Nine Parchments (Xbox One)

par ReapingTsi
Les développeurs, habitués aux univers d'heroic/fantasy avec leurs précédentes productions, ont choisi cette fois-ci de se focaliser sur la magie pour servir leurs propos.

Le jeu vous mets donc aux commandes d'un jeune apprenti magicien, encore à l'académie, dont la mission sera de parvenir à rassembler un lot de 9 parchemins, dérobés par un commanditaire encore inconnu en ce début d'aventure. Le héros, de même que les ennemis, puise ses pouvoirs dans les forces naturelles élémentaires, lesquelles seront liées à un système de pierre/feuille/ciseaux, un brin plus complexe, qu’il faudra maîtriser pour parvenir à maximiser l'effet des coups portés. Armé de son système de jeu plaisant et bien pensé mais qui ne révolutionne pas le genre pour autant, Nine Parchments compte-t-il assez d'arguments pour vous convaincre ? C'est à vous d'en juger, suite à la lecture de ce test !
Un conte merveilleux ?
L’histoire, qui tient de fil rouge à l’aventure, est tout juste là afin de situer le contexte et donner du lien à l’ensemble du titre. Pas très développée, elle ne se rappelle au joueur que par l’intermédiaire de quelques répliques furtives, de la part d’un narrateur ou du héros lui-même. Ce n’est clairement pas pour son scénario que le jeu restera dans les mémoires. Une fois le sujet évacué, il faut aussi admettre que cela ne porte pas préjudice à l’intérêt global du soft qui parvient à trouver d’autres arguments, par exemple ses graphismes ou sa philosophie de gameplay, pour tenter de convaincre.


Nine parchments emploie à son avantage une formule prisée par de nombreux studios indépendants, celle du twin-stick shooter. Disposant de plusieurs sortilèges tels que des boules de feu, un rayon givrant ou bien un amas d’éclairs pour ne citer qu’eux, le héros préalablement sélectionné par vos soins devra se servir à bon escient de ses compétences pour lutter contre des ennemis utilisant les mêmes armes. Soumis au principe du shifumi, les différentes attaques gagneront en impact (ou non) en fonction de la nature de ces dernières et de celle de leurs cibles. Les ennemis à l’écran peuvent parfois se révéler assez nombreux et disposent de coups vous obligeant à privilégier les déplacements rapides, bien aidés par les téléportations dont est capable le protagoniste. A noter qu’afin de complexifier quelque peu son système de jeu finalement très simple, les ennemis bénéficieront à l’occasion de résistances particulières supplémentaires, en sus de leurs appartenances naturelles à telle ou telle catégorie élémentaire.

Chaque sort, défensif à l’image du heal ou au contraire offensif, consomme une barre de mana se déchargeant au fur et à mesure de son utilisation et se remplissant avec le temps ou grâce à un item obtenu par la victoire sur un opposant. La jauge de magie est indépendante selon l’enchantement, ce qui permet de jongler entre les possibilités en attendant le rechargement de celles dont l’utilisation n’est plus possible. Le principe du jeu fonctionne bien et c’est avec un certain plaisir que l’on se délecte à éliminer les hordes d’ennemis qui se présentent à nous.

Quelques petits défauts subsistent tout de même, la maniabilité peut être responsable de quelques errances malvenues lors des téléportations par exemple ou bien un level design en retrait. Le jeu aurait en effet gagné à proposer des lieux moins simples de construction, plus de phases de plateformes et plus d’interactions avec l’environnement. Pour le coup, Nine Parchments ne se compose que de (magnifiques) couloirs reliant des arènes de tailles plus ou moins grandes entre lesquelles il ne se passe pas grand-chose. La recherche de collectibles servant à débloquer quelques bâtons/chapeaux/personnages supplémentaires et la présence d’épreuves spéciales, permettant un supplément de challenge, occupe malgré tout. Pour terminer sur les aspects du gameplay moins réussis, notez que le concept peut se révéler répétitif à cause du manque de profondeur, du bestiaire pas très varié et des mécaniques qui n’évoluent que très peu tout au long du jeu.

Nine Parchments renferme également quelques éléments de RPG, ainsi les personnages gagnent en expérience à l’issue des combats, débloquant des points à investir dans un arbre de talent assez basique et il est possible en poursuivant la progression, de débloquer de nouvelles capacités une fois le palier requis franchis. Enfin, les bâtons servant d’armes au corps à corps octroient divers bonus, pour le coup assez dispensables.
Et avec des potes c est encore mieux ?
Bien qu’agréable en solo, le jeu prend une tout autre mesure en multijoueur. Le gros point fort du jeu est la possibilité de réunir jusqu’à 4 joueurs en coop pour s’entraider dans la quête principale. Les tirs alliés étant de la partie, de même qu’il est possible de les inverser ou de les partager, les rires et autres joyeuses prises de bec seront légion, d’autant plus que l’écran sera le cadre d’affrontements aux tirs nourris et que les mécaniques du titre sont suffisamment bien pensées pour permettre un léger soupçon de stratégie.

Logiquement, à plusieurs joueurs la lisibilité de l’action en prend un coup et ce à mesure que le nombre de participants augmente. L’aspect multi contribue à étoffer avantageusement un contenu cohérent avec son positionnement tarifaire.

Une beauté envoûtante
Graphiquement le jeu est très aguichant, les décors, entre autres, sont vraiment somptueux et disposent de nombreux détails qui vont de pair avec un contraste des couleurs et des tons particulièrement réussi. Une sombre caverne se verra par exemple rehaussée de lumière par un courant de lave ou autres effets colorés donnant toujours dans des tons pastel du plus bel effet. La DA est un vrai travail d’artiste et il est plaisant de découvrir les environnements (plage, forêt, caverne…) qui se succèdent au cours de la trentaine de niveaux du soft.

Les personnages, ennemis et autres effets liés aux différentes magies sont quant à eux un tout petit peu moins travaillé, mais cela reste très joli visuellement. En solo, la lisibilité de l’action est toujours bonne malgré la multitude d’éléments sous les yeux et permet une vision globale des situations qui aide à la progression. Visuellement le jeu ne tend pas le flanc à la critique et se révèle fluide en toutes circonstances. Nine Parchments est également optimisé Xbox One X.

Les musiques et effets sonores du jeu sont agréables et accompagnent l’action comme il se doit même si ses mélodies ne sont pas des plus marquantes. Pas de reproches particuliers à faire à la BO, qui reste très sympathique, si ce n’est sa relative discrétion par rapport à l’action, laquelle prend le pas sur cette dernière.

La difficulté du mode normal n’est pas très élevée et ne propose évidemment pas les moments de bravoure que l’on pourrait attendre des modes les plus tendus. La durée de vie en solo et d’environ une dizaine d’heures, mais le jeu compte sur une forte rejouabilité, de par ses notions de RPG et sa composante coop, pour justifier de nouveaux essais dans d’autres difficultés, seul ou en groupe et ainsi augmenter le fameux temps de jeu potentiel.

Nine Parchments comporte 39 succès pour 1000 points et nécessite de terminer le jeu dans d’autres difficultés, trouver les collectibles, débloquer les personnages disponibles et finir les missions spéciales, aux déclenchements particuliers.
Conclusion
Un jeu sympa ! Loin de vouloir apporter de la nouveauté dans un genre très représenté, il parvient à séduire tout de même grâce à son système de jeu prenant et l'apport bienvenu d'un mode multi. Vendu pour un prix correct, Nine Parchments vaut le coup que l'on s’intéresse à lui.
Note 7/10
On aime
- Un jeu accessible
- Des environnements sublimes
- Un système de jeu plaisant qui fonctionne
- Du multi local et online
- Une forte rejouabilité
On n'aime pas
- Le scénario
- Quelques couacs de téléportations
- Manque de profondeur sur la longueur
- Un peu répétitif à la longue
- Pas de mappage des touches
- Un peu confus à 4 joueurs
Twitter    Facebook    Twitch    Dailymotion    RSS
Nine Parchments
Packshot de Nine Parchments sur Xbox One
Date de sortie française 07 mars 2018
Genre : Aventure
Dev. : Frozenbyte
Edit. : Frozenbyte
PEGI 12
1 à 4 joueurs hors ligne - Jusqu'à 4 joueurs en ligne - Coop hors ligne et en ligne