra se faire tant que la course n'est pas lancée. Il vaut mieux connaître les circuits par cœur et maîtriser les réglages minimums.
Attention à la surchauffe !
Le moteur graphique souffle le chaud et le froid. Incapable de tenir le choc sur Le Mans avec un temps ensoleillé par exemple, il tournera parfaitement bien sur un autre tracé avec la pluie, bien que dans tous les cas vous soyez seul.

Si le bruit des échappements est assez bien représentés, il arrive, à l’instar des images que ce dernier soit également décalé.

J’ai préféré attendre le patch 1.04 avant de finir mon test technique. Le tearing devenait tellement visible qu’il était impossible de jouer correctement en version 1.03. On peut dorénavant souffler à ce niveau-là, les images s’affichent à nouveau de manière fluide. D’autres correctifs suivront avec de nouvelles optimisations et améliorations.
Conclusion
Par certains côtés, Project CARS est bien plus proches de la simulation avec de vrais arrêts aux stands, même si l’on passe en conduite auto. On a la possibilité de modifier la stratégie, à l’instar d’un F1 201X, mais côté pilotage, ce n’est toujours pas ça. Pour les jeunes joueurs, les indicateurs de freinage se déclenchent ou trop tôt ou trop tard, voir même carrément en plein virage et les feront passer sur une bosse plutôt qu’à l’intérieur. Une ineptie !

Pour les amateurs éclairés, il faudra retrouver ses repères de freinages, car les représentations en dehors de la piste sont moins réalistes que dans Forza Motorsport 5.

Les spécialistes seront enfin ravis de trouver mille et un réglages divers et variés leur permettant de grappiller la microseconde nécessaire pour passer en tête au premier virage ou en aspi.

Mais on est loin de la réalité. Si Forza laisse passer certains abus, Project CARS les sanctionnent bien trop tôt. Passez sur Le Mans en proto et tous les rapports en fin de zone orange et vous ne verrez même pas la ligne à la fin du second tour. Si vous avez envie d'aller chatouiller la zone rouge, vous ne dépasserez pas la moitié du premier tour.

Bref, abusé et c’est dommage, car nous détenions enfin un sérieux concurrent à Forza. Turn 10 va forcément progresser, mais souhaitons pour nous qu’ils prennent de la graine sur certains points de Project CARS.
Note 6/10
On aime
- Le kart
- Les nombreux championnats
- Les catégories de véhicules
- Les arrêts au stand
- Les courses d’endurance
- Multi bien pensé avec séances d’essais, qualifs puis course
- Conditions métérologiques
On n'aime pas
- Physique des véhicules inégale
- Bugs graphiques
- Pas de serveurs multi donc lags à mort
- Pluie horrible en vue intérieure
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Project CARS
Packshot de Project CARS sur Xbox One
Date de sortie française 07 mai 2015
Genre : Simulation
Dev. : Slightly Mad Studios
Edit. : Namco Bandaï
PEGI 3
1 joueur hors ligne - Jusqu'à 16 joueurs en ligne
Compatible Kinect