Die for Valhalla (Xbox One)

par Korg51
Le studio polonais Monster Couch a un objectif simple : remettre en avant les jeux en coopération locale et privilégier le partage sur un seul et même canapé, d'où le nom du studio. Avec Die for Valhalla, beat’em up saupoudré de rogue-lite, les développeurs ont mis en pratique ce dogme en s'inspirant d'une des références du genre : Castle Crasher. Le jeu a fait les beaux jours de la Xbox360 et, s'il est plus que louable de s'en inspirer, il ne faudrait pas que le studio n’invente rien. Voyons ensemble si le titre n'est qu'un simple ersatz ou une véritable alternative au jeu culte de Behemoth.
Le choix du roi
Attardons-nous tout d'abord sur l'histoire du titre. Vous êtes une valkyrie, un spectre capable de faire revenir les Vikings morts au combat afin que ceux-ci combattent à votre place. Vous cherchez à vous faire un nom et, pendant votre avancée, vous ferez la rencontre d'une espèce de lumière qui demandera votre aide, mais qui s'avérera être...stop, je n'en dirais pas plus pour ne rien vous spoiler. L'histoire se déroule tout doucement et n'est tout de même pas folichonne, c'est basique et pas très intéressant, nous sommes clairement là pour autre chose, casser du monstre.


Lorsque vous commencez votre partie de Die for Valhalla, vous avez le choix entre deux façons d’appréhender l’aventure. Soit vous vous lancez dans le jeu en mode Beat’em up (normal), soit en mode Rogue-lite (hardcore). Après avoir choisi votre valkyrie parmi quatre (printemps, été, automne ou hiver), vous passez par un tutoriel qui présente les différentes possibilités qu’offrent le gameplay. Tous les coups sont disponibles directement, la seule évolution sera votre puissance, composée de quatre éléments : l’attaque, la défense, votre vie et votre esprit (l'endurance). Pour les améliorer, il faudra monter de niveau grâce aux points de gloire que vous donnent les ennemis en mourant et que vous récoltez en fin de niveau.


La carte proposée se dévoile progressivement, il faut ainsi finir une étape pour débloquer la suivante et ainsi de suite. Au total ce sont quatre environnements distincts qui sont proposés, chacun avec ses types d'ennemis associés. Les boss sont peu nombreux et n'apportent pas de réels challenges. Les niveaux sont souvent courts et, malgré leurs générations procédurales, vous ne verrez pas trop de différences en les refaisant.
En tant que valkyrie, vous pouvez attaquer les ennemis et effectuer des combos, malgré tout, il est plus que préférable de ressusciter des Vikings, sous forme de tombes, afin de les utiliser pour combattre à votre place.
Un peu de castagne en vidéo


C'est toujours mieux à plusieurs
Les modes proposés permettent de diversifier l'expérience de jeu. Comme cité plus haut, deux modes pour l'aventure sont proposés. Deux grosses différences les séparent, dans le mode Rogue-lite, les mondes sont plus courts et vous perdez tout lorsque votre valkyrie meurt, un couperet radical. En Beat’em up, perdre une valkyrie vous renvoie à la carte et vous pouvez réessayer, les mondes sont par contre plus longs.


Les différents vikings que vous pouvez incarner sont issus de différents clans, possédant chacun leurs propres armes et capacités, il faudra les acheter avec la monnaie du jeu afin de pouvoir jouer avec. Clairement ils ne sont pas tous égaux, et vous resterez vite avec les mêmes avatars.
Le point fort du titre réside dans la présence d'un mode multijoueurs jusqu'à 4 joueurs. Il permet de vivre toute l'aventure à 4, dans n'importe quel mode. Le fun est tout de suite beaucoup plus présent et, même si c'est rapidement un joli bordel, on s’amuse franchement à casser du monstre à plusieurs. Gros point noir, c'est un mode local uniquement, dommage. Le match à mort quant à lui n'est pas des plus intéressants, il propose bêtement de se mettre sur la tronche sans beaucoup d'intérêt.


Techniquement, le titre propose un style cartoon fort réussi, et même s’il ne fera pas cracher les tripes de nos Xbox, il est agréable à l’œil. Quelques ralentissements sont en revanche venus gâcher la fête lorsque beaucoup d'ennemis étaient à l'écran. Les musiques sont assez répétitives, mais collent bien au jeu et accompagnent parfaitement l'action.
Côté succès, ils sont assez accessibles, mais nécessiteront un gros investissement de temps, j'ai mis 8 heures pour finir le jeu, mais il faudra au moins autant pour tout débloquer, temps nécessaire pour refaire encore et encore les niveaux afin d'atteindre le niveau requis pour tout avoir.
Conclusion
Die for Valhalla m'a clairement emballé, j’ai passé un très bon moment. Son contenu est loin d'être aussi étoffé que Castle Crasher mais il fait le job. Son prix, plus que raisonnable, ne fera qu'un point positif de plus pour céder. Le mode multijoueur local est une vraie plus-value, malgré l'absence de Online. Du fun, une aventure assez longue, un mode coop’, un prix correct, aucune raison de ne pas craquer en somme.
Note 7/10
On aime
- Mode coop’ à 4
- Prix raisonnable
- Coloré et agréable à l’oeil
On n'aime pas
- Quelques baisses de Framerate
- Pas de Online
- Une certaine répétitivité, surtout pour avoir les 1000G
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Die for Valhalla
Packshot de Die for Valhalla sur Xbox One
Date de sortie française 30 mai 2018
Genre : Action / Aventure
Dev. : Monster Couch
Edit. : Monster Couch
PEGI 16
1 à 4 joueurs hors ligne