Gears of War 4 (Xbox One)

par PlagueisTheWise
Gears of War, trois mots qui ont bercé une génération de joueurs. En 2016, la licence fête ses 10 ans. Reconnu pour l’utilisation du moteur Unreal à la perfection et pour son univers survitaminé et gore, Gears of war a toujours eu un solo convaincant. Toutefois, l’aspect multijoueur a toujours divisé : serveurs douteux, gameplay difficile à appréhender pour le novice... Gow 3 avait fait oublier les erreurs du passé jusqu'à l’arrivée de Judgment qui, lui, a clairement déçu tout le monde.

3 ans après la sortie de la Xbox One, The Coalition nous livre enfin son bébé spécialement développé pour la génération actuelle de consoles. Mais à trop vouloir faire les yeux doux à une nouvelle communauté de joueur, GOW en a-t-il perdu son âme ?

Carmine si tu me lis, ce test est pour toi !
Papa ton fils est de retour à la maison !
Après un prologue mouvementé pour vous apprendre ou réapprendre les bases de Gears of War, nous voici propulsé dans la peau de JD Fénix, fils de Marcus Fénix, héros de la 1ère trilogie. C’est donc au côté de Kait, Del et Oscar que vous ferez vos premiers pas, sur une Sera dévastée. Et pour cause, non seulement la guerre est passée par là, mais de violentes tempêtes sévissent à la surface de la planète.

D’entrée de jeu, on nous en met plein la vue et il n’y a pas à dire, les effets météo, ça claque ! Le gameplay s’en voit d’ailleurs affecté car les déplacements sont plus lourds à cause du vent et les trajectoires de balles différentes. Il faudra d’ailleurs utiliser les intempéries à votre avantage lors des combats contre les Swarms.

Le scénario est réparti sur 5 actes, comme on a l’habitude de le voir dans les Gears of War. Le mode campagne a malheureusement beaucoup de mal à démarrer mais une fois passé la première partie, qui mettra à mal votre patience, notamment dans les environnements urbains, vous serez soulagés d’évoluer dans des lieux plus communs à l’univers des Gears. Votre peine sera finalement récompensée grâce à une deuxième partie plus intense et plus fun, dans laquelle la trame du scénario est plus limpide et plus claire, donnant tout son sens à ce 4eme épisode.

Il est difficile de ne pas vous en raconter plus sans vous spoiler mais sachez qu’on retrouve tous les grands classiques et tous les piliers qui font de cet opus un bon Gears.
Nous avons préparé une vidéo de gameplay qui vous donnera un aperçu de ce que propose la campagne solo de ce quatrième épisode.



Il vous faudra une dizaine d’heures pour plier les 5 actes et un bon paquet de réapparitions pour venir à bout de la vermine. Ajoutez à cela les classiques recherches d’objets et de plaques CGU et vous aurez largement de quoi vous occuper.

Finalement, Gears of War 4 arrive à trancher avec ses aînés en coupant le cordon entre Marcus Fenix et l’univers GoW. L’intégration de trois nouveaux personnages principaux et notamment celui de JD Fenix permet aux nostalgiques de faire la transition alors que ceux qui vont découvrir la licence pourront facilement s’approprier cette nouvelle génération. On peut seulement regretter le manque de charisme de ces nouveaux protagonistes qui souffrent un peu trop de la comparaison avec les personnages originaux..

Je vous rassure, The Coalition vous a préparé du bon fan-service tout au long de cette campagne que ce soit de façon subtile ou de manière tout aussi énorme que l'ego d’Augustus Cole.
Le multijoueur, un monde à part ?
Bienvenue dans un autre monde, ici on ne fait pas dans la dentelle. Les mecs d’en face, ils n’ont qu’une seule envie, c’est de vous fourrer le Gnasher au fond de la bouche. Effectivement le multijoueur est un univers bien différent. D’un côté vous aurez la horde 3.0 qui possède bien des qualités et de l’autre un PVP finalement peu accessible aux nouveaux arrivants.

Le contenu commun entre le PvP et le mode horde, ce sont les maps ainsi que le système de cartes boosters qui permettent de gagner de l’expérience plus rapidement. Grâce aux crédits que vous gagnez en fin d’exercice, vous pourrez débloquer des packs de boosts, des packs d’opérations et des packs d’élites contenant chacun 5 cartes aléatoires qui vous donneront accès à du contenu pour personnaliser votre personnage, ou tout simplement pour gagner en expérience.


Les maps, au nombre de 10, ce qui est assez peu, sont dans l’esprit de la licence : symétriques et de taille équilibrée. Les armes sont bien placées et il faudra se battre durement pour obtenir l’arme lourde de la carte. Des interactions ont été ajoutées sur certaines maps comme un bouton pour faire apparaître une arme puissante en plein milieu du champs de bataille. A noter pour les nostalgiques qu’on retrouve l’inoxydable Impasse.

Pour tout vous avouer, si de nombreuses cartes des précédents Gears of war me tapaient dans l’œil, pour le coup je reste ici un peu sur ma faim…

Le mode horde 3.0 vous demande de jouer en équipe dans une esquade de 5 membres de la CGU qui doivent repousser des vagues de Vermines et de DeeBee, tout en protégeant le fabricator. Si le concept est maintenant très connu, le studio a réalisé des améliorations en ajoutant des classes bien familières comme l'ingénieur ou le soldat. Malheureusement, si on extrait le système de classe qui n’apporte finalement pas grand-chose au gameplay, on se retrouve en terrain bien trop connu. Et c’est bien dommage…


Dans le mode Jeu rapide amical vous trouverez des niveaux sensiblement identiques au vôtre. Évitant ainsi la frustration de se faire démonter toute les 5 secondes. Pour le reste, on retrouve les standards habituels des jeux multijoueurs, mais avec 3 nouveaux modes : Course à l’armement, Dodgeball et Escalade.

Le premier ne m’a clairement pas convaincu. Se jouant en équipe, il consiste à attribuer la même arme à tous les joueurs, en démarrant par la plus dévastatrice : le boomshot. La rotation des armes s’effectue tous les 3 frags avec le même type d’arme.


Dodgeball, lui, est clairement plus attrayant, un mix entre Warzone et MME. Chaque ennemi tué permet de faire réapparaitre sur la map un coéquipier mort. L’action est intense et demande un vrai travail d’équipe.



Le dernier mode, qui est Escalade, que nous avons testé, après l'ouverture des serveurs de façon officielle le 7 octobre, nous a carrément emballés. Imaginez-vous en roi de la colline, mais avec 3 points à capturer en même temps. On se rapproche du mode domination de Battlefield à l’exception près que le temps de réapparition augmente et l’équipe qui perd la manche choisit les armes qui seront disponibles sur la map pour la manche suivante. Le mode se joue uniquement en partie compétitive, et autant vous dire que si vous cherchez des joueurs de niveau, c'est ici que cela se passe. Escalade, donne un rythme et une tension vraiment incroyable. Pour vous donner un aperçu, nous vous proposons de regarder la vidéo qui suit. Un mode qui promet des parties à manger sa manette....



On ne change pas une recette qui gagne, même si celle-ci est un tant soit peu élitiste avec, en cause, un gameplay qui vous fera perdre vos nerfs si vous débutez dans le jeu. Quoi qu’il en soit la petite touche de 60 fps qui va bien et les personnalisations de plus en plus poussées combleront de bonheur les fans.
Beau de loin mais loin d’être beau
Gears of War représente un challenge pour Microsoft et The Coalition. Ils veulent démontrer les capacités de la Xbox One mais aussi proposer le service Play Anywhere au travers d’un TPS nerveux, fluide et de haute qualité graphique. Mais est-ce pour autant la réalité ?

Au salon de l’E3, j’avais été bluffé par l’avancée technique et graphique de Gears. Et j’étais reparti de Los Angeles avec quelques doutes sur le fait de retrouver ceci dans mon salon. Effectivement, pour profiter du travail du studio, il faut disposer d’une Xbox One S et d’une TV 4K HDR ou bien d’un PC dernier cri pour faire tourner la bête...

Pour la grande majorité des joueurs, le titre sera d’une qualité graphique appréciable. Toutefois, si vous avez le malheur de vous approcher un peu trop près des murs et des objets en général, enfin de tout ce qui constitue le jeu, vous vous apercevrez que les textures sont moins détaillées que ce qu’on pouvait espérer. Mais attention, je ne dis pas que le jeu est moche ! Toujours dans le chapitre des inconcevables, on se pose toujours la question sur la fluidité du jeu qui affiche 30 images par seconde dans la campagne solo ou en mode horde. Quelle terrible désillusion quand on sait que le multi tourne à 60 fps !

En revanche si certaines textures ne sont pas flatteuses, les environnements regorgent de détails donnant plus de vie à cette nature en totale déconfiture. Même si on se demande si la zone urbaine du premier acte n’a pas été donnée aux stagiaires. À croire que The Coalition ne maîtrise pas les niveaux en plein jour. Malgré tout, les effets de lumière des autres niveaux donnent une tout autre dimension au soft et contribuent à la bonne immersion dans le jeu. C’est juste parfait !

On notera aussi la bande-son toujours aussi poignante et saisissante. Mais que serait Gears sans ses dialogues bruts et sans censure. Lors des phases de combat, vous retrouverez la phrase mythique « ramasse tes dents » ou encore la voix de Victor Hoffman insultant à tout va. Un pur bonheur pour les oreilles.

Mais l’âme de Gears est surtout son gameplay, si particulier, si difficile à appréhender pour les nouveaux joueurs, mais tellement jouissif quand vous le maîtrisez. Le Wallbouncing, comme nos amis anglophones ont nommé la technique, a évolué avec la série, en devenant nettement plus accessible.

Pour autant le studio a su écouter les plus exigeants d’entre vous en ajoutant de nouveaux paramètres dans la configuration de la manette. On trouve maintenant 3 options supplémentaires : accélération de la visée, angle mort interne et externe. Pour le commun des joueurs, cela risque d’être assez anecdotique et seuls les spécialistes de l’e-sport apprécieront la possibilité de paramétrer la jouabilité à l'extrême.

Pour ceux qui chassent les succès, c’est un total de 74 qui vous attendent. Certes, vous aurez l’impression qu’ils tombent toutes les 5 minutes, mais ils ne vous rapporteront souvent que 5 G. Les plus gros succès demanderont un peu plus de sueur et de travail, même si le succès sérieux 4.0 a été repensé pour plus d’accessibilité.
Conclusion
Un vrai nouveau Gears a vu le jour sur Xbox One, prenant le meilleur sur ses aînés. Une version Ultime de la licence : une campagne prenante et fun et un multijoueur carré qui se peaufine à chaque édition. On pourra toutefois être quelque peu déçu par le contenu technique qui fait la part belle au PC et à la One S ou encore sur le manque réel de nouveautés, mais le plus important c’est que Gears reste Gears, et ça, c’est bon !
Note 8/10
On aime
-Le système de cartes
-La bande-son
-Une action non-stop
-Une ambiance excellente
-Le multijoueur
On n'aime pas
-Sans Xbox One S et TV HDR, au revoir les beaux effets…
-Les Skins Zombies
-Rien de vraiment nouveau
-L’acte I clairement en dessous des autres chapitres
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Gears of War 4
Packshot de Gears of War 4 sur Xbox One
Date de sortie française 11 octobre 2016
Genre : TPS
Dev. : The COALITION
Edit. : Microsoft Studios
Gears of War 4 Compatible HDR sur Xbox One S
PEGI 18
1 à 2 joueurs hors ligne - Jusqu'à 10 joueurs en ligne - Coop hors ligne et en ligne