Bombslinger (Xbox One)

par Korg51
Bombslinger, du studio belge Mode 4, est un Bomberman-like version western. Il tire de son homologue bon nombre d'éléments tout en apportant sa propre touche, notamment dans son ambiance. Nous allons voir si nous avons une simple copie ou véritablement une alternative au fameux jeu de Hudson Soft.
Un jeu qui rend chèvre
Au premier lancement du jeu, j'ai été surpris de découvrir qu'en plus d'un mode bataille, typique de tout bomberman-like, un mode aventure était proposé. C'est donc avec une certaine curiosité que j'ai commencé par là. L'histoire est sommaire, ancien bandit de grand chemin reconverti dans la tenue d'un ranch, votre ancienne équipe va bientôt se rappeler à vous de la pire des manières : en détruisant votre exploitation, votre maison et en zigouillant votre femme. Se lance alors une chasse à l'homme afin de venger votre dulcinée en éliminant un à un vos anciens partenaires.
Pour cela, vous allez traverser quatre mondes à génération procédurale, chacun possédant sa propre ambiance, les alentours du ranch, les champs de maïs, la forêt et la neige. Le côté aléatoire permet de ne pas s'ennuyer dans la succession des arènes et il est ainsi possible de tomber très vite sur le boss de fin de niveau.


Là où le bât blesse, c'est qu'une fois à court de vie, vous recommencez tout depuis le début. Seule petite compensation, vous gardez les items déverrouillés et pouvez en choisir pour débuter la partie (au plus vous perdrez, au plus vous aurez d’items et au plus vous pourrez en choisir pour commencer, jusqu'à 5 maximum). Ces aides vont du coeur supplémentaire à la possibilité de courir plus vite en passant par un upgrade direct d'équipement.

En parlant d’upgrade, vous aurez la possibilité pendant votre aventure de trouver des bonus soit dans des coffres (ouvrables avec des clés ou des sous) ou en montant de niveau, chaque ennemi rapportant de l’XP. Ces bonus sont bien connus des fans de bomberman : augmentation du nombre de bombes à poser, amplitude de votre déflagration multipliée… À cela s'ajoutent des items à la sauce western comme des barils de poudre, des armes ou encore des tomahawks. Les ennemis sont plutôt variés, allant du fermier à la chèvre de combat, tout un programme.
Red Dead Redemp-chèvre


Les chèvres se re-bêlent
Le mode bataille propose de nous combattre dans une dizaine d'arènes issues des ambiances du mode aventure. Jouable jusqu'à 4, il faudra se faire des amis ou vous contenter des bots car, comme souvent, il n’y a aucun mode online disponible. Autant vous dire que cela lasse très vite et vous retournerez rapidement tenter désespérément d'atteindre et de battre le boss final du mode solo.

J'ai tout de même fait quelques parties et franchement c'est un beau capharnaüm, les items tombent trop souvent ce qui fait que tout le monde se stuff très vite et le niveau explose dans tous les sens, le style pixelisé n'aide pas du tout à la lisibilité et vous mourez toutes les 5 secondes. Heureusement qu'un mode deathmatch existe car il vous permet de ressusciter jusqu'à ce qu'un joueur atteigne un score défini. Le mode survie lui ne dure qu'une poignée de secondes.


Comme je vous le disais plus haut, Bombslinger est un jeu au graphisme pixelisé, si ce côté rétro était sympa il y a quelques années au moment de son grand retour, je ne vous cache pas que je commence à en souper et ce type de graphisme me fatigue un peu, surtout qu'il est ici assez limité.
Musicalement, le jeu s'accompagne d'un seul et unique thème, malgré tout, il colle bien au jeu et plutôt que de le couper j'ai eu tendance à le fredonner à fond en fonction de mon agacement.
Côté succès il faudra une bonne dose de courage pour obtenir les 1000G, même si je pense qu'ils sont presque tous faisables, avec une bonne grosse motivation.
Conclusion
Je suis plus que mitigé après ce test de Bombslinger. Si le concept a fait ses preuves et qu'il bénéficie ici de sa propre ambiance, il manque clairement de contenu au jeu pour être dans le haut du panier. Des niveaux générés aléatoirement et la touche de rogue-like ne suffisent pas à nous faire oublier que nous faisons encore et toujours la même chose : tenter désespérément d'atteindre la fin. Il faudra donc un soupçon de courage, une pincée de patience et une grosse dose de skill pour profiter de Bombslinger, et ce n’est pas son tarif de 11,99 euros qui arrangera son cas.
Note 4/10
On aime
- Textes en français
- Un bomberman-like
- Les niveaux à génération procédurale
- Des chèvres
On n'aime pas
- Son prix
- Son manque de contenu
- Pas de mode online
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Bombslinger
Packshot de Bombslinger sur Xbox One
Date de sortie française 11 avril 2018
Genre : Réflexion
Dev. : Mode4
Edit. : Plug In Digital
PEGI 7
1 joueur hors ligne