Monster Boy and the Cursed Kingdom (Xbox One)

par Kreuvaitte
Parmi les licences cultes des premières générations de console, certains d'entre vous se rappelleront peut être de Wonder Boy, du mastodonte de l'époque, Sega. C'est de cette saga que Monster Boy s'inspire, sous couvert d'hommages et de références au genre du jeu. Développé notamment par le studio français Game Atelier, le titre a nécessité plus de quatre années de développement et vous propose d'incarner Jin, jeune garçon aux cheveux bleus, avec qui vous ferez rapidement connaissance via une vidéo de toute beauté dès le lancement du jeu. La patience des joueurs sera-t-elle au finale payante ?
Monster Boy ou Wonder Boy ?
Votre mission principale consiste à sauver le Royaume de Monster World, dans lequel un certain nombre d'habitants semblent avoir perdu la tête alors que d'autres se retrouvent transformés en animaux. Vous aurez alors à faire face à des énigmes en affrontant une horde d’ennemis aussi nombreux que variés, le tout en faisant appel à vos capacités de transformation que vous découvrirez très rapidement. Il faudra également faire appel à vos différents pouvoirs et capacités. Concernant les modes de jeu, il n'en existe qu'un, à savoir l'aventure du jeu, et sans niveau de difficulté à choisir en début de partie. La taille de la carte à explorer est cependant conséquente et vous offre un terrain de jeu énorme, que vous aurez plaisir à visiter à plusieurs reprises afin de pouvoir vous assurer de ne rien avoir laissé dans la nature qui pourrait vous être utile. Monster Boy vous propose donc un jeu de plate-formes en 2D, avec quelques séquences en arrière plan lointain, mais qui restent relativement rares au final. Vous aurez alors la joie de sauter de plateforme en plateforme, en faisant attention de ne pas vous frotter à des pics qui pour le coup vous coûteraient bien plus qu’une simple morsure de serpent ou qu’un coup de pince de crabe. Les mouvements de base sont assez classiques au début du jeu, mais très rapidement, vous devrez apprendre à maitriser les compétences des différents personnages que vous pourrez incarner via les transformations de Jin. Ainsi, le cochon, qui n'est autre que le vendeur que vous aurez pu rencontrer dans la saga Wonder Boy, vous permettra de faire appel à votre sens développé de l’odorat pour découvrir des portes secrètes ou des interrupteurs, et vous pourrez user d’un boomerang, de boules de feu, ou encore de tornades. Le serpent vous permettra quant à lui de cracher du venin, ou encore de mettre des coups de boules pour défoncer des briques qui vous bloquaient la route jusqu’ici. Chacun des autres personnages dispose de mouvements inédits à sa propre personnalité, que je vous propose de ne pas détailler davantage ici afin de ne pas gâcher le plaisir de la découverte si toutefois vous vous décidiez à vivre l’aventure.

Halloween à moindre frais
Ce sont donc au total six personnages que vous pourrez incarner, en passant de l’un à l’autre en toute facilité pour faire usage du pouvoir adapté à la situation. Cette multitude de pouvoirs vous permettra de revenir visiter des lieux que vous n’aviez pas pu explorer de fond en comble lors de votre premier passage, et découvrir de nouveaux coffres que vous n’aviez même pas pu apercevoir. En parlant des coffres, ceux-ci sont disséminés dans l’ensemble des niveaux, plus ou moins cachés, et vous permettront d’obtenir de nouvelles armes, de nouvelles compétences, ou encore d’ajouter un cœur de vie aux trois dont vous disposez au début de l’aventure. De nombreux magasins seront également ouverts pour vous permettre de faire du shopping, en achetant des potions de régénération, en ajoutant des fonctionnalités à vos armes, ou encore à acheter des munitions pour vos différents personnages. L’évolution des personnages et des armes est donc conséquente et votre arsenal changera vite de visage au fur et à mesure de votre épopée. Vous pouvez avoir un aperçu de tous ces éléments dans la vidéo de gameplay ci-dessous, tournée sur Xbox One S.


Une démonstration de force
En terme de visuel, il n’y a pas à dire, le level design est est une vraie réussite et les différents niveaux sont très agréables à regarder, que cela soit en tant que joueur ou spectateur. Les animations sont quant à elle vraiment très fluides. Aucun ralentissement n’a été rencontré durant les nombreuses heures de jeu nécessaires pour ce test, et quiconque débarquerait dans votre salon à l’improviste penserait découvrir un nouveau dessin animé. Les couleurs affichées sont nombreuses et toujours adaptées au contexte du niveau dans lequel vous évoluez, pour plus d’authenticité. Ceux-ci sont d’ailleurs très variés, et il y en aura pour tous les goûts, passant de niveaux en extérieur à des niveaux aériens, ou encore sous-marins. Le rendu aurait été encore plus efficace avec une optimisation Xbox One X, mais cela reste dans l’état parfaitement acceptable. Il faut dire que les animations ont été dessinées à la main, ce qui donne au final des animations détaillées, avec des expressions faciales amusantes si vous ne touchez pas la manette pendant un certain temps. Concernant le volet sonore, les musiques sont entraînantes et vous ne serez pas étonnés de les chantonner inconsciemment le lendemain au travail ou dans les transports en commun. Celles-ci sont également adaptées aux différents niveaux que vous explorerez, et auront des ambiances jazzy, métal ou plus old-school selon la situation. Quoi qu’il en soit, aucune d’entre elles n’aura pour don de vous agacer. Il faut dire que la bande originale du jeu a été réalisée par six des plus grands compositeurs japonais, ce qui est une bonne base pour assurer un rendu de qualité.
Les succès quant à eux, au nombre de 32, vous permettront d’obtenir les classiques 1000G attribués à la plupart des jeux. Certains seront acquis naturellement au cours de votre aventure, alors que d’autres nécessiteront de fouiller les niveaux de fond en comble, afin de récolter l’ensemble des coffres par exemple, ou encore d’acquérir l’intégralité des coeurs dont votre personnage pourra bénéficier. De quoi rallonger la durée de vie du jeu de façon considérable, alors que celle-ci affiche déjà une quinzaine d’heures en suivant la trame principale. On pourra regretter toutefois l'absence d'un choix de niveau de difficulté en début de jeu, car un joueur expérimenté pourra trouver la traversée de la trame principale un peu facile.


Conclusion
Monster Boy et le royaume maudit est au final un vrai bon jeu de plate-formes, qui sait rappeler les mastodontes du genre que vous aurez éventuellement pu rincer dans votre enfance, tout en ajoutant plusieurs touches de fraîcheur et de gameplay qui permettent de passer de réels bons moments. Pas grand chose à reprocher au titre dans sa globalité, en dehors de l'absence de choix d'un niveau de difficulté en début de partie qui aurait pu rallonger la durée de vie, sachant que celle-ci est plus que respectable et permet de rentabiliser aisément les 39,99€ demandés, qui pourraient aux premiers abords sembler élevés pour un jeu en 2D. Les codes du genre sont parfaitement respectés dans les moindres détails, et le rendu peut amplement justifier les quatre années de développement qui ont été nécessaires pour que le projet aboutisse.
Note 9/10
On aime
- Le rendu global du jeu, sonore et visuel
- La durée de vie conséquente
- Les compétences et spécificités de chaque personnage
- L'évolution du jeu au fur et à mesure de l'aventure
On n'aime pas
- Des boss pas très difficiles à terrasser
- Pas de choix de difficulté
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Monster Boy and the Cursed Kingdom
Packshot de Monster Boy and the Cursed Kingdom sur Xbox One
Date de sortie française 04 décembre 2018
Genre : Plates-formes
Dev. : Gala-Net, Inc
Edit. : FDG Entertainment
PEGI 7
1 joueur hors ligne