Prey (Xbox One)

par VayneHunters
Les gars de Arkane Studios reviennent en force avec un jeu de science-fiction, j’ai nommé Prey. Vous êtes un sujet de test de la station spatiale Talos I mais un événement met à mal cette dernière et nous devons tout mettre en oeuvre pour nous échapper avant qu’il ne soit trop tard. A noté que cet opus est un reboot de l’épisode sorti en 2006. Le pari de transposer un tel titre avec les technologies d’aujourd’hui est-il réussi ? Allons voir ça.
Une expérience qui tourne mal
Vous êtes Morgan Yu, et vous vous réveillez dans votre chambre de Talos I. Après une série de tests pour apprendre les bases du gameplay, les choses se passent mal et une race extra-terrestre commence à attaquer les employés de la station. Malheureusement pour nous, nous sommes vite neutralisés et nous voilà une fois de plus ramené dans notre lit. En sortant de notre chambre, l'ambiance frappe de suite. La station ne donne plus signe de vie et nous devons comprendre ce qu'il s'y passe pour nous enfuir au plus vite. La menace extra-terrestre, appelée ici Typhons, s'est répandue à vive allure à travers toute la station. Nous devons nous en débarrasser au plus vite et éviter qu'ils se développent sur notre bonne vieille planète Terre.

Après un petit topo dans notre bureau du Morgan Yu du passé, il est temps de prendre nos armes et de partir explorer Talos I. Et le titre nous pousse réellement à visiter chaque recoin de la carte. Des codes ou des cartes d'accès sont à trouver pour espérer ouvrir l'accès à certaines zones, des objets sont très bien cachés (en soulevant un carton par exemple, ou encore sur une lampe au plafond), des documents sont disséminés ici et là pour nous faire revivre les derniers moments que vécurent les employés avant et pendant l'attaque. La narration du jeu est justement racontée via tous ces documents et il est très intéressant de lire et d'écouter tout ce qui nous tombe sous la main. Si vous n'êtes pas copain avec la lecture, sachez que vous pouvez tout de même comprendre le scénario grâce aux missions principales, mais il vous manquera énormément d'informations croustillantes. Les zones sont très grandes et il faudra souvent faire des aller-retours pour ouvrir une porte dont vous aurez obtenu l'accès plus tard dans la progression.
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Ce qui est intéressant est l'ajout des pouvoirs, qui va changer de manière radicale notre manière de combattre. Mais pour les obtenir, il va tout d’abord falloir scanner un certain nombre de fois chacun des ennemis grâce au casque psychoscope que l’on obtient un peu plus tard dans le jeu. Une capacité permet par exemple de prendre l'apparence d'un objet, et plus on va augmenter la compétence, plus on pourra se transformer en objet complexe, comme une tourelle ou un opérateur (les opérateurs sont des robots qui peuvent nous soigner). Une autre habilité nous permet de se téléporter quelques mètres plus loin tout en laissant un double de notre personnage pour distraire les ennemis, ou encore un pouvoir pour libérer une onde de choc puissante faisant des dégâts considérables. Il existe énormément de pouvoirs et ils sont très variés. Il faut les utiliser à bon escient, car nous avons une jauge qui descend plus ou moins vite selon le pouvoir, que l'on appelle PSI. En plus des pouvoirs, notre arsenal et nos compétences sont tout autant variés. En effet, pour nous défendre contre les Typhons, on peut utiliser un fusil à pompe, un canon qui permet littéralement de geler les ennemis, une autre arme qui permet de les électrocuter ou encore une arme tirant un laser ultra puissant. Chaque arme est à utiliser selon le type d'ennemi que vous avez en face. Certains seront plus sensibles aux dégâts électriques comme les ennemis robotiques, d'autres seront plus sensibles au laser. C'est au joueur de s'adapter, et une fois le bon combo trouvé, les dégâts deviennent monstrueux ! Des compétences peuvent également être acquises moyennant ce qu'on appelle des Neuromods. Il est par exemple possible d'augmenter sa barre de vie ou de PSI, on peut également acquérir une compétence de piratage, nous pouvons soulever des objets plus lourds, etc. Tout est là.

Ce qui fait la force de Prey est également les choix moraux. A l’instar de Bioshock et de ses petites soeurs, vous serez plusieurs fois amené à faire des choix cruciaux. Je ne vous en dit pas plus pour ne pas vous gâcher les surprises si vous décidez d’acheter le jeu. On peut cependant regretter que ces choix n’ont pas de réels impacts sur le déroulement du scénario. Ils jouent surtout sur notre conscience personnelle.
Promenons-nous dans l’espace pendant que le Cauchemar n’y est pas
Pour illustrer les écrits, quoi de mieux qu’une séquence de gameplay ? La séquence que vous allez voir est à un stade très avancé du jeu (environ 20h de jeu). Elle montre la zone juste après la démo pour éviter le spoil et vous pourrez voir quelques uns des pouvoirs.


Une ambiance à tomber par terre
Sans être une claque graphique, Prey reste très agréable à l’oeil et surtout, il est fluide en toute circonstance. On pourrait facilement comparer l’ambiance générale à ce que l’on a pu voir dans Bioshock. Prenez un endroit autrefois prospère où la joie de vivre était présente puis transformez cet espace en lieu où la vie s’est arrêtée du jour au lendemain et ajoutez-y des monstres. On se sent seul, perdu dans une station spatiale où la moindre pièce, le moindre objet peut être une source de danger. Il n’y a pas à dire, j’ai pris mon pied à explorer de fond en comble Talos I. Entre les nombreux secrets et les documents nous faisant vivre la vie des employés avant et pendant la catastrophe, l’envie de fouiller chaque recoin reste intacte du début à la fin.

Concernant les environnements traversés, ils sont nombreux. En intérieur ou extérieur de la station, flottant dans l’immensité de l’espace, il y a de quoi s’amuser. Si la variété est de mise que ce soit du côté des environnements, des pouvoirs ou des armes, on ne peut pas en dire autant du bestiaire. On croise des Mimics, petites bestioles noires extrêmement rapides et fourbes qui peuvent prendre l'apparence de n'importe quel objet, ce qui laisse une tension permanente lors de l'exploration. On croise également des Fantômes, des opérateurs corrompus ou encore des ennemis radioactifs et... c'est tout. Les Fantômes et les Mimics sont en fait déclinés en plusieurs catégories, chacune ayant leurs forces et faiblesses. L'apparence est quasiment identique, mais on les reconnaît par quelques effets sur leur corps comme des arcs électriques ou du feu. Le bestiaire aurait mérité plus de variété. Peut-être dans une suite ?
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Côté succès, le titre en propose 48 pour 1000G. Si certains sont liés à l'histoire, la plupart ne sont vraiment pas évident. Ce qui est très appréciable dans les succès, c’est qu’ils donnent une rejouabilité exceptionnelle au jeu. Finir le jeu sans pouvoirs humains et finir une nouvelle fois le jeu sans pouvoir Typhons, terminer le jeu sans utiliser aucun pouvoir etc… Voilà ce qui vous attend. Si vous visez les 1000G, préparez-vous à faire le jeu de nombreuses fois.
Conclusion
Prey est un excellent FPS mélangeant l’exploration et le côté RPG avec un arbre de compétence complet et original sur certains aspects, notamment les pouvoirs Typhons. Le scénario, sans être novateur, se laisse suivre avec grand intérêt et le lore est d’autant plus riche si vous vous intéressez aux documents disséminés dans toute la station. L’ambiance se situant entre un Bioshock et un Half-Life est réussie. De plus, la durée de vie est largement plus que correct. Il vous faudra une trentaine d’heures de jeu pour en venir à bout si vous êtes du genre à fouiller le moindre pixel. La rejouabilité étant forte grâce aux succès demandant des défis divers et variés, Prey est sans aucun doute possible un must-have de cette génération. A faire absolument. Vous n’en ressortirez pas indemne, croyez-moi.
Note 9/10
On aime
- L’ambiance
- Les pouvoirs Typhons
- L’exploration
- L’armement varié
- Le lore
- Les nombreux secrets
- L’immensité de la station Talos I
- La durée de vie colossale
On n'aime pas
- Les ennemis pas assez variés
- Un gameplay parfois imprécis
- Chargements trop long
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Prey
Packshot de Prey sur Xbox One
Date de sortie française 05 mai 2017
Genre : FPS
Dev. : Arkane Studios
Edit. : Bethesda Softworks
PEGI 18
1 joueur hors ligne