Sinner : Sacrifice for Redemption (Xbox One)

par Kreuvaitte
Les dernières générations de console ont vu naître un style de jeu destiné aux gamers les plus férus et adeptes de challenges de taille. Au-delà d'une difficulté de base accrue, le concept se base majoritairement sur des ennemis disproportionnés qu'il semble difficile de terrasser à première vue, et qui disposent en général de techniques d'attaques personnelles, qui rendent chaque combat unique, et chaque victoire savoureuse. La saga la plus populaire de l'action-RPG de ces dernières années est plus connue sous le nom de Dark Souls.

Sinner : Sacrifice for Redemption vous propose d'incarner un chevalier solitaire du nom de Adam, coupable d’un grand pêché, émergeant des profondeurs d'un royaume désormais en ruine et n’ayant pour autre choix que de suivre le chemin qui s’ouvre à lui, ne sachant même comment ni pourquoi il a atterri ici. Votre objectif principal consistera à affronter des boss plus ou moins gigantesques qui se montreront pour le moins coriaces, et ce dès le début de l’aventure.
Du challenge ? En veux-tu en voilà !
Que les choses soient claires dès le départ : si vous êtes plutôt du genre à rusher, ce titre n’est pas fait pour vous car il relève plutôt du die and retry à outrance. Ne serait-ce que pour le premier boss, qui devrait être logiquement le moins difficile, il aura fallu de nombreuses tentatives (une trentaine), le temps de comprendre ses mécaniques d’attaque, sans compter sur la frustration de mourir alors qu’il ne lui reste qu’une infime partie de sa barre de vie. Détail pour le moins important à noter, qui consiste à accepter un handicap avant chaque début de combat. Par exemple, le premier nécessitera de sacrifier une partie conséquente de votre barre de vie, alors que le second ne vous permettra de disposer d’objets que de façon réduite, rendant bien entendu le combat plus difficile. Les 7 boss que vous devrez affronter ne sont autre que les incarnations des sept péchés capitaux, qui serviront de base pour vous porter dans des arènes de combat très différentes, mélangeant gothique et horreur. Ce second terme est particulièrement adapté pour qualifier les physiques peu chaleureux des ennemis auxquels vous aurez affaire. Le huitième et dernier boss vous donnera quant à lui du fil à retordre de façon assez exponentielle.

Un gameplay précis et challengeant
En terme de gameplay, le jeu vous propose dès le départ de choisir entre une caméra libre ou une caméra figée. Après avoir opté dans un premier temps pour la liberté de mouvement, j’ai rapidement basculé vers la seconde, la difficulté globale du jeu rendant difficile l’ajout d’un point de vigilance supplémentaire, ayant déjà largement à faire avec les ennemis et autres changements d’objets à entreprendre. Après un très court tutoriel, les hostilités seront rapidement engagées. Les commandes sont relativement basiques, et permettent une prise en main rapide. Vous aurez à votre disposition plusieurs armes, plus ou moins faciles à manier et impactantes, en complément d’objets tel que des élixirs de vie qui vous seront indispensables, ou encore des bombes, des lances et autres armes secondaires qui vous permettront de venir à bout de vos ennemis. A noter qu’aucune variante de difficulté n’est proposée. Le titre n’est clairement pas destiné au commun des mortels, mais davantage aux challengers. Les adeptes de Dark Souls devraient pouvoir y trouver une source de satisfaction potentielle.

La vidéo de gameplay ci-dessous, réalisée sur Xbox One S, pourra vous donner un aperçu de la difficulté globale du titre, avec les 10 premières minutes du jeu incluant une partie du combat contre le premier boss.


Des succès à foison mais difficile d'accès
D’un point de vue technique, l’aspect visuel du jeu est convenable avec des palettes de couleurs volontairement sombres, relatives au contexte du jeu et des combats, sans que cela ne soit non plus transcendant. Quelques ralentissements ont pu être constatés durant certains combats, pour peu que le nombre d’ennemis en mouvement soit conséquent. Concernant la partie sonore, les musiques de type classiques sont assez épiques et en parfaite adéquation avec l’ambiance globale du jeu.

Concernant les succès, ceux-ci sont au nombre de 61, pour un total de 1000G. Alors que certains d’entre eux seront débloqués naturellement au fur et à mesure de vos combats contre les 8 boss, il n’est pas exclus de devoir revenir les combattre en cherchant à respecter certains critères pour en débloquer d’autres, tel qu'achever un boss avec une arme en feu. En complément, il faudra aussi réaliser des actions bien spécifiques si vous souhaitez décrocher l'ensemble des succès, sachant que chacun d'entre eux vous rapportera 15G, en dehors du 61ème qui sera débloqué une fois tous les autres acquis, et ajoutera 100G bien mérités à votre gamerscore.

Conclusion
Sinner : Sacrifice for Redemption saura vous séduire si vous aimez les univers un peu sombres, mais aussi, et surtout les challenges de taille. Les autres passeront probablement leur chemin.

À l'instar d'un Dark Souls, qui mélange aspect stratégie et phases d'observation, effectivement Sinner : Sacrifice for Redemption vous demandera de faire preuve de créativité pour venir à bout des ennemis aux barres de vies conséquentes qui ne succomberont pas à quelques coups d'épée.
Note 8/10
On aime
- Des boss uniques avec leurs propres patterns
- Ambiance sonore et graphique
- Difficulté accrue et challengeante
On n'aime pas
- Absence de niveaux de difficulté
- Pas de répit entre les boss
- Bien réfléchir avant de passer par la case achat
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Sinner : Sacrifice for Redemption
Packshot de Sinner : Sacrifice for Redemption sur Xbox One
Date de sortie française 18 octobre 2018
Genre : Action RPG
Dev. : Dark Star
Edit. : Another Indie
PEGI 16
1 joueur hors ligne