PES 2019 (Xbox One)

par Stephmomo
Nous y voilà, c’est la rentrée des classes avec son lot de cartables dans les étals et de promotions sur les ordinateurs portables. Mais c’est aussi le meilleur mois de l’année pour les footballeurs de salon que nous sommes, car voilà que sonne l’arrivée des nouveaux opus de PES et de FIFA, les deux géants du football virtuel. Et comme chaque automne, c’est le titre de Konami qui tire le premier, et ce avec encore plus d’avance que d’habitude. Au-delà de l’éternelle comparaison entre les deux titres et des querelles de clocher qui l’accompagnent, essayons de jeter un œil neuf sur les qualités intrinsèques de ce PES 2019. Et croyez-moi, il n’en manque pas...
La carrosserie
Commençons par les choses qui fâchent, le gros point noir du titre de Konami a toujours été son déficit en terme de licences. Même si des progrès ont été réalisés depuis une dizaine d'années, ce n'est toujours pas la panacée : seuls quelques gros clubs (Liverpool, Arsenal, Shalke 04 ou le FC Barcelone), La ligue 1 et la ligue 2 et quelques championnats mineurs (Écosse, Belgique, Russie, etc.) sont présents. Face à l'armada de FIFA qui possède quasiment tout et qui vient même de chiper la Champion's league et l'Europa League à Konami, c'est beaucoup trop maigre. Pour ce qui est de l'interface et des menus, il faut vraiment que le développeur japonais se mette au travail, j'ai l'impression qu'elle n'a pas évolué depuis quinze ans, cela permet peut-être aux férus de rétrogaming de se sentir à l'aise, mais au secours !

Pour ce qui est des commentaires, rien de neuf sous le soleil , ce sont Grégoire Margotton (TF1) et Darren Tullet (Bein Sport) qui officient. Rien de transcendant, mais c'est anecdotique et surtout paramétrable. Notons plutôt que l'ambiance sonore des matchs est de qualité bien qu'assez étouffée. Les amateurs de succès se doivent de savoir qu'il faudra jouer un bon paquet de matchs pour espérer atteindre les 1000 G, mais qu'ils sont plutôt intéressants à aller chercher.
Gameplay


Le moteur
PES a construit sa réputation sur un gameplay réaliste et force est de constater qu’après un passage à vide de quelques années, il revient bien dans la partie. Quel plaisir d’évoluer « on the pitch » ! Dès les premières parties, on sent qu’il se passe quelque chose, chaque passe doit être dosée et chaque tir est une épreuve en soi. On se dit que la marge de progression doit être énorme et on enchaîne les matchs sans trop s’en rendre compte. Les animations sont elles, au diapason, car diverses, précises et toujours réalistes. Même si les joueurs peuvent paraître parfois lourds et empruntés, vous remarquerez que le talent intrinsèque du joueur et l’état de fatigue de celui-ci ont une importance considérable sur sa manière d’évoluer sur le terrain. Ne cherchez pas à jouer de la même manière avec Messi en pleine forme et avec un joueur de ligue 2 cramé, vous risqueriez d’être surpris. D’ailleurs, vous noterez la possibilité d’effectuer des changements de joueurs sans passer par le menu pause (alléluia)... à utiliser sans modération.

Bien qu’austère le menu regorge de possibilités, il est globalement divisé en deux : dans le « Hors-ligne » on retrouve la fameuse ligue des Masters présente depuis toujours chez PES, le mode « Vers une légende » qui n’est en fait qu’un mode carrière et les modes Coupe et Ligue. Pour ce qui est du « En-ligne » on y retrouve le matchmaking classique, les divisions en ligne, la possibilité de jouer en coop ou même de jouer en équipe (22 joueurs Live, chacun jouant à son poste). Et surtout, n’oublions pas le mode MyClub, qui n’est rien d’autre qu’une copie à peine voilée du mode FUT (Fifa Ultimate Team). Entendons-nous bien, « copie » ne veut pas forcément dire dénué d’intérêt, car je trouve ce mode de plus en plus complet et addictif.
Conclusion
Konami a vraiment fait du bon boulot, la licence retrouve une partie du lustre d’antan en proposant un gameplay réaliste et addictif. En effet, les progrès sont notables d’année en année et il ne manque plus à ce jeu qu’un habillage qui lui rende justice. On a l’impression d’avoir une voiture avec une carrosserie de Dacia et un moteur de Porsche. Ceux qui sauront faire abstraction de l’enrobage prendront à coup sûr beaucoup de plaisir à enchaîner les matchs et les autres iront chez la concurrence.
Note 7/10
On aime
- Le gameplay parfaitement jouissif
- Le réalisme des animations
- La modélisation des joueurs vedettes très réussie
- La possibilité de changer de joueur sans faire de pause
On n'aime pas
- Les licences qui brillent par leurs absences
- L'habillage et l'interface venue du début des années 2000
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PES 2019
Packshot de PES 2019 sur Xbox One
Date de sortie française 30 août 2018
Genre : Sport
Dev. : Konami
Edit. : Konami
PES 2019 Compatible HDR sur Xbox One S
PEGI 3
1 à 8 joueurs hors ligne - Jusqu'à 22 joueurs en ligne