Assassin's Creed : Syndicate (Xbox One)

par Lud0
Comme chaque année à quelques semaines de Noël, Ubisoft nous présente un nouvel opus de sa série Assassin’s Creed. Celui-ci est le neuvième et chaque épisode nous rapproche un peu plus de notre ère. Si l’éditeur poursuit dans ce sens, atteindrons nous le futur ? Ou au contraire retournerons-nous dans le passé ? Dans tous les cas, il n’y a pas le retour du multijoueur dans ce nouvel épisode...

Assassin’s Creed Syndicate nous emmène au cœur de la révolution industrielle, à une période où le télégraphe et l’électricité pointent le bout de leur nez pour bouleverser le mode de vie de l’époque.

C’est le premier titre mené par le studio Ubisoft Québec qui a bien entendu été secondé par de nombreux autres studios aux quatre coins du monde.
God save the Queen
Bienvenue dans le Londres de 1868. La révolution industrielle apporte de nombreuses inventions telles que l’électricité et toutes les technologies sous-jacentes comme le télégraphe. La ville voit affluer de nombreuses personnes préférant travailler dans les usines plutôt que dans les champs en échange de quelques pièces de plus.

Mais voilà, devant l’affluence, une partie du peuple ayant effectué le déplacement se retrouve sans emploi et sans abri et les travailleurs ne gagnent pas forcément assez pour vivre. Déjà à l’époque, l’argent attirait l’argent. Dans les zones les plus pauvres se sont formés des gangs de rue, des gens tournés vers la criminalité pour survivre. L’un d’entre eux contrôle Londres et ses quartiers. Il est mené par L’Ordre des Templiers et un certain Crawford Starrick dont l’ambition est de diriger le monde. Inutile de préciser pour les fans de la saga que les templiers sont bien entendu toujours à la recherche des fragments d’Eden...

C’est ainsi que nous découvrons Jacob et Evie Frye, des jumeaux nés de parents Assassins, Ethan et Cecily Frye. Frère et sœur voient les choses différemment : Evie, fidèle au credo des Assassins, cherche à devancer les templiers dans la recherche d’artefacts tandis que Jacob, impulsif et brutal, préfère prendre la tête des Rooks, un syndicat de criminels qui se lève pour faire face à l’oppression templière et qui a la main mise sur les blighters. Leur idéologie, bien que différente, les fera voyager ensemble tout au long de l’aventure.

Vous pourrez alors incarner tantôt l’un tantôt l’autre et mener deux aventures de front ou bien choisir de mener chaque histoire l'une après l'autre. C’est ainsi que vous ferez connaissance avec l’écrivain Charles Dickens, le naturaliste Darwin, l'inventeur Alexander Graham Bell et même la grande Reine Victoria.

Les grands monuments de Londres seront vos points de repère, et pour vous déplacer de l’un à l’autre, rien ne vaut le train, la calèche ou la voiture à cheval. Ces dernières ne vous serviront d’ailleurs pas qu’à vos déplacements. Vous pourrez vous y cacher pour échapper à la police ou aux gangs rivaux, voir même assassiner des templiers depuis l’intérieur. Les toits des véhicules vous serviront aussi à circuler plus rapidement dans les rues encombrées de Londres.

Les outils et l’armement s’adaptent à l’époque et si les fondamentaux ne changent pas, vous aurez accès à un grappin qui augmentera ostensiblement votre vitesse d’escalade. Il offrira également la possibilité de franchir de grands vides en se transformant en tyrolienne que vous pourrez quitter pour procéder à une élimination depuis les airs.

Outre vos propres équipements à débloquer et à upgrader, vous pourrez et devrez également améliorer ceux de votre gang. Cela vous facilitera la vie pour la suite de l’aventure.
Phase de gamplay

De la voile à la vapeur ?
Quand on y regarde de plus près, ce n’est pas parce qu'on avance dans le temps que la licence s’améliore. Dès les premières minutes on rencontre un bug de positionnement. Il n’est pas gênant plus que ça mais dès le début, c’est tout de même très moyen. Si l’on en rencontre assez peu par la suite, dès que l’on arrive dans des niveaux plus élevés, ils se font plus nombreux voire même de plus en plus sournois. Un respawn à un point de sauvegarde qui vous ramène juste au début d’un combat, ce même combat remporté mais que vous devrez recommencer, et j'en passe...

Du côté des graphismes il ressemble à s’y méprendre à son prédécesseur, mais après avoir comparé les deux côte à côte, on y découvre quelques nuances dans les détails, ce qui ravira l’œil averti qui aime errer sans but dans les rues de Londres de l’époque.

Ce qui surprendra le plus, c’est le doublage. S'il est majoritairement en français, il arrive que l’on tombe sur des dialogue entre NPC en anglais. Fort heureusement cela ne nuit pas au gameplay, mais cela fait tâche...
Conclusion
Si le plumage est magnifique, le ramage se laisse aller. Les bugs sont trop présents pour un jeu de cet acabit et même s'ils ne bloquent pas le jeu, ils dérangent.

Pour compenser cela, le titre propose des graphismes aux petits oignons et un scénario comme toujours intéressant mais qui ne surprendra toutefois pas le joueur. C’est comme un livre qu’on lit d’une traite et sur lequel on ne reviendra pas.

Malgré les soucis de la partie réseau du jeu, le multijoueur d’Assassin’s Creed Unity était plaisant. Il manquerait presque à cet épisode. Espérons qu’Ubisoft travaille sur le sujet pour un prochain opus...
Note 7/10
On aime
- Graphismes
- Scénario
- Promenade en calèche
On n'aime pas
- Encore trop de bugs
- Pas complètement doublé en français à sa sortie
- Pas de multi
- Plus de promenade à cheval
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Assassin's Creed : Syndicate
Packshot de Assassin's Creed : Syndicate sur Xbox One
Date de sortie française 23 octobre 2015
Genre : Action / Aventure
Dev. : Ubisoft Entertainment
Edit. : Ubisoft Entertainment
PEGI 16
1 joueur hors ligne