The Inner World (Xbox One)

par TinouCLT
The Inner World est un point’n click développé par les allemands du studio Fizbin qui accouchent ici de leur toute première production. Le titre arrive sur nos machines en cette fin du mois de mars avec aucun contenu supplémentaire par rapport à la version PC déjà sortie en juillet 2013. Que peut-on attendre de ce point’n click sans prétention ?
Une histoire captivante et drôle…
Une cinématique bien réalisée nous pose d’entrée le speech de départ. L’histoire prend place sur le monde d’Asposia, un monde circulaire mais creux où les habitants vivent sur la surface intérieure. Monde bizarroïde où le vent est la principale ressource permettant à ce petit monde de vivre.

Malheureusement, les Basylians (les dieux du vent) débarquent en pétrifiant les habitants qui se révoltent en statue de pierre et condamnent les trois puits du vent. Le monde d’Asposia est en déclin et en grand danger !

Afin de rétablir les choses, nous incarnons James… euh Robert ! Robert est naïf, il a passé toute sa vie dans le palace de Conroy, l’un des trois moines du vent chargé de prier les Basylians pour qu’ils n’attaquent pas à nouveau Asposia.

Le personnage de Robert est vraiment attachant, à l’image d’ailleurs de tous les personnages du jeu. Ce détail rend le scénario du jeu plaisant. Sans surprise pour les plus perspicaces, le scénario est servi par la naïveté de Robert et nous promet quelques surprises. J’ai trouvé que la fin était bien trop rapide mais cela est un pur jugement subjectif lié au rythme de l’aventure.

J’ai omis quelques détails sur notre personnage pour ne pas spoiler le scénario, mais sachez que le jeu vous fera traverser des tableaux remplis de bizarreries et de personnages charismatiques avec des dialogues hilarants.

… qui ne révolutionnera pas les mécaniques du genre …
Le genre du point’n click est quelque peu sous représenté sur notre machine et les amateurs du genre attendront sûrement un certain Syberia III dans un peu moins d’un mois. Même s’il ne joue pas dans la même catégorie de par son budget beaucoup moins important, The Inner World reste une expérience très classique du point de vue des mécaniques de jeu.

On parle à tous les personnages, on observe tous les objets, on ramasse, on combine, on essaye, on galère et par un petit miracle on trouve la combinaison d’objets qui nous permet d’avancer. Que les fans du genre me pardonnent cette définition brutale mais elle se vérifie dans Inner World.

La difficulté est bien entendue croissante et au début on repère avec logique et facilité quels objets associer pour progresser. Pour vous illustrer le propos, le premier objet est un lance-pierre issu de l’association d’une branche d’arbre, d’un ver de terre et d’un bouchon de bouteille. Le ton est donné ! Le problème est que les énigmes sont vraiment illogiques lors des deux derniers chapitres.

Heureusement, un système d’indices est présent. Plutôt bien fichu, à chaque demande d’aide le jeu vous guidera sans trop vous spoiler, jusqu’à vous livrer la solution. Un système qui servira sans doute à quelques-uns car certaines énigmes nécessitent la réalisation d’actions dans un ordre précis avec plusieurs objets / personnages et sur plusieurs tableaux.
Je ne saurais vous dire si le côté illogique de certaines associations d’objets est une volonté des développeurs afin de corser la difficulté du titre. Par contre, réussir à combiner deux objets nous permet dans la plupart des cas d’assister à une petite cinématique au ton humoristique.
… mais artistiquement très réussie !
Bien que sorti initialement en 2013 sur PC, je n’ai remarqué aucune amélioration graphique sur le titre. L’aspect artistique est globalement très satisfaisant : les tableaux sont remplis de détails, les personnages ont un chara-design très travaillé et le style graphique colle parfaitement au ton général du titre.

En termes de durée de vie, j’ai complété l’histoire – sans aide de la part du jeu – une première fois en une quinzaine d’heures. Pour chasser les derniers succès, j’ai bouclé ma 2e partie en une dizaine d’heures avec les aides proposées par le jeu. 23 succès pour un total de 1000G, facilement réalisables. La plupart sont des succès secrets qui se débloquent lorsque vous essayez diverses associations d’objets. On les rate facilement lors de sa première partie donc je ne saurais que conseiller aux chasseurs de lire nos astuces.

Point négatif pour les anglophobes : le jeu est intégralement en anglais (ou en allemand). Toutefois, c’est d’un niveau très scolaire, les dialogues sont sous-titrés dans des bulles à l’image d’une BD et les blagues sont tout à fait compréhensibles. Les musiques servent à merveille l’ambiance du jeu.

Au niveau de la maniabilité, c’est très jouable mais l’attribution des touches est déroutante. Alors peut-être que vous allez vous dire : Punaise mais ce TinouCLT, quel manchot ! Certes mais je ne trouve pas pratique le fait de devoir sélectionner les objets avec les boutons de tranche. Point de curseur ici. On sélectionne à tour de rôle les objets dans un ordre prédéfini. Quand il y en a trois ou quatre, OK. Quand il y en a une quinzaine, c'est tout de suite moins pratique...
Conclusion
J’ai pris un énorme plaisir à parcourir The Inner World, notamment en raison de son humour omniprésent et de son monde captivant. Le résultat également de l’habile combinaison du talent artistique des développeurs à la fois pour les différents tableaux et les personnages charismatiques que nous rencontrons. La note sanctionne le manque de prise de risque dans les mécaniques de jeu, des énigmes parfois brouillonnes et/ou illogiques, ainsi qu’une prise en main peu intuitive.
Note 7/10
On aime
- Artistiquement très réussi !
- Des personnages hauts en couleur
- L’humour omniprésent
On n'aime pas
- Un point’n click classique dans son gameplay
- Intégralement en anglais
- Scénario trop prévisible ?
- Certaines énigmes brouillonnes
- Prise en main peu intuitive
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The Inner World
Packshot de The Inner World sur Xbox One
Date de sortie française 31 mars 2017
Genre : Point & Click
Dev. : Fizbin
Edit. : Headup Games
PEGI 12
1 joueur hors ligne